dimanche, 20 mars 2011
Folies de femmes : Nouvelles érotiques - 2011
Folies de femmes, un recueil de vingt nouvelles érotiques, toutes de la plume d’auteurs féminins s’inscrit dans une série de livres éditée depuis quelques années et qui compte déjà comme titres : Plaisirs de femmes, Caprices de femmes, Femmes amoureuses, Pulsions de femmes, Extases de femmes, Jouissances de femmes, Extases de femmes et d’autres encore à venir.
Ici, tout y est à nouveau de ce que fait la littérature érotique, des nouvelles nous racontant le désir, l’appétit sexuel, les relations hommes femmes souvent troubles faits de soumission et domination, d’adultère, d’inceste même, et comment des lieux inattendus se transforment de temps à autre en lieux de perdition.
Ainsi lit-on comment plongé dans le noir d’une panne de courant un wagon de métro devient le théâtre d’une luxure collective, dans un hammanm parisien une dame esseulée découvre les plaisirs saphiques, une visiteuse de prison se donne dans l’enceinte d’un pénitencier à la lubricité d’une meute de détenus, une touriste dans les campagnes du Maroc qui se voit prise dans une orgie, un époux soumis par sa femme et son amant, une relation adultère mixte entre deux couples et bien d’autres...
Le plus cru s’associe au plus romantique pour le meilleur et pour le pire. Le résultat est en effet très inégal. Les meilleures, dont Par le trou de la serrure de Valentine Abé ou La vieille maquerelle de Lawuina entre autres se mêlent hélas à d’autres bien plus inutiles. Mais dans tous les cas ce recueil offre ce qu’il promet, c’est-à-dire une bele vue d’ensemble de l’érotisme d’aujourd’hui, principalement vu par des yeux féminins.
Folies de femmes est un recueil à lire pour tous les amateurs du genre à la découverte de ce qu'offre la littérature érotique francophone de nos jours.
Liste des nouvelles reprises dans ce recueil :
Valentine Abé - Par le trou de la serrure
Ninon de B. - Plantes carnivores
Clara Basteh - L’antre du Maître
Anne Bert - Quelle fureur m’entraîne
Valérie Boisgel - La vieille maquerelle de Lawuina
Sophie Cadalen - Obéissance
Cléa Carmin - Bandanas de toutes les couleurs
Lounja Charif - La visiteuse de prison
Elizabeth Herrgott - Mon soumis insoumis
Isabelle Lorédan - Les feux de l’enfer
Andréa Luccella - Cri-d’amour
Anne Michel - Ligne 13
Mélanie Muller - Que ton voeu soit exaucé
Emmanuelle Poinger - Valentin
Françoise Rey - A perdre alène
Cali Rise - Toi et moi, luxure autorisée
Rebecca Sollis - Aux bains de Lesbos
Servane Vergy - Vacances de rêve pour maman stressée
Yo - L’homme nu
Géraldine Zwang - Soumission conjugale
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Présente édition : éditions Pocket, 6 janvier 2011, 244 pages
21:36 Écrit par Marc dans Collectif, Critiques littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature francaise, romans erotiques, romans pornographiques, erotisme, recueil de nouvelles |
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jeudi, 17 mars 2011
50 coïts non interrompus - Michel Koppera - 2011
« On fait ça où, aujourd'hui ? »
Une éternelle question que se sont déjà posé de nombreux couples sans toujours y trouver des réponses satisfaisantes. Et pourtant mille et uns endroits existent pour se livrer aux plaisirs de l’amour, bien loin du lit de sa chambre à coucher. En tout cas au moins 50 que recense l’auteur français Michel Koppera dans ce livre 50 coïts non interrompus. Que ce soit plutôt d’un côté domestique tel dans la cuisine, le salon ou la salle de bains, plus à l’extérieur tel au bureau, dans un ascenseur ou bien de façon bien plus exotique comme par exemple en haut d’un phare, dans une station spatiale et bien d’autres... Michel Koppera revisite tous ses lieux et leurs possibilités sexuelles par cinquante courtes histoires coquines aux styles très divers. Certaines ont tout de véritables nouvelles érotiques, d’autres ressemblent plus à des modes d’emploi citant au lecteur les précautions à prendre et les pièges à éviter. Mais de toutes ressort cette volonté de faire découvrir de nouvelles contrées érotiques et de faire découvrir des possibles insoupçonnés au lecteur. Et au-delà de l’érotisme c’est l’humour qui ressort principalement de ces textes, ainsi que du charme sans jamais tomber dans le trop cru du porno.
Michel Koppera, d’origine nordique, a vécu sur une île de l’Océan indien ainsi que sur les bords du fleuve Amazone avant de s’établir sur les côtes atlantiques où il se consacre depuis à l’écriture.
50 coïts non interrompus de Michel Koppera est livre plein d’humour et de charme qui fera découvrir des horizons coquins et insoupçonnés à tout lecteur qui s’y aventurera.
A découvrir !
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La Musardine
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Présente édition : Editions La Musardine, 20 janvier 2011, 160 pages
19:12 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, Koppera, Michel | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : michel koppera, litterature francaise, romans erotiques, romans pornographiques, erotisme, 50 coits non interrompus |
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mercredi, 23 février 2011
Petites alliées - Miss Clary F. - 1919
1914-1918. Au front allié se crée une ambulance composée de 14 infirmières de toutes nationalités dans le but de suivre le front et de venir en aide aux vaillants soldats blessés au combat. La guerre sera terrible, pas toutes ne survivront, mais c’est bien à l’une de ces vierges que nous devons de pouvoir conter ces aventures troublantes et réelles. Car pour toutes ces jeunes femmes, cette expérience en révélera bien d’autres, bien plus sensuelles. La libération féminine est en marche, et avec la libération sexuelle.
Petites alliées de Miss Clary F. est écrit peu de temps après la guerre, et devient vite introuvable. Aujourd’hui ce roman dont on ne connaît presque rien, ni d’ailleurs sur son auteur, serait tombé dans un oubli complet si les éditions La Musardine ne l’avaient déterré pour le republier. Et même, guère de textes érotiques se situant lors de la Grande Guerre ne sont connus aujourd’hui.
Ce texte nous fait donc découvrir le quotidien d’un groupe d’infirmières durant cette guerre, l’accent étant évidemment mis sur le côté érotique. L’auteur fait preuve d’une belle imagination et étonne même par l’actualité des fantasmes décrits à l’époque. Évidemment le roman a également un fort parti pris typique de l’époque, ainsi découvre-t-on que les Allemands sont tous de féroces et pervers violeurs, en comparaison aux soldats alliés tous de galants amants. Mais on y retrouve surtout une féminité en marche, qui se prend en main, se bat, désire et aime en fonction de ses propres choix. La libération de la femme n’est plus loin...
Le texte en soi, d’un point de vue littéraire a ses qualités et défauts, mais ce n’est pas cela qui compte ici le plus. Les amateurs de romans érotiques ou ceux de documents historiques y retrouveront leur comptes.
Petites alliées de Miss Clary F. est un roman d’une rareté absolue qui tient sa place dans toute bibliothèque érotique qui se respecte.
Pour commander ce livre :
La Musardine
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Extrait :
V
Il y avait cinq semaines que nos jeunes héroïnes étaient sur les lieux de leurs exploits.
Des blessés étaient arrivés depuis la veille et chacune s’empressait à leur chevet.
Elles étaient si absorbées par leur tâche qu’aucune idée de luxure ne traversait leur esprit. Elles paraissaient avoir oublié les orgies qui avaient précédé leur départ, et même les deux grandes amoureuses, Prisca et Rolande, se parlaient avec une apparente simplicité qui était loin de dévoiler leur étroite intimité.
Chacune apportait dans les fonctions qui lui étaient attribuées, les qualités et les défauts de sa nature et de sa race. La Russe, la Polonaise, la Serbe, donnaient froide- ment mais très exactement leurs soins ; Nelly et Hélène s’empressaient auprès de ceux qui étaient les plus gradés, les plus racés. L’Espagnole, l’italienne et la Roumaine s’exaltaient devant la souffrance, se prodiguant avec des paroles et des gestes, à ceux qui criaient le plus fort. Pour la Japonaise, elle suivait exactement ce qui devait être fait, sans distinction, sans préférence pour aucun... lointaine de ces races qui n’étaient pas la sienne.
La Portugaise, la Suissesse et la Belge paraissaient les servantes des autres par leur passivité dans l’exécution. Quant à Rolande, elle se dévouait à toute heure du jour et de la nuit, s’offrant à remplacer celle de ses compagnes qui se sentait surmenée, jamais fatiguée de s’employer comme si elle eût à se faire pardonner d’être admise à cette œuvre ou à remercier... Du reste toutes avaient de la sympathie pour sa simplicité et lui étaient reconnaissantes de sa serviabilité.
..........................................
C’était le soir. La nuit complètement venue, les éclairages de fortune installés, les salles de planches bondées de lits aux linges blancs, avaient l’aspect lugubre.
Un jeune lieutenant, moins atteint que les autres, mais rendu nerveux par l’ambiance, pressait de ses prières Miss Nelly pour sortir de cet enfer de souf- france durant quelques instants. Il désirait aller respirer l’air et Nelly, craignant sa fai- blesse, refusait son autorisation.
— Vous êtes trop faible, mon lieutenant.
— Je vous affirme, Mademoiselle, que je suis tout à fait valide, mais je suis sans nouvelles des miens et de mon régiment, j’ai ce que l’on appelle vulgairement le « cafard », et d’entendre ces plaintes continuelles me rend malade. Une heure d’air et le silence bienfaisant de la nuit me seront le remède le plus efficace à ma guérison.
Un peu ébranlée par ce raisonnement, Miss Nelly, après avoir réfléchi un instant, céda, mais sous condition que
Romania accompagnerait l’officier en cas d’accident, ce à quoi ce dernier accéda de bonne grâce.
Il faisait une nuit d’octobre digne des vers de Musset.
Le lieutenant Jean de Z... avait passé son bras sous celui de la jeune infirmière.
C’était un superbe gaillard de vingt-six ans, dont l’apparence de force n’enlevait rien à l’élégance. Ils s’entretinrent, durant un quart d’heure, des grands et menus faits de la guerre, puis, peut-être, sans y songer, la conversation devint plus intime, traitant de sujets plus badins.
Jean se risqua jusqu’à demander à Romania si un mari ou un fiancé exposait sa vie sur les champs de bataille. Romania confessa ne pas avoir cela à redouter, et le bras de Jean se fit plus pressant sur celui de la jeune infirmière...
Soudain il s’enhardit jusqu’à risquer un baiser sur la nuque.
Au contact de ces lèvres d’homme, les premières qui l’eussent effleurée, Romania éprouva un long tressaillement, tout son sang de vibrante Italienne lui afflua au cerveau et, presque inconsciemment, elle s’alanguit.
Jean, heureux de l’aubaine, fit asseoir la jeune fille sur une pierre large et, sans hésiter, se mit en devoir de lui relever la jupe et de lui sucer le clitoris. Lorsqu’il la sentit prête à jouir, il la coucha d’un élan, mais sans brutalité, et essaya de la pénétrer de sa verge brillante, mais Romania était vierge et le lieutenant le comprit, aussi prit-il toutes précautions pour éviter que la douleur ne fût trop vive.
Bientôt il réussit à ouvrir la voie et Romania, après une légère souffrance, sentit en elle un bien-être infini. Cette chose qui allait et venait dans sa matrice, qui la chatouillait et la pénétrait toute, lui procurait une telle joie qu’elle serrait les cuisses pour mieux la retenir, ce que sentant, le lieutenant s’enhardit et accéléra les mouvements.
Alors la bouillante Italienne ne se posséda plus, elle enlaça son séducteur, accrochant ses lèvres aux siennes, se soulevant de toute sa force afin d’être mieux pénétrée.
Enfin, sentant tout son être inondé d’une liqueur chaude, entendant les soupirs de jouissance de Jean, elle se mit elle-même à pousser, non des soupirs, mais des cris, à un tel point excitants que Jean sentit sa verge remise en vigueur et qu’il redoubla d’ardeur pour recommencer l’action.
Au contact de ce membre vigoureux qui la pénétrait à nouveau, Romania s’exaltait, bondissant comme une furie, jouissant sans discontinuer, mordant la bouche de Jean pour étouffer ses cris, car le jeune officier s’excitait au jeu, et bientôt ce furent des râles de bonheur qui emplirent l’espace de leur rythme amoureux.
Cependant Miss Nelly, un peu inquiète de la longue absence de Jean et de Romania, s’était décidée d’aller à leur rencontre ; elle fut arrêtée en cours de route par les cris de spasme poussés par les deux jeunes gens et, très intriguée, ne se rendant tout d’abord point compte de ce qui se passait, elle s’était effarée, les croyant attaqués, aussi s’avança-t-elle prudemment du côté d’où partaient les cris.
Ce ne fut qu’à une très faible distance qu’elle se rendit compte de ce qui se passait, et s’apercevant qu’elle n’avait pas été entendue, elle s’immobilisa, assistant, curieuse, à la fin de la séance amoureuse...
Jean et Romania, s’étant un peu calmés, se rendirent compte de leur situation plutôt bizarre et s’en trouvèrent gênés, mais où leur confusion fut à son comble, c’est lorsqu’ils s’aperçurent de la présence de Miss Nelly. Comme Jean, tout « penaud », se levait et s’excusait, essayant de dissimuler sa complice, Nelly le mit aimablement à l’aise :
« Ne vous excusez pas lieutenant, je ne suis pas une sotte et les choses de l’amour me sont très sympathiques... »
Elle souriait sous les rayons de la lune claire, elle souriait gentiment, n’osant pas avouer qu’elle était profondément troublée d’avoir assisté à la scène amoureuse décrite plus haut...
Troublée au point de ne plus savoir très bien ce qu’elle disait, troublée infiniment, prête à s’offrir, si une pudeur de respectabilité ne l’avait retenue...
Durant le court dialogue entre Jean et Nelly, Romania s’était remise et, un peu gênée, elle attendait la fin de cet échange de phrases.
Nelly, comprenant sa gêne et voulant aussi rompre le charme qui l’attirait vers Jean, s’empara du bras de Romania et l’entraîna en la plaisantant.
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Présente édition : Editions La Musardine, 23 février 2007, 125 pages
20:47 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, F., Miss Clary | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : miss clary f, litterature francaise, romans erotiques, premiere guerre mondiale, la grande guerre, romans pornographiques, erotisme, petites alliees |
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vendredi, 04 février 2011
Les mains baladeuses - Esparbec - 2004
Fleshtown est une grosse bourgade perdue au fin fond du Kansas. Rien ne s’y passe, sauf peut-être l’annuelle Foire aux cochons, sinon la ville semble comme endormie dans sa campagne. Le Pasteur Bergman veille sur sa communauté et s’est donné comme mission d’instruire et de préparer aux plaisirs de la chair toutes les oies blanches des environs, toutes des filles innocentes qui risquent fort bien de s’étonner de ce que leur réserve leur futur mariage. A l'aide de ses pilules contre la timidité et de séances d'hypnose plus ou moins catholiques, il vient à bout des scrupules surannées des plus pudibondes. D’autres filles tournent mal, se laissant aller au pêché, et n’est-ce pas donc aussi le rôle de ce bon pasteur de les remettre dans le droit chemin. Evidemment le Pasteur Bergman a des méthodes bien particulières pour arriver à ses fins Pour lui, tout cela est plus qu’un devoir, c’est un véritable plaisir. Et pour ne pas perdre le fil de ses travaux, le Pasteur Bergman remplit minutieusement le détail de tout dans ses Carnets de chasse.
Cécilia Harding, la préceptrice des filles du pasteur, épie tous les traitements et jeux scabreux du pasteur. Ce ne sera pas sans conséquence sur sa propre vie, dont elle nous raconte les péripéties les plus lubriques dans son 'Cahier rouge'.
Ainsi les notes de chacun s’alternent et se mêlent dans ce livre dans lequel viennent encore s’ajouter les notes d’un écrivain parisien, Esparbec, que l'écriture de ce roman pornographique perturbe plus qu'il ne l'aurait souhaité...
Attention ! Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris, il s’agît bien ici de littérature pornographique pure et dure, et donc réservée à un public adulte.
L’écrivain français Esparbec est depuis quelque temps passé maître dans ce genre avec un style toujours très cru s’adressant bien plus au bas ventre du lecteur plutôt qu’à ses neurones. Ici, guère d’érotisme même. Les mains baladeuses nous conte une histoire se déroulant dans une bourgade pudibonde des Amériques, véritable caricature d’une certaine société américaine d’aujourd’hui et déjà le théâtre d’autres récits de l’auteur, Esparbec se donne à coeur joie, n’hésitant pas à provoquer sur tout aspect ayant trait au sujet. De plus il se joue à merveille de tous les clichés du genre pour donner l'excitation à certains sinon le dégoût à d’autres. Les pages ayant attrait à la vie d’Esparbec en personne sont tout en donnant plus de niveau au texte cependant bien moins intéressantes. on peut également critiquer le côté très machiste de chacune des scènes, mais cela fait peut-être partie de ce genre si particulier.
Car n’oublions pas que ce roman, comme on le dit, se doit d’être lu d’une main, sinon pas du tout.
A noter que les Mains baladeuses s’arrêtent là où commence l’autre roman d’Esparbec qu’est La foire aux cochons, publié un an plus tôt.
En bref Les mains baladeuses est quelque part un livre extrême, du porno pur qui plaira à certains mais en écoeurera beaucoup d’autres.
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Extrait : premier chapitre
" Préparation " d'une oie blanche (Carnets de chasse du pasteur Bergman)
LUNDI. PREMIER RENDEZ-VOUS.
Le printemps arrive, la chasse aux oies blanches est ouverte. Ce lundi, pendant que ma chère femme était au zoo avec les gamines (Virginia White, leur institutrice, avait ses règles), j'ai reçu dans mon cabinet Mlle Prudence Farming. Prudence Farming m'est recommandée par un collègue de F., petite bourgade proche de notre ville. Il prétend, dans sa lettre, qu'elle est " incroyablement naïve " et qu'on peut lui faire " avaler n'importe quoi ". Ce sont les termes qu'il emploie, je ne fais que le citer.
" Une authentique oie blanche ! ajoute-t-il dans son post-scriptum. Je ne peux m'en occuper moi-même comme elle le mérite, car je suis très lié avec ses parents, c'est pourquoi je vous l'envoie. Il s'agit de la déniaiser comme vous savez si bien le faire, afin qu'elle ne soit pas trop désarmée quand il s'agira de la marier. Dans sa famille, les filles se marient très tôt, ne vous laissez donc pas impressionner par son extrême jeunesse. "
Prudence Farming arrive à l'heure dite. La bonne étant de sortie, je l'introduis moi-même dans mon bureau. C'est une jolie rustaude qui sort à peine de l'enfance. Une beauté de village un peu grossière, mais alléchante. Mal maquillée. Bouche épaisse, mais bien dessinée. Elle rougit à tout propos et baisse les yeux chaque fois que je la regarde ; c'est bon signe. Elle a l'air si stupide que j'ai un début d'érection.
Elle s'assoit sur le siège que je lui désigne, en face de moi, et tire sa robe à fleurs sur ses genoux. Les mollets sont un brin trop forts, c'est une fille de la campagne, mais la jambe est bien faite. Son bas gauche est filé, une échelle grimpe sous sa robe. Elle regarde autour d'elle, très impressionnée par la quantité de livres qui garnissent mes étagères.
J'attaque ferme.
- Mon collègue de F. me dit que vous voudriez vous marier... de préférence avec un garçon de notre ville.
- C'est exact, monsieur le pasteur. Il m'a suggéré de m'adresser à vous. Il m'a dit que vous étiez un conseiller matrimonial, un expert du mariage.
Elle se trémousse un peu, mal à l'aise, et me lâche naïvement la véritable raison de sa visite.
- Il m'a dit aussi que vous connaissiez beaucoup de jeunes gens d'un bon milieu et que, si vous étiez content de moi, vous m'en feriez connaître quelques-uns, au cours d'une fête de charité.
(Brave collègue de F. ! Il faudra que je pense à lui revaloir ça. Dès demain je vais me mettre en quête d'une bonne fille bien délurée pour la lui envoyer quelques jours, histoire qu'elle se refasse une santé à la campagne. Je lui demanderai de la loger. Le reste le regarde.)
- Mon collègue n'a pas exagéré. Il est vrai que j'ai fait plus de cent mariages. Si je comprends bien, Prudence, vous ne voulez pas épouser un garçon de la campagne ?
- Non, monsieur. Je voudrais vivre à la ville. Et pour cela...
- Pour cela, il vaut mieux épouser quelqu'un de la ville ! Cela va sans dire... Eh bien, je ne vois aucune raison de ne pas vous donner satisfaction. Je vais faire en sorte de vous trouver un bon mari... Un employé de banque, par exemple. J'ai en vue un garçon très sérieux qui rêve d'épouser une fille saine qui viendrait de la campagne.
- Oh, cela ferait tout à fait mon affaire ! Est-il bien de sa personne ?
- C'est un assez joli garçon. Mais avant de vous le présenter, il faut que je vous fasse subir quelques tests. Etes-vous disposée à les subir ?
- Je ferai tout ce qui sera possible pour vous satisfaire, monsieur.
- Ne vous avancez pas si vite. Je vais vous demander des choses qui vont peut-être offenser votre pudeur. Vous comprenez que, quand il s'agit de mariage, on n'est jamais assez prudent !
- Je comprends.
- Je vais donc opérer quelques constatations préalables. Restez assise, c'est moi qui vais venir à vous.
Je fais le tour du bureau, je prends une chaise, et je vais m'asseoir tout près d'elle. Nos genoux se touchent. Je lui prends les mains et je les lui pose sur les accoudoirs de son fauteuil.
- Vous garderez vos mains ici, quoi qu'il arrive. C'est bien compris ?
Elle fait oui de la tête, visiblement inquiète de ces préliminaires.
- Est-ce que des garçons vous ont déjà touché les seins, Prudence ?
Un flot de sang monte à ses joues et elle baisse le front pour fuir mon regard. Ses mains se sont crispées sur les accoudoirs du fauteuil. N'osant pas parler, elle fait signe que oui, de la tête.
- Les leur avez-vous montrés ?
Elle hésite longuement, puis, à nouveau, opine du bonnet. Ses oreilles sont écarlates.
- Expliquez-moi comment cela s'est passé. En quelques mots.
- A la fête du village... une fois... après le bal... j'avais un peu bu, j'avais chaud... mon cavalier m'a proposé d'aller prendre le frais dehors... et c'est là... dans une grange...
- Seulement les seins ?
- Oh oui, monsieur, je vous le jure. Et quelques baisers. Quand il a voulu aller plus loin, je ne me suis pas laissé faire !
- Eh bien, c'est parfait, ma chère Prudence. Voyez-vous, il faut que j'assure que vous avez une bonne poitrine, car le fiancé que je vous destine veut avoir des enfants et que sa femme soit en mesure de les allaiter. Si vous les avez déjà montrés à un garçon, ce ne sera donc pas une trop grande épreuve pour votre pudeur que de me laisser les examiner à mon tour.
Je m'attendais à des protestations effarouchées. Il n'en est rien. Mon collègue de F. aurait-il raison ? Peut-on vraiment lui faire " avaler n'importe quoi ? " Voilà que mon érection me reprend. Quant à elle, elle attend bien sagement, les mains sur les accoudoirs, les paupières baissées.
- Ce garçon que je vous destine, lui dis-je, est une véritable perle. Il est déjà le propriétaire d'une très jolie maison et il vient d'acheter une voiture neuve. Il n'attend plus qu'une jeune fille comme vous pour fonder une famille...
Tout en l'endormant ainsi de promesses, je déboutonne le premier bouton de son corsage. Elle tressaille à peine. Je continue. Quand sa robe est ouverte jusqu'à la ceinture, je lui dis :
- Vous n'avez qu'à imaginer que vous êtes chez le docteur.
Elle acquiesce d'un geste imperceptible. Je glisse mes mains sous sa robe et je la fais se pencher vers moi pour dégrafer son soutien-gorge dans son dos. Nos joues se frôlent. La sienne est brûlante. Le soutien-gorge dégrafé, elle se redresse. Je ne lui laisse pas le temps de se reprendre, j'ouvre sa robe et j'abaisse les bonnets. Ses seins jaillissent comme deux colombes avec leurs becs roses tendus. Ils sont superbes, gonflés de sève, en forme de poire, avec des pointes minuscules déjà toutes durcies par l'émotion.
- Et hop, dis-je, les voilà dehors, ces mignons. Vous avez vraiment une très jolie poitrine, Prudence, votre mari aura bien du bonheur à la caresser.
Elle bat des paupières. Je me penche pour bien les admirer. Comme elle se tient toute droite, le dos vertical, ses seins sont braqués devant elle avec une sorte d'effronterie qui ne laisse pas d'agir sur mes sens. Je trouve toujours très excitant de regarder les seins nus d'une femme encore habillée, de les voir surgir ainsi dans le désordre des vêtements, s'offrant à la vue et au toucher comme des fruits de chair qu'il n'y a plus qu'à cueillir. Cette Prudence a une nature très sensuelle car il suffit que je les regarde pour que leurs mamelons s'épanouissent à vue d'oeil.
- Nous allons passer à l'exercice suivant, lui dis-je. Vous me les avez montrés, maintenant je vais vous les toucher. Comme ce garçon, dans la grange... Et comme votre mari, au soir de vos noces.
- Mais...
- Pas de mais, Prudence ! (J'ai pris ma grosse voix.) Si vous voulez épouser ce garçon, il faut faire ce que je dis ! Je dois vérifier que vos seins sont d'une capacité suffisante pour nourrir vos bébés. Pour cela, je dois les palper !
Je les prends donc en mains sans qu'elle réagisse autrement que par un frisson. Quelles merveilles... suaves, tièdes, élastiques ! Je les pétris doucement, puis je les caresse sur toute leur longueur en resserrant mes doigts. Quand j'arrive aux pointes, je les saisis entre mes doigts et les pince délicatement. Prudence se laisse faire, toute frémissante, c'est à peine si elle ose respirer. Je sens ses genoux tressaillir nerveusement contre les miens chaque fois que je lui taquine les tétins.
Je m'amuse ainsi un bon moment, dans le plus grand silence. La coquine prend goût à la chose, cela se sent à l'alanguissement de son corps, à la façon dont elle se cambre chaque fois que je les reprends après les avoir lâchés un instant. Je la sens mûre ; je décide donc de pousser la chose plus avant.
- Les seins d'une femme ne servent pas qu'à nourrir ses enfants. Ils sont aussi là pour le plaisir du mari. Et pour le vôtre. Une femme éprouve toujours de l'excitation à les montrer et à se les faire caresser.
En lui disant cela, je lui titille les mamelons.
- Vous sentez comme ils deviennent durs, Prudence ? Comme ils grossissent ? Est-ce que vous auriez de vilaines pensées, par hasard ? Venez avec moi... nous allons étudier ça de plus près.
Je la conduis devant le miroir de la cheminée. Dès qu'elle s'y voit, dépoitraillée, elle pousse un cri et veut se couvrir. Je l'en empêche en lui tenant les mains. Je prends à nouveau ma grosse voix. Et face au miroir, l'obligeant à regarder ce que je lui fais, tout en lui parlant de son futur mari, je lui empoigne à nouveau les mamelles.
- Il vous le fera, lui, autant vous aguerrir tout de suite pour ne pas avoir l'air trop sotte ! A la ville, les hommes aiment bien jouer avec les seins de leurs femmes. C'est la faute de toutes ces publicités pour les dessous...
Je les soupèse, les secoue, les manipule, les agite, les pétris. C'est terriblement excitant de voir son visage écarlate et ses seins blancs dans le miroir. Elle respire de plus en plus vite. Je me colle à elle par-derrière. Ses fesses charnues accueillent mon érection.
- Oh, monsieur le pasteur...
- Votre mari aussi le fera... lui dis-je. Nous sommes à la ville, ici, pas à la campagne. Il faut vivre avec son temps.
La tenant par les seins, je la plaque contre moi. Je sens son derrière bouger. Je colle ma bouche à son oreille. Charmante oreille en forme de coquille marine. Je lui susurre :
- A la ville comme à la campagne, Prudence, quand un mari fait cela à sa femme, elle doit impérativement mouiller sa culotte. Sinon, c'est qu'elle n'est pas mûre pour le mariage. Est-ce que vous mouillez la vôtre, en ce moment ?
Elle ne répond pas. Sa bouche épaisse a pris un pli boudeur. Je tire sur les tétines roses, je les allonge, petites cornes de chair. Elle ferme les yeux, s'alanguit contre moi, me pousse les fesses contre le ventre. C'est trop pour une première fois ! En dépit de tous mes efforts pour le retenir, mon plaisir m'échappe, je lui pétris rageusement les nichons et, la serrant contre moi, j'éjacule dans mon caleçon. (Il faudra que je songe à le rincer tout à l'heure pour que Gertrude ne se rende compte de rien.)
Cela s'est fait si soudainement que je n'ai pu retenir un cri furieux.
- Vous êtes bien une petite femelle comme toutes les autres ! lui dis-je. Allez, mademoiselle, rhabillez-vous, l'exercice est terminé pour aujourd'hui ! Cachez donc votre poitrine, fille impudique. A-t-on idée de rester ainsi les nichons à l'air ! Interdite, au bord des larmes, elle se rhabille en toute hâte. Je la reconduis jusqu'à la porte sans un mot. Au moment d'ouvrir, je lui fixe un nouveau rendez-vous pour demain. Et je referme la porte derrière elle sans attendre même qu'elle m'ait répondu.
Si elle vient demain, après un tel début, c'est qu'elle est prête à tout pour se marier. En ce moment, j'en suis sûr, rien que l'idée la révolte. Mais la nuit porte conseil...
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Présente édition : Editions La Musardine, 25 août 2005, 699 pages
21:49 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, Esparbec | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : erotisme, pornographie, esparbec, les mains baladeuses, romans erotiques, romans pornographiques, litterature francaise |
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mardi, 01 février 2011
Le bal du diable - Nadine Monfils - 2008
Nina est une jeune femme avec tout l’avenir devant elle. Elle croque l’amour avec gourmandise n’hésitant pas à se laisser aller aux pires actes pour satisfaire ses envies. un jour pourtant tout va changer. Ses parents veulent qu’elle épouse quelqu’un, un vieux comte vivant dans un château. D’abord Nina se révolte, mais très vite, lorsqu’elle rencontre son promis, elle change d’avis et décide de se donner entièrement à lui. Elle ignore encore que ce comte n’est autre que le diable en personne et le château vers lequel il l’entraîne l’antichambre aux enfers. Nina va vite se rendre compte des dangers qu’elle encourt et doit coûte que coûte fuir les lieux. Mais alors qu’elle déambule dans ce vaste domaine elle découvre toute une population d’êtres, des nains, des fétichistes, des monstres, des personnages de cirque, des anges aux ailes de cuir... tous voués au plaisir charnel sous les ordres du comtes en personne. La fuite de Nina va se transformer en une véritable descente aux enfers du sexe...
Le bal du diable de l’écrivain belge Nadine Monfils est un superbe conte de fées évidemment, vous l’aurez compris, entièrement réservé à un public adulte. L’auteur recrée ici un univers merveilleux et surréaliste dans lequel se perd une jeune fille arrivant à vivre ses fantasmes les plus vénéneux. La littérature érotique a ses côtés positifs et souvent surtout ses côtés bien plus négatifs. Ici ce n’est guère le cas, et il faut dire que tout est assez réussi. Le conte fonctionne, l’histoire tient la route autour de personnages attachants et intrigants tout en donnant même un beau suspense qui tient jusqu’à la fin. Un certain humour est également omniprésent. L’auteur y joue de nombreux clichés et fantasmes, avec une imagination impressionnante.
Le bal du diable est un très beau roman du genre, un véritable conte de fées pour adultes. Bref, un texte à découvrir !
Pour commander ce livre :
LA MUSARDINE
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Présente édition : Editions La Musardine, 18 novembre 2010, 186 pages
11:28 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, Monfils, Nadine | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nadine monfils, litterature belge, erotisme, libertinage, romans erotiques, romans pornographiques, romans libertins, le bal du diable, conte de fees, merveilleux, fantastique |
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vendredi, 19 novembre 2010
Récits coquins des plaisirs défendus - Elisabeth Vanasse - 2008
Récits coquins des plaisirs défendus est un recueil de quinze nouvelles érotiques d’Elisabeth Vanasse dans lesquelles la narratrice, toujours une femme, expérimente une multitude de plaisirs quelque part entre libertinage et sentiments. On y découvre ainsi une femme qui décide de se rendre dans un sauna libertin, de participer à un jeu sexuel avec des inconnus, de s’inscirire dans un club fermé un peu particulier, d’honorer un pari perdu par une fellation, d’avoir une relation avec un chauffeur de taxi, d’inviter à dîner un voisin qu’elle entend regarder des films pornographiques...
Bref plusieurs mises en situation dans lesquelles une femme ose franchir un pas et s’en félicite par après.
Il s’agît bien ici de porno, et que peu d’érotisme. Le style de l’auteur est cru et franc, ce qui est bien pour le genre, mais il manque toutefois quelque peu de finesse et de subtilité. Et l’écriture est trop simple pour présenter un réel intérêt littéraire. Quant au contenu des nouvelles les mises en situation sont bien trop classiques et tiennent le plus souvent du cliché surexploité. C’est fort machiste, mais l’on se rend vite compte que ce recueil est avant tout destiné à un public masculin.
Pour les amateurs du genre.
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Liste des nouvelles :
- Dans une chambre, au Sauna mixte
- Frédéric et moi
- L'entrevue
- Le vestiaire
- La randonnée pédestre
- Le taxi
- Le cunnilingus
- La séance de photos
- Adossés à une stèle
- Le poil de la petite bête
- La jouissance à un dollar
- J'ai fait la pute
- Le pari sportif
- Mon voisin
- La tartine
Extrait : premières lignes de Le Cunnilingus
"Je n'ai pas beaucoup d'expérience là-dedans", avait-il dit. Comme s'il s'agissait uniquement de l'avoir fait souvent. Il me semble que c'est le plaisir de lécher le sexe d'une femme qui est important. Non pas la technique !
Je me suis couchée sur le dos, les bras le long du corps, les jambes collées l'une sur l'autre, et je lui ai dit de s'approcher. Il n'avait qu'à relever la jupe, je ne portais pas de slip. C'était la même chose en ce qui concernait le haut : un simple débardeur, sans soutien-gorge.
Il s'est d'abord assis près de moi, mais il avait apporté sa bière, qu'il continuait de boire tranquillement, tout en me parlant du dernier film qu'il avait vu. Comme si je ne l'intéressais pas, comme si je n'étais qu'une oreille à ses déblatérations. Je le laissais aller à son rythme ; en fait, je crois que c'était cette façon que j'avais, pour la première fois, de m'en remettre à l'autre, de ne pas décider, de ne pas prendre les devants, qui m'excitait le plus.
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Présente édition : Editions J’ai Lu, 11 septembre 2010, 124 pages
23:59 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, Vanasse, Elisabeth | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : elisabeth vanasse, litterature francaise, romans libertins, romans pornographiques, erotisme, libertinage, recits coquins des plaisirs defendus, romans erotiques |
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vendredi, 03 septembre 2010
Les mille et une nuits érotiques d'une femme moderne - Justine - 2010
"Elle s'était dit qu'elle aimait trop les hommes pour faire l'amour avec eux. Les hommes, elle les avait mystifiés.
Au long de ces pages, elle se vengerait d'eux. En échange, ils pourraient s'amuser sans limite de son corps tendre de jeune fille fraîchement devenue femme.
Elle entrouvrit à peine ses cuisses. Elle savait qu'elle était en train d'offrir, à elle et au monde, la plus folle farandole d'orgasmes qui ait jamais existé."
Les mille et une nuits érotiques d’une femme moderne est un recueil de nouvelles érotiques écrit par un auteur mystère se cachant derrière le pseudonyme de Justine (il semblerait que l’auteur serait une certaine Delphine De Malherbe ayant déjà écrit Vie érotique en 2008).
Une quinzaine de nouvelles sont ainsi rassemblés dans ce court volume, dont la première, très courte et reprise ci-dessus, se veut servir de fil conducteur à toutes les autres. Ainsi le lecteur suit une même héroïne, qui change de nom et de personne pour chacune des nouvelles (oui le fil conducteur est un peu mince et se rompt bien facilement) pour nous faire vivre leurs histoires, celles de femmes modernes et d’aujourd’hui et de leurs errances, tâtonnements et surtout de leur aventures amoureuses et surtout sexuelles. Chaque nouvelle est ainsi titrée par le type de femme moderne qu’elle est censée représenter, que ce soit "la mythomane", "la rêveuse", "la gourmande", "la baladeuse", "la sauvage", "la paresseuse" et bien d’autres.
Le côté érotique de ces nouvelles est plutôt réussi, parfois bien cru tout de même, et cela surtout pour les premières histoires alors que les dernières se perdent quelque peu dans une quête identitaire et spirituelle bien vague et futile. De plus, au fur et à mesure que l‘on avance, la qualité de l’écriture se perd de plus en plus.
Il est également à critiquer que cette vision de “femme moderne” telle qu’énoncée par le titre du recueil paraît bien étrange. Les différentes héroïnes font toutes preuve d’une certaine docilité et se montrent bien obéissantes aux désirs pressants des hommes, je m’attendais quand même à autre chose. Il en découle que ce livre, même s’il vise officiellement un public féminin, semble bien plus adressé aux lecteurs masculins, et encore pas pour toutes les nouvelles. C’est un peu confus et résulte vraisemblablement d’un assemblage bien maladroit derrière un prétexte foireux de nouvelles qui n’ont au fait rien du tout à voir les unes avec les autres.
Les mille et une nuits érotiques d’une femme moderne est un recueil de nouvelles qui laisse un sentiment quelque peu mitigé. Parfois on aime, parfois que très peu. Certains lecteurs s’y retrouveront, mais jamais dans l’ensemble des textes.
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Présente édition : Editions J’ai ju, 18 août 2010, 157 pages
21:58 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, Justine | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature francaise, les mille et une nuits erotiques d'une femme moderne, romans erotiques, romans pornographiques, justine, romans libertins, libertinage |
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mercredi, 20 janvier 2010
La brûlure de la neige – Françoise Rey - 1999

L’hiver commence. Romain est chauffeur de car à Valdoré, une station de sports d’hiver. Son boulot est de déposer les touristes arrivants à leurs hôtels respectifs. Sa vie est simple et tranquille. Il se considère comme assez quelconque, et cela dans tous les sens du terme. Cela surtout en opposition à son frère, Mario, qui se débrouille bien mieux que lui dans tous les domaines. Marié, sa femme est partie se reposer avec son fils à la côte. Mais cette vie fort banale va être chamboulée le jour où il se retrouve coincé dans une cabine de téléphérique. Il panique, mais pas autant que la jeune femme coincée avec lui dans la même cabine. Il va la rassurer et ramène la jolie fille à son hôtel, tant elle tremble encore. Et là va commencer une liaison charnelle, unique pour Romain. Lui en tant que homme timide, n’a toujours vu dans le sexe qu’une expression éphémère du désir. Elle par contre est une femme insatiable, désarmante d’indécence, et qui va totalement bouleverser Romain. Mais à fur et à mesure que Romain enfin se dévoile, un mystère grandit autour d’elle. Qui est elle ? Quelle est la raison secrète de sa présence dans cette station de ski ?
L’écrivaine française Françoise Rey est souvent reconnue comme l’une des grandes spécialistes françaises de la littérature érotique, cela surtout depuis la publication de son premier roman La femme de papier, parue dix ans plus tôt en 1989. Dans La brûlure de la neige elle nous conte l’histoire de la relation torride d’un homme timide avec une femme qui va lui faire découvrir bien des choses au sujet de l’érotisme. L’intrigue assez classique en vient vite à son sujet réel : le sexe. Les scènes érotiques, voire pornographiques sont bien nombreuses, et se déclinent la plupart du temps avec une certaine délicatesse et sensibilité. Certaines scènes sont toutefois un peu crus. Jusque là tout va bien, et tout y est pour plaire aux amateurs du genre. Hélas, loin d’être un grand roman, La brûlure de la neige, ne s’impose guère non plus dans son genre. La narration est pénible : en effet le tout est décrit du point de vue d’un homme, mais l’écrivaine ne convainc hélas guère dans cet exercice. Un style d’écriture assez lourd, souvent ampoulé et assez artificiel, rend la lecture encore plus difficile. Un texte chaud et érotique qui finalement laisse plutôt froid, comme de la neige. Et il n’y a guère de brûlure à l’horizon.
La brûlure de la neige de Françoise Rey est un roman érotique assez peu convaincant et qui laisse plutôt froid.
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21:14 Écrit par Marc dans Rey, Françoise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : francoise rey, litterature francaise, litterature erotique, romans erotiques, romans libertins, romans pornographiques |
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samedi, 05 septembre 2009
La foire aux cochons - Esparbec - 2003
Fleshtown est une grosse bourgade du Kansas qui , aux premiers abords, semble être des plus banales. Toutefois elle va être le théâtre d'événements hors du commun alors que s'annonce la foire des éleveurs de porcs, dite la foire aux cochons. Cela commence par deux dangereux pervers échappés du bagne, les frères Jack, qui y trouvent refuge le soir de la foire et vont notamment visiter la maison de la jeune et belle, mais tout aussi vicieuse et délurée, Darling ; pendant toute une longue nuit, elle va devenir la proie des deux forcenés. Mais heureusement le shérif Prentiss veille et la sauvera au matin. Dès le lendemain la vie continue. Darling tente de se remettre de son agression, le shérif Prentiss fait ses enquêtes de voisinage, notamment concernant un bar tenu par Sam, mari complaisant qui essaie de détourner la loi… en se servant de sa femme. D'autres personnages vont intervenir encore, tel Sigmund-de-Pigalle, musicien bossu, visite les femmes seules pour leur vendre des articles coquins en espérant quelque services de retour, et l'austère pasteur Bergman, déclare la guerre au vice, mais est-il réellement sincère... Et toutes ces histoires vont peu à peu s'entremêler...
La foire aux cochons de l'écrivain français Esparbec, de son vrai nom George Pailler, est un pur roman pornographique. Pour ceux que ce genre dérange : inutile d'aller plus loin !
Il s'agît toutefois d'un roman de genre quelque peu particulier en se voulant une satire de la vie d'une communauté d'américains moyens, dont on connaît si bien la vie par les nombreux feuilletons télévisés et films de cinéma. Le roman décrit en effet ces citoyens moyens, par une immense galerie de personnages haute en couleurs, en proie à leur fantasmes les plus pervers. C'est très scabreux, la morale en prend de nombreux coups par de très nombreux passages où tout ce que peut fournir ce genre y passe: relations multiples, incestueuses, nonconsentantes , entre mineurs... Et tout cela dans un rythme hallucinant qui ne laisse guère de répit. Dans tout ce déballage d'horreurs, un certain humour noir et glauque surnage pourtant et l'écriture d'Esparbec a pas mal de mérites.
On regrettera cependant le côté trop machiste voulu par l'auteur qui se dénote par la domination absolue mâle et la soumission définitive de la femme.
A noter que la plupart des personnages décrits dans ce roman interviennent aussi dans les romans La Pharmacienne (2003) et Les mains baladeuses (2004) du même auteur.
La foire aux cochons est un roman pornographique très hard, ainsi qu'une belle satire des moeurs américains, qui ne manque guère de qualités.
A réserver à un public adulte et amateur du genre.
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I. LES VISITEURS DU SOIR
Cette nuit-là, Darling était toute seule dans sa chambre. La maison était silencieuse, tous ses habitants étaient partis s’amuser à la foire. À l’occasion de cette foire – la foire des éleveurs de porcs – qui se tenait chaque année, de nombreux visiteurs envahissaient la ville, principalement des fermiers des environs, et l’on festoyait jusqu’au matin. En vain Darling avait-elle supplié son grand-père, Cornélius s’était montré intraitable.
« Les rues seront pleines de viande soûle... ce n’est pas la place d’une jeune fille... et puis, vous devez vous lever tôt, demain, pour aller au collège. »
Voilà pourquoi, alors que tout le monde s’amusait en ville, elle se passait du vernis à ongles dans sa chambre, en écoutant la radio.
Avant de partir, madame Lydia lui avait bien recommandé de n’ouvrir à personne.
« Tu sais ce que c’est... une jeune fille seule... avec tous ces voyous de la campagne qui traînent dans les rues... Il ne faudrait pas qu’il t’arrive ce qui est arrivé à Miss Laggerty. »
Deux ans auparavant, Miss Laggerty avait été violée par d’honorables commerçants de la ville qui avaient bu un coup de trop, à l’occasion de la foire, justement. L’affaire avait été étouffée... Mais Miss Laggerty ne s’en était jamais remise. Elle avait très mal tourné.
Avec un soupir, Darling reboucha son flacon de vernis et agita ses doigts pour les faire sécher. Elle pensait à Miss Laggerty. Elle y pensait si bien que les paroles du speaker ne parvinrent pas tout de suite à son esprit :
« Les deux hommes sont armés », disait le speaker, d’une voix haletante. « Nous répétons : ils sont armés. Il s’agit de deux dangereux psychopathes. Jack Beans et Jack Pimms ont à leur actif plus de trente agressions à main armée suivies de viols. »
Le mot « viol « fit tressaillir Darling. Elle tourna le bouton de la radio pour la mettre plus fort.
« Condamnés à la réclusion perpétuelle », poursuivit le speaker, « les deux Jack purgeaient leur peine au pénitencier de Carson City. Ils se sont évadés la nuit dernière après avoir désarmé deux gardiens. Ils auraient été signalés à bord d’une voiture volée, dans la vallée de la Meriwether, à quelques miles de notre ville... »
La voix pompeuse du speaker avait pris une intonation dramatique.
« À l’occasion de la foire des éleveurs de porcs, de nombreux visiteurs affluent dans les rues de notre ville. Il serait très facile pour les deux évadés de se dissimuler dans la foule... »
Pendant qu’il recommandait aux femmes seules de ne pas ouvrir à des inconnus, la jeune fille, prise d’une soudaine inquiétude, alla jusqu’à la fenêtre de sa chambre et souleva prudemment le rideau. La voiture était toujours là, arrêtée devant le portail du jardin, presque cachée par le feuillage retombant de la glycine. Une vieille Pontiac des années cinquante, toute cabossée. Elle était là depuis le crépuscule.
« Sans doute un fermier des environs, en train de faire une partie de billard chez Sam », se rassura Darling.
Se grattant le derrière, elle contempla un moment l’enseigne rouge du bar d’en face qui clignotait dans la rue déserte, puis revint vers son lit en dénouant son peignoir. Sur la table de nuit, le transistor continuait ses jérémiades :
« Deux dangereux repris de justice... s’attaquant aux femmes seules dans des maisons isolées... raffinements de violence d’un sadisme abject... le plus redoutable des deux, Ptit Jack, a gagné le sobriquet de “L’orphelin” au pénitencier d’État, à cause de sa voix geignarde et de ses plaintes perpétuelles. Il se pose volontiers en victime de l’injustice sociale... »
Agacée, la jeune fille changea de poste. Un programme de musique folk remplaça le monologue du speaker. Mais les deux évadés refusaient de sortir de son esprit. Plus de trente viols ! Avec un frisson, elle retourna l’édredon et entra dans son lit. Tout de suite, elle tira le drap par-dessus sa tête et se recroquevilla, ainsi qu’elle faisait quand elle était toute petite... pour se masturber. Elle n’entendait presque plus le murmure de la radio, mais l’épaisseur de l’édredon ne pouvait pas la protéger contre ses propres pensées. Sans cesse, elles revenaient sur cette voiture inconnue garée devant la maison. Et sur les deux évadés...
Darling avait toujours aimé se faire peur, avant de s’endormir. Cela l’excitait. Quand elle s’était bien effrayée en imaginant que des hommes entraient dans sa chambre et glissaient leurs mains sous le drap pour toucher son corps, elle se masturbait longuement, délicieusement, en se disant des gros mots.
Ce soir, pas besoin de recourir à ce fantasme. Elle avait vraiment peur. La maison était en travaux, sa toiture était ouverte à tous les vents, rien de plus facile que de s’y introduire.
Comme il pleuvait dans les chambres, Cornélius, malgré son avarice, s’était résigné à faire refaire la toiture. Des échafaudages entouraient le bâtiment. Et comme les couvreurs n’avaient pas encore remplacé les tuiles fêlées qu’ils avaient retirées, une partie du toit était à ciel ouvert, provisoirement protégée de la pluie par des bâches. Il suffisait de redresser une des échelles qui traînaient dans le jardin, et le tour était joué.
Secouée de frissons, Darling, sous le drap, retroussa sa chemise de nuit et écarta les cuisses. Pour chasser ces pensées lugubres, elle ne connaissait qu’un remède. Après avoir sucé le bout de son index pour le mouiller, elle fouilla dans les poils de son sexe. Son clitoris était déjà sorti. D’un petit tapotement régulier elle commença à se masturber. Quand elle aurait joui, elle le savait, elle aurait tout juste la force d’éteindre la radio, et le sommeil l’emporterait au pays des cauchemars...
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Voir également :
- Les mains baladeuses - Esparbec (2004), présentation et extrait
11:06 Écrit par Marc dans Esparbec | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : erotisme, pornographie, esparbec, romans erotiques, romans pornographiques, litterature francaise |
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lundi, 20 juillet 2009
18 meurtres pornos dans un supermarché - Philippe Bertrand - 2007

Il se passe de drôles de choses dans le supermarché Bravo de Pithiviers. Le personnel de l'enseigne semble fort porté sur la question sexuelle, et, alors que quelques uns s'y adonnent sans scrupule, deux malfrats, La Sardine et Mouloud, débarquent pour faire un casse. Mais ces deux loubards ont du mal à refréner leur violence et aussi et surtout, tout comme leur victimes et otages d'ailleurs, leur libido. Résultat : 18 meurtres et un nombre incroyable d'accouplements.
L'écrivain français Philippe Bertrand est surtout connu dans la littérature de jeunesse, ainsi que dans la bande-dessinée. Ici, dans 18 meurtres pornos dans un supermarché, Philippe Bertrand fournit un roman évidemment tourné vers un public adulte, un texte trash, gore et clairement pornographique. Le ton est celui de l'humour, du sarcasme et de l'ironie, le second degré est omniprésent, mais cet attrait se perd quelque peu au fil des pages pour ne laisser plus que de la pornographie bas de gamme. Dommage pour ce qui partait pourtant d'une belle intention. A noter que les éditions La Musardine, éditeur de ce roman, ont mis les moyens dans la présentation : le texte dans une forme impeccable est augmenté de nombreux dessins très réussis de Philippe Bertrand lui-même qui viennent parfaitement illustrer les différentes scènes.
Un roman écrit pour le plaisir et pour s'amuser, hélas pas toujours très convaincant.
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Extrait tiré du Chapitre 2 :
Madame Solange avait la quarantaine bien dépassée, elle était dans les châtains clairs, les cheveux tirés, la plupart du temps, en chignon impeccable. De gros nichons et un gros cul un peu flasques mais se tenant, dans des corsages et des jupes éternellement serrés. Elle ne portait que des dessous de dentelle rouge, un secret bien gardé car c’était difficile à deviner. Elle s’habillait très strict et toujours dans des camaïeux de beige et brun. Des lunettes à fines montures, le nez étroit, un peu crochu, une bouche lippue, sensuelle, qui vendait la mèche. Madame Solange gérait la comptabilité au supermarché.
Son assistante, une pétasse blonde décolorée, aux seins gros comme des oeufs au plat et aux hanches étroites, sorte de chatte anorexique, que du reste, elle s’épilait tous les samedi matin pour être présentable le soir, dans les boîtes à partouze qu’elle fréquentait assidûment ; son assistante, donc, Édith de son prénom, disait de Solange qu’elle était de la race des saletés indécrottables, autoritaire, soupe au lait, grosse vicieuse, toujours à traquer l’occase de lui mettre le nez dans le caca. Ce qui du reste, semblait être le cas, en cette fin d’après-midi.
Madame Solange, après avoir vérifié les relevés d’heures supplémentaires, venait, en effet, de convoquer Silvio. Un manutentionnaire de la réserve. Première phase d’une tempête que l’assistante Édith savait inéluctable.
Ce petit glandeur s’était pointé la clope au bec ; il en fut pour ses frais. Fusillé d’entrée par la chef-comptable, qui lui intima l’ordre d’écraser son mégot.
- Dis donc, Silvio, siffla la grosse, qui s’occupait aussi de ce qu’on appelle maintenant les Ressources Humaines (expression à la con, mais passons...), comment ça se fait que t’as pu aligner 15 heures sup, le mois dernier, alors que t’es toujours fourré au bistrot ?
(Solange en savait un bout sur la question, vu que c’est son mari qui le tenait, le bistrot.)
- Ben, Madame, si c’est marqué sur la feuille, c’est que je les ai faites, rétorqua l’andouille.
...
10:42 Écrit par Marc dans Bertrand, Philippe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : romans policiers, romans erotiques, romans pornographiques, litterature francaise, satire, philippe bertrand |
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