lundi, 21 mai 2012
SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers - 2012
Un choc sourd ébranla la Cherokee. Un projectile avait fait sauter un bout du pare-choc.
Cyntia poussa un cri de terreur et Ted, au volant, accéléra encore. Hélas, personne ne court plus vite qu’un obus de 20 mm. Heureusement, le pick-up lancé à leur poursuite n’arrivait pas à ajuster son tir, ballotté par les innombrables trous de la chaussée.
Mais, au premier obus qui toucherait la Cherokee, ils étaient tous morts.
Ted se tourna vers Malko, impassible mais le visage sombre.
- Sir, we are running out of fuel…
2012, la Libye est en pleine révolution, et les forces de l’Otan frappent le pays afin de pousser la chute de Kadhafi. La fin du Guide est proche, mais qui lui succédera au pouvoir ? Les Américains craignent que les Islamistes tentent de prendre le contrôle, et, afain de les contrer, ils essaient de rétablir une monarchie constitutionnelle en Libye, cela avec le petit-fils de l’ancien roi Idriss, renversé en son temps par Kadhafi.
C’est ainsi que Ibrahim Al Senoussi, prétendant au trône et habitant à Londres, vient au Caire pour rencontrer ses contacts.
Or son vol échappe de peu à un attentat, juste avant son atterrisage; un inconnu tentant d’abattre l’avion grâce à un missile léger, un SAM 16 STRELA.
Qui est l(auteur de cet attentat ? Pourquoi ? Quelqu’un pouvait-il savoir que se trouvait à bord le successeur au trône de Libye ?
La CIA doit enquêter ! Et elle envoie sur place Malko Linge. Sa mission : suivre Ibrahim Al Senoussi, et découvrir avant tout autre qui il va rencontrer, cela afin de mieux le protéger. Et quel meilleur moyen pour cela que de séduire la magnifique campagne du prétendant, un mannequin anglais, qui fera vite oublier à l’agent très spécial Linge, les dangers de sa mission.
Mais le Caire n’est qu’une étape, et Malko Linge se retrouve bien vite en partance pour Benghazi, en Libye, une ville en pleine révolution dans laquelle se battent tous les successeurs au pouvoir du Guide déchu.
Et rien n’est jamais simple en Libye, et la mort guettera Malko Linge à tous les coins de rue.
191ème aventure de SASMalko Linge, Les fous de Benghazi, sous la plume de l’infatigable Gérard de Villiers, mène le lecteur au coeur des luttes de pouvoir libyennes lors de la chute de Kadhafi et des révolutions arabes. On y retrouve le meilleur et le pire de la littérature, mélange bien propre depuis des années à cette série de gare, cela au plus grand plaisir, ou déplaisir, des habitués. Bref, ce roman est un SAS réussi, et après une intrigue qui tient pas toujours bien ensemble aboutit à une fin poignante et bien réussie. Décidément le vieux Gérard de Villiers a retrouvée l’énergie qui semblait s’être dissipée lors des tomes précédents.
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Présente édition : éditions Gérard de Villiers, 4 janvier 2012, 300 pages
Voir également :
- SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
- SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
- SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli (1992), présentation
- SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
- SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait
22:53 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, De Villiers, Gérard | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : romans erotiques, sas, gerard de villiers, malko linge, litterature francaise, benghazi, les fous de benghazi, thrillers, romans d espionnage, libye |
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mardi, 03 janvier 2012
SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers - 2011
Le 4x4 aux glaces fumées surgit brutalement et pila à la hauteur de la voiture de Malko.
Les portières s'ouvrirent, crachant deux hommes, le visage dissimulé derrière des masques de "Halloween" avec de grandes bouches rigolardes aux lèvres rouge fluo.
En revanche, leurs riot-guns n'étaient pas des accessoires de carnaval.
A peine à terre, ils ouvrirent le feu sur Malko.
La ville de Ciudad Juarez au Mexique est certainement l’un des endroits les plus dangereux au monde. Un trafic intense de cocaïne y passe tous les ans pour traverser la frontière avec les Etats-Unis , deux cartels maffieux y livrent une lutte à mort pour s’emparer du marché, la police locale est totalement corrompue et la fédérale ne sait s’y prendre… bref à lieu à éviter !
Mais si on y arrive à transiter des drogues, pourquoi pas autre chose. Ainsi la DEA, l’agence américaine qui lutte contre le trafic de drogue, apprend que le cartel de Juarez, mandaté par les FARCS colombiens, eux-mêmes mandatés par le Hezbollah, a accepté de faire passer clandestinement la frontière à cinq Libanais qui veulent venger la mort de Bin Laden e, commettant plusieurs attentats suicides sur le sol américain. La CIA est immédiatement prévenue. Mais comment intervenir dans cette ville qui ne connaît plus aucune loi ?
Un seul homme saura venir à bout de tout cela : Malko Linge.
Mais même pour ce surhomme des services secrets découvrir et neutraliser cinq Libanais dans une ville pleine de sicarios qui cherchent à lui faire la peau, n’est pas qi facile. Surtout que les Farcs font venir de colombien l’un des plus grands tueurs que l’Amérique latine n’ait jamais connu.
Numéro 190 de cette vaste série de littérature de gare qu’est SAS ce tome-ci a l’originalité de nous faire découvrir la ville la plus meurtrière au monde qu’est Ciudad Juarez. On pouvait s’attendre à une intrigue quelque peu différente de celle des autres numéros, cette ville mexicaine n’étant guère réputée pour ses affaires d’espionnage ou de terrorisme, mais rien n’y fait, Gérard de Villiers réussit à y insérer cinq terroristes en transit pour se faire exploser aux Etats-Unis.
Comme c’est le cas pour la plupart des aventures de Malko Linge, le lecteur découvre cette ville dangereuse comme s’il y était. C’est bien documenté, très réaliste, même si l’on aurait pu s’attendre à plus encore. Plus de violence, plus de sexe… il s’agît de Ciudad Juarez tout de même ! h élas que ce soit pour l’auteur, tout comme pour son héros, la forme n’y est pas vraiment. On sent tout ce beau monde quelque peu fatigué.
Bref, SAS, tome 190 : Ciudad Juarez de Gérard de Villiers n’est certainement pas le volume le plus palpitant de la série. Tout y est tout de même pour plaire aux amateurs des aventures de ce célèbre agent secret.
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Présente édition : éditions Gérard de Villiers, 1 juin 2011, 306 pages
Voir également :
- SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
- SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
- SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
- SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
- SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
- SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait
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lundi, 08 août 2011
SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers - 2011
"Soudain, les deux index de Ling Sima appuyèrent violemment sur les carotides de Malko. Celui-ci, le cerveau n'étant plus irrigué, perdit connaissance en quelques secondes.
Quand il rouvrit les yeux, Ling Sima était toujours à cheval sur lui, sa main gauche enserrait toujours sa gorge, mais tout son corps s'inclinait sur la droite, comme si elle allait tomber.
Elle se redressa, tenant dans sa main droite un long pic à glace et l'abattit de toutes ses forces, visant la poitrine de Malko."
Retour en Chine après les aventures du tome 1 de Rouge Dragon (SAS N° 188) où l’on retrouve l’agent Malko Linge envoyé à Pékin pour négocier avec les services secrets chinois sur la possible invasion de Taiwan, telle que rapportée par le capitaine exfiltré Lou Zhao. Or cette dernière est également de retour dans sa patrie, retournée par le Guoanbu, pour extraire des infos supplémentaires de son amant, le général Li Xia Peng. Car qu’en est-il réellement de cette invasion de Taiwan : le parti chinois est-il au courant ? S’agît-il d’une initiative purement militaire ? La Chine n’est-elle pas celle qui a le plus à craindre de ce problème.
Malko sera seul à Pékin face au Guoanbu, seul sur un échiquier dont toutes les pièces sont ennemies.
Suite et fin de ce double tome qu’est SAS : Rouge Dragon, le lecteur suit ici une intrigue plus classique et conventionnelle des aventures de Son Altesse Sérénissime Malko Linge qui devra démêler au péril de sa vie un grave problème diplomatique. Alors que le tome précédent tirait son originalité de la fuite du capitaine Zhao et d’une certaine passivité des services américains dont son agent principal, ici on retrouve un Malko qui comme à l’accoutumée se retrouve en territoire ennemi et qui tente d’accéder aux informations nécessaires, généralement en conquérant de bien jolies femmes qui possèdent les clefs du secret. De l’ultra classique donc, semblable à tous les autres numéros de la série avec son lot d'action, de violence et d'érotisme, et aussi le plaisir de retrouver la belle espionne chinoise Ling Sima et de suivre une aventure dans cette Chine qui fascine tant de nos jours. Les défauts de la série, que ce soit le machisme des personnages, les facilités scénaristiques et les fautes de frappe, sont également présentes.
Les amateurs de SAS s’y retrouveront.
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Présente édition : éditions Gérard de Villiers, 5 octobre 2011, 312 pages
Voir également :
- SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
- SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
- SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
- SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
- SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
- SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait
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lundi, 01 août 2011
SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers - 2011
“A peine la pièce éclairée, un homme trapu, en blouson, les cheveux courts, surgit de la salle de bains. Malko n'eut pas le temps d'atteindre le téléphone. L'homme avait foncé sur lui, brandissant un long poignard très fin. Il essaya d'éviter le coup, mais la lame s'enfonça dans son flanc droit. Son agresseur recula, puis se lança de nouveau en avant pour l'achever.“
Il est des secrets qu’il ne vaut mieux pas connaître. Le capitaine Lou Zhao, ex-officier de l’armée populaire de Chine, l’apprendra à ses dépens. La jeune femme mène une vie tranquille à Pékin, travaillant pour la société Rolls-Royce tout en monnayant de temps à autre des renseignements sans grande importance aux services secrets américains. Pourtant un jour tout bascule. Son amant le général Li Xiao Peng, fils de l’ancien premier ministre Li Peng et donc sorte de “Prince rouge” de la République populaire de Chine, lui dévoile un grand secret : Le projet Rouge Dragon serait en route et son but n’est autre que d’envahir Taïwan en une guerre éclair qui surprendra toute la communauté internationale. Pour Lou Zhao cette info paraît dans un premier temps être du pain béni, et de suite elle fait ses affaires pour filer au Japon rencontrer ses interlocuteurs américains. Mais hélas pour elle les services secrets chinois, le Guoanbu, veillent et ont intercepté la conversation qu’elle a eu avec son amant. Lou Zhao est dès lors obligée de fuir et commence pour elle une longue course-poursuite vers Tokyo en passant par Shangai, Hong-Kong et les Philippines. Les américains savent que leur informatrice chinoise possède un secret, encore ne savent-ils pas lequel. Ils dépêchent ainsi en vitesse le prince autrichien Malko Linge, leur agent très spécial, pour tenter de récupérer coûte que coûte ce renseignement, et en passant également sa porteuse.
Une intrigue quelque peu hors du commun pour ce 188e tome de SAS : Rouge Dragon, une intrigue sur deux tomes dont celui-ci est le premier, et qui consiste en la fuite hors de la Chine d’une espionne à la solde des Etats-Unis. Et de fait le héros de la série Malko Linge s’éclipse quelque peu. Et puis on découvre la Chine, son système politique et ses services secrets, le tout bien décrit et comme toujours chez Gérard de Villiers le tout est parfaitement documenté.
Original et bien ficelé, en tout cas par rapport au reste de la série, ce tome Rouge Dragon [1] convaincra la plupart des amateurs de la série. Reste à voir ce qu’il en sera de la suite de ce tome paru en même temps.
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Présente édition : Editions Gérard de Villiers, 1 juin 2011, 314 pages
Voir également :
- SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
- SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
- SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
- SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
- SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
- SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait
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samedi, 25 juin 2011
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers - 2011
"Il ramassa son sac à dos, embrassa Fatimata et s'engagea dans le petit couloir. Ils débouchèrent dans la rue poussiéreuse au sol défoncé. Le Hilux était garé un peu plus loin, en face de la mosquée.
Malko était en train de traverser, l'Américain sur ses talons, quand une détonation sèche claqua dans son dos.
II se retourna, le pouls à 200.
Se trouvant nez à nez avec un homme au visage presque entièrement masqué par un chèche beige, un pistolet à la main. Brian Kennedy étendu sur le sol, immobile et du sang tachait le col de sa chemisette.
Malko croisa le regard du tueur, le vit lever le bras, tenant toujours son arme. L'autre fixait sa poitrine, là où il allait tirer."
Un avion américain de la CIA s’écrase en plein désert malien. Les secours s’organisent, mais se voient retardés par une tempête de sable, et se sont finalement les terroristes de l’AQMI, l’Al-Qaida au Maghreb islamique, bien installé dans la région, qui récupère les passagers. Et cela pour biensûr en faire des otages et pour lesquels le prix de la libération est des plus élevés. Pour récupérer ses compatriotes la CIA devra ni plus ni moins faire libérer trois terroristes de l’AQMI d’une prison de Nouakchott. Le gouvernement malien se méfie, et de plus l’Algérie vosiine semble vouloir s’en mêler... bref la mission semble impossible... à moins que l’agent très spécial Son Altesse Sérénissime Malko Linge, réussisse, au péril de sa vie, à démêler cet incroyable emmêlement politique.
187e tome de la série SAS, Bienvenue à Nouakchott, nous mène à la rencontre de l’AQMI et des prises d’otages qui s’effectuent depuis quelque temps dans le Sahara. Evidemment le superhéros Malko Linge réussira à sortir tout le monde, ou presque du pétrin, et cela suite à de nombreuses aventures de tout genre... mais à quel prix ?
Mais disons-le tout de suite, si ce tome-ci de SAS équivaut plus ou moins à tous les précédents, il déçoit cependant par sa rupture face à l’actualité. Etonnant qu’il ne soit guère question des révolutions arabes qui pourtant auraient dû intéresser son auteur pour traiter de l’AQMI, un groupement bien passé dans l’ombre des bouleversements qui ont secoué la région depuis. De plus le pauvre prince Malko ne semble guère en forme séductrice ou sexuelle, ses conquêtes se limitant cette fois à à peine deux femmes, biensûr superbes mais limitées dans leur nombre.
La même recette que d’habitude, sauf un sujet hors actualité et un manque de verve font de ce 187e tome de SAS un numéro plutôt manqué.
Vivement les prochains à venir !
Pour commander ce livre :
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Présente édition : Editions Gérard de Villiers, 311 pages, 6 avril 2011
Voir également :
- SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
- SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
- SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
- SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
- SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
- SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait
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vendredi, 25 mars 2011
Hilda - Anonyme - 19??
Hilda, née dans les années 1920, se transforme vite en une jeune femme aux formes plantureuses. Elle est initiée dès sa puberté par son oncle et sa mère aux plaisirs de la chair, ces démons ne la quitteront d’ailleurs jamais plus. Mais ce petit scandale familial finit bien vite par éclater, et Hilda, à l’âge de 15 ans, se retrouve orpheline. Et ainsi se fera sa vie nouvelle sans que ses démons du passé ne la quittent jamais. Et tout au long de sa vie, que ce soit un tuteur de son pensionnat, des étudiants, un exploitant de bordel, des soldats durant l’occupation, le fils de son mari... tous profiteront des dispositions de la jeune femme pour le sexe...
Peu de choses sont réellement connues au sujet de ce roman pornographique intitulé Hilda, si ce n’est qu’il a été écrit après la Seconde Guerre mondiale et a paru d’abord clandestinement tout en se faisant passer pour un journal intime authentique. L’action reprend la vie de cette femme en partant de sa naissance dans les années 1920, son adolescence et sa vie de jeune femme à Paris avant de la retrouver dans l’après-guerre marié à un notable de village. Son journal intime reviendra sur quelques épisodes de la guerre. Et cela jusqu’à un final troublant, fort et pathétique à la fois. L’auteur du roman n’est pas connu et est resté dans l’anonymat. Mais nul doute qu’un grand nom se cache derrière cette belle et magnifique plume qui nous fait revivre l’insouciance des Années folles qui suite à la Grande Guerre n’attendait finalement que la suivante toute en nous décrivant l’évolution d’un personnage haut en couleur et bien plus profond qu’il n’y paraît au départ. D’ailleurs même s’il s’agît bien avant tout de pornographie ce roman se révèle bien vite être bien plus riche de sens.
Le roman érotique et pronographique Hilda est un indispensable pour tous les amateurs du genre.
Pour commander ce livre :
La Musardine
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Extrait : les premières pages
La plénitude des formes, Hilda l’avait toujours connue. Enfant, déjà, on la disait frisant l’obésité, ce en quoi d’ailleurs on se trompait. Seul, un gynécologue plus savant que ses confrères, avait déterminé, chez Hilda devenue jeune fille, une endocrinologie particulièrement prometteuse sur le plan sexuel. Le praticien concluait alors de bien étrange manière disant à la mère de la jeune fille que chaque femme méritait son époque. Propos sibyllin, mais seule- ment en apparence. En effet, on sortait tout juste de la « folle époque » qui avait été précédée par la « belle époque » en laquelle les femmes bien en chair faisaient le bonheur des peintres. Et puis, après la guerre de 14-18, la femme se masculinisait, se coupait les cheveux ; la fameuse mode de la garçonne voyait le jour en même temps qu’un beau bébé potelé que l’on baptisait Hilda en l’église de La Madeleine.
Le bébé prit très vite du poids en tétant le sein maternel, puis le biberon. Adolescente, Hilda gardait encore sur les lèvres l’ineffable joie de ses succions infantiles qu’elle retrouvait quelque peu quand son oncle lui offrait un sucre d’orge ou une sucette. L’homme, de quarante ans, la considérait étrange- ment, avec un sourire en coin, tandis qu’elle s’appliquait à faire glisser entre ses lèvres la friandise sucrée. Elle lui rendait son sourire en suçant de plus belle, sans évidemment se douter qu’elle provoquait ainsi une coupable érection.
Hilda adorait son oncle. Il offrait à ses yeux d’enfant une sorte d’émerveillement perpétuel.
Marcel Rivaud avait choisi l’oisiveté comme d’autres choisissent de partir en voyage. Alors que son frère André, le père d’Hilda, œuvrait laborieusement pour capitaliser et vieillir prématurément, Marcel passait dans la vie à la manière d’un poète qui visite un jardin, respirant chaque fleur en ayant soin de n’en cueillir aucune. Il avait placé sa part d’héritage qui, sans le faire riche, lui permettait de vivre comme il l’entendait.
En grandissant, Hilda surprit certaines conversations entre son père et sa mère à propos de son oncle. André Rivaud ne se montrait pas tendre envers son unique frère. Irène, la mère d’Hilda, acquiesçait en silence, en femme soumise à l’autorité de son époux. Cependant, Hilda finit par comprendre que sa mère n’en pensait pas moins.
L’oisif de l’entre-deux guerres est devenu une espèce rare sinon totalement disparue. On le recherchait comme amant puisque la plupart de son temps était consacré à l’amour. Irène s’était mariée – « casée », devait-on dire – jeune, vierge et avait été engrossée dès sa nuit de noces. Hilda naquit, fut traditionnellement élevée dans la saine morale de la religion catholique tandis que son travailleur de père remplissait hebdomadairement son devoir conjugal. Marcel s’aperçut rapidement que sa belle-sœur était délaissée. Il se portait irrésistiblement vers les cœurs perdus et les fesses disponibles ; or, celles de sa belle- sœur étaient d’un fol attrait.
Entre Marcel et Irène, tout avait commencé par un de ces après-midi de brume qui couvre si souvent Paris. Marcel était dans son atelier en train de peindre quand Irène sonna à sa porte.
– J’avais envie de voir vos toiles ! dit Irène en rougissant un peu. Je ne resterai que quelques minutes ! ajouta-t-elle très vite.
– Il faut fêter l’événement ! dit Marcel en débouchant une bouteille de champagne.
Bu à petites gorgées, le champagne grisa un peu Irène qui détaillait chaque œuvre exposée dans l’atelier. Ses yeux s’arrêtèrent sur une toile et Irène retint brusquement sa respiration.
– Cela vous choque ? questionna Marcel.
– Eh bien, répondit-elle, je me doutais bien que dans un atelier d’artiste, il existait toutes sortes de choses, mais...
– Allons, voyez la beauté du mouvement, dit Marcel, observez bien les bras de la femme se cramponnant au cou de l’âne robuste, et la musculature de l’animal arc-bouté sur ses pattes pour faire entrer son membre...
– Tout de même, murmura Irène, ce... ce sexe si gros... dans...
– Il paraît que Messaline éprouvait une très grande jouissance avec les ânes. Et d’ailleurs, ne dit-on pas de certains mâles qu’ils sont, pardonnez-moi l’ex- pression, « montés comme des ânes » ?
– C’est une comparaison aussi grossière qu’exagérée !
– Qu’en savez-vous, ma chère Irène ? Pouvez- vous établir une comparaison entre André et... d’autres hommes ?
– Vous êtes fou, Marcel ! Je n’ai jamais trompé votre frère !
– C’est bien ce que je pensais.
Cela dit, sans plus hésiter, il l’attira contre lui. Irène voulut se défendre, mais il était déjà trop tard. Bouche contre bouche, les langues se cherchaient, se suçaient. Marcel serrait fortement le corps de sa belle- sœur d’un bras robuste tandis que sa main libre se faufilait sous la robe. Il descendit le slip à mi-cuisses et ses doigts habiles fourragèrent dans la toison épaisse, entrèrent dans la grotte humide. La pression des corps se fit plus violente et les langues activèrent leur succion. Marcel retira sa main pour ouvrir fébrilement sa braguette de laquelle il extirpa une verge érigée qu’il empoigna pour la guider vers la fente mouillée.
– Oh non... non, Marcel ! supplia Irène qui ne put s’empêcher d’écarter les cuisses en percevant l’affolante érection, bien plus épaisse, bien plus grosse, infiniment plus dure que celle de son mari.
Haletante, maintenant vaincue, elle se soumettait au groin mafflu dont la tête macrocéphale la pénétrait difficilement.
– Oh ! Marcel... Marcel... que me faites-vous là !
– Je vous baise, Irène... Je t’enfile, ma chérie, et tu aimes ça...
Son membre bandé, enfoncé jusqu’aux testicules, l’homme se mit à la besogner lentement mais fermement. Travaillée par l’intense érection, Irène souleva les reins, c’était pour elle une révélation qu’elle n’eût, jusqu’alors, jamais osé soupçonner.
Un premier plaisir la gagna en lui faisant perdre toute retenue :
– Ah oui ! prends-moi... plus vite... plus fort...
Marcel l’empoigna aux fesses :
– Je t’apprendrai à bien jouir...
– Je jouis, Marcel... Je jouis... Aah !
– Alors tiens... Tiens !
Muscles tendus, le mâle se crispa entièrement en propulsant un flot de semence brûlante qui fit gémir sa partenaire.
Il y eut un long moment de silence seulement troublé par le balancier d’une vieille horloge. Marcel retira sa verge encore raide et la porta vers le visage de sa belle-sœur dont les yeux exprimaient l’admiration qu’elle éprouvait pour l’extraordinaire phallus qui venait de si bien la combler. Elle approcha le membre de ses lèvres, l’embrassa doucement, comme pour le remercier, puis sa langue tournoya autour du gland rose. Sous le titillement qui l’excitait, Marcel se plaça à califourchon sur Irène en dégageant ses seins qu’il pétrit fébrilement. Celle-ci, pour plus de commodité, baissa le pantalon. Elle passa une main sur les bourses velues et rebondies et engloutit la verge dans sa bouche qu’elle suça avec avidité. Marcel se livra entièrement au travail de cette bouche ardente sans quitter des yeux sa belle-sœur qui aspirait en creusant les joues. Elle le suçait inlassablement et, parfois, avec une telle violence, qu’il devait faire appel à toute sa volonté pour que le plaisir durât. Irène sentait confusément qu’elle ne s’appartenait plus, que, déjà, elle était la chose de son beau-frère, presque son esclave. Quand il jouit dans sa bouche, elle le but en goûtant, pour la première, fois, à cette joie sauvage.
Irène finit par se retrouver souvent dans le secret de l’alcôve avec son beau-frère qui lui fit découvrir le bonheur des sens, lequel, inévitablement, engendre l’appel du cœur. Ah ! qu’elle aimait la lente reptation de cette verge saillante, terriblement musclée et dont l’extrémité champignonnait étrangement à l’instant de l’orgasme. Marcel la rendait folle et l’amenait à pratiquer des actes que la morale réprouvait farouchement. Quant à Marcel, il jubilait. C’était à la fois extraordinaire et surexcitant que d’initier une mère dont le corps réagissait, a priori, comme celui d’une pucelle et, a posteriori, comme celui d’une catin. Il s’arrangeait pour la rencontrer deux ou trois fois par semaine. Il lui arrivait même, parfois, de la prendre hâtivement, au foyer conjugal, alors que le mari peinait dans son bureau directorial et que la jeune Hilda déclinait une version latine chez les frères maristes. C’était toujours une espèce de viol auquel Irène se soumettait sauvagement. Jupons troussés, cuisses ouvertes, le dos plaqué au mur, elle ne pouvait s’empêcher de pencher la tête, se mordant les lèvres Jusqu’au sang pour ne pas crier, elle considérait d’un œil fixe le gros boutoir brun dont l’extravagante force la pistonnait fiévreusement. Dans ces instants de rare intensité, des lueurs hagardes voilaient les prunelles de Marcel dont le vocabulaire devenait insoutenable :
– Je vais te faire sentir le jus de mes couilles... Tiens, tu le sens, dis ? Ah ! Je jouis... Je voudrais jouir dans ta bouche et dans ton cul en même temps !
Fouettée par la trivialité du verbe, Irène sombrait dans le délire de l’extase qui, elle l’ignorait encore, la conduirait sur d’épineux chemins. Ces chemins, Marcel s’affairait à les tracer avec autant d’intelligence que de perversité. Il conférait ainsi plus de vérité à l’adage fameux : « L’oisiveté est la mère de tous les vices. »
***
Quand Hilda fêta ses quinze printemps, il y avait déjà quatre bonnes années que les positions du Kama-Sutra, fellations et autres sodomies, n’avaient plus de secret pour Irène. Vis-à-vis de celle-ci, Marcel semblait montrer une fidélité exemplaire, bien que le bougre eût assez de vigueur génésique et de plans préalablement conçus pour satisfaire d’autres maîtresses.
Insidieusement, il avait semé dans l’esprit d’Irène sa propre graine dont le germe nietzschéen la faisait délicieusement frémir d’horreur et d’émotion. Pratiquement inculte, voilà qu’Irène Rivaud s’instruisait, en secret, d’une philosophie qui dût requérir, pour la bien comprendre, un esprit hautement qualifié, ce qui n’était pas le cas. Il ne restait plus à Marcel qu’à tirer les sons qu’il vou- lait d’un instrument tel que « Par-delà le bien et le mal » ou « La généalogie de la morale ». Sans doute Nietzsche se retournait-il – une fois de plus ! – dans sa tombe. Qu’importe, il n’était pas le premier philo- sophe à être falsifié. L’important fût qu’il servît les desseins de Marcel Rivaud qui, armé de belles rhétoriques, visait lentement, mais non moins sûrement, le but final. Les citations de celui qu’Hitler devait également falsifier pleuvaient comme de l’acide sur la malheureuse Irène : « Ce qui ne tue pas fortifie », « Les convictions (et Marcel d’ajouter : « religieuses ») sont des ennemies de la vérité plus dangereuses que les mensonges », « Je vous enseigne le surhumain. L’homme n’existe que pour être dépassé. Qu’avez-vous fait pour le dépasser ? » C’était, à coup sûr, cette dernière citation qui revenait le plus souvent aux lèvres de Marcel : « Il faut te dépasser, ma chérie, encore et toujours », disait-il à Irène en la serrant contre lui. Puis, il ajoutait sournoisement : « Hilda, qui est jeune, comprendra et vivra cela ! »
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La Musardine
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Présente édition : La Musardine, 20 janvier 2011, 200 pages
21:53 Écrit par Marc dans Anonyme, Critiques littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hilda, litterature francaise, romans erotiques, romans pronographiques, erotisme, annees folles |
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dimanche, 20 mars 2011
Folies de femmes : Nouvelles érotiques - 2011
Folies de femmes, un recueil de vingt nouvelles érotiques, toutes de la plume d’auteurs féminins s’inscrit dans une série de livres éditée depuis quelques années et qui compte déjà comme titres : Plaisirs de femmes, Caprices de femmes, Femmes amoureuses, Pulsions de femmes, Extases de femmes, Jouissances de femmes, Extases de femmes et d’autres encore à venir.
Ici, tout y est à nouveau de ce que fait la littérature érotique, des nouvelles nous racontant le désir, l’appétit sexuel, les relations hommes femmes souvent troubles faits de soumission et domination, d’adultère, d’inceste même, et comment des lieux inattendus se transforment de temps à autre en lieux de perdition.
Ainsi lit-on comment plongé dans le noir d’une panne de courant un wagon de métro devient le théâtre d’une luxure collective, dans un hammanm parisien une dame esseulée découvre les plaisirs saphiques, une visiteuse de prison se donne dans l’enceinte d’un pénitencier à la lubricité d’une meute de détenus, une touriste dans les campagnes du Maroc qui se voit prise dans une orgie, un époux soumis par sa femme et son amant, une relation adultère mixte entre deux couples et bien d’autres...
Le plus cru s’associe au plus romantique pour le meilleur et pour le pire. Le résultat est en effet très inégal. Les meilleures, dont Par le trou de la serrure de Valentine Abé ou La vieille maquerelle de Lawuina entre autres se mêlent hélas à d’autres bien plus inutiles. Mais dans tous les cas ce recueil offre ce qu’il promet, c’est-à-dire une bele vue d’ensemble de l’érotisme d’aujourd’hui, principalement vu par des yeux féminins.
Folies de femmes est un recueil à lire pour tous les amateurs du genre à la découverte de ce qu'offre la littérature érotique francophone de nos jours.
Liste des nouvelles reprises dans ce recueil :
Valentine Abé - Par le trou de la serrure
Ninon de B. - Plantes carnivores
Clara Basteh - L’antre du Maître
Anne Bert - Quelle fureur m’entraîne
Valérie Boisgel - La vieille maquerelle de Lawuina
Sophie Cadalen - Obéissance
Cléa Carmin - Bandanas de toutes les couleurs
Lounja Charif - La visiteuse de prison
Elizabeth Herrgott - Mon soumis insoumis
Isabelle Lorédan - Les feux de l’enfer
Andréa Luccella - Cri-d’amour
Anne Michel - Ligne 13
Mélanie Muller - Que ton voeu soit exaucé
Emmanuelle Poinger - Valentin
Françoise Rey - A perdre alène
Cali Rise - Toi et moi, luxure autorisée
Rebecca Sollis - Aux bains de Lesbos
Servane Vergy - Vacances de rêve pour maman stressée
Yo - L’homme nu
Géraldine Zwang - Soumission conjugale
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Présente édition : éditions Pocket, 6 janvier 2011, 244 pages
21:36 Écrit par Marc dans Collectif, Critiques littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature francaise, romans erotiques, romans pornographiques, erotisme, recueil de nouvelles |
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jeudi, 17 mars 2011
50 coïts non interrompus - Michel Koppera - 2011
« On fait ça où, aujourd'hui ? »
Une éternelle question que se sont déjà posé de nombreux couples sans toujours y trouver des réponses satisfaisantes. Et pourtant mille et uns endroits existent pour se livrer aux plaisirs de l’amour, bien loin du lit de sa chambre à coucher. En tout cas au moins 50 que recense l’auteur français Michel Koppera dans ce livre 50 coïts non interrompus. Que ce soit plutôt d’un côté domestique tel dans la cuisine, le salon ou la salle de bains, plus à l’extérieur tel au bureau, dans un ascenseur ou bien de façon bien plus exotique comme par exemple en haut d’un phare, dans une station spatiale et bien d’autres... Michel Koppera revisite tous ses lieux et leurs possibilités sexuelles par cinquante courtes histoires coquines aux styles très divers. Certaines ont tout de véritables nouvelles érotiques, d’autres ressemblent plus à des modes d’emploi citant au lecteur les précautions à prendre et les pièges à éviter. Mais de toutes ressort cette volonté de faire découvrir de nouvelles contrées érotiques et de faire découvrir des possibles insoupçonnés au lecteur. Et au-delà de l’érotisme c’est l’humour qui ressort principalement de ces textes, ainsi que du charme sans jamais tomber dans le trop cru du porno.
Michel Koppera, d’origine nordique, a vécu sur une île de l’Océan indien ainsi que sur les bords du fleuve Amazone avant de s’établir sur les côtes atlantiques où il se consacre depuis à l’écriture.
50 coïts non interrompus de Michel Koppera est livre plein d’humour et de charme qui fera découvrir des horizons coquins et insoupçonnés à tout lecteur qui s’y aventurera.
A découvrir !
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La Musardine
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Présente édition : Editions La Musardine, 20 janvier 2011, 160 pages
19:12 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, Koppera, Michel | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : michel koppera, litterature francaise, romans erotiques, romans pornographiques, erotisme, 50 coits non interrompus |
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mercredi, 23 février 2011
Petites alliées - Miss Clary F. - 1919
1914-1918. Au front allié se crée une ambulance composée de 14 infirmières de toutes nationalités dans le but de suivre le front et de venir en aide aux vaillants soldats blessés au combat. La guerre sera terrible, pas toutes ne survivront, mais c’est bien à l’une de ces vierges que nous devons de pouvoir conter ces aventures troublantes et réelles. Car pour toutes ces jeunes femmes, cette expérience en révélera bien d’autres, bien plus sensuelles. La libération féminine est en marche, et avec la libération sexuelle.
Petites alliées de Miss Clary F. est écrit peu de temps après la guerre, et devient vite introuvable. Aujourd’hui ce roman dont on ne connaît presque rien, ni d’ailleurs sur son auteur, serait tombé dans un oubli complet si les éditions La Musardine ne l’avaient déterré pour le republier. Et même, guère de textes érotiques se situant lors de la Grande Guerre ne sont connus aujourd’hui.
Ce texte nous fait donc découvrir le quotidien d’un groupe d’infirmières durant cette guerre, l’accent étant évidemment mis sur le côté érotique. L’auteur fait preuve d’une belle imagination et étonne même par l’actualité des fantasmes décrits à l’époque. Évidemment le roman a également un fort parti pris typique de l’époque, ainsi découvre-t-on que les Allemands sont tous de féroces et pervers violeurs, en comparaison aux soldats alliés tous de galants amants. Mais on y retrouve surtout une féminité en marche, qui se prend en main, se bat, désire et aime en fonction de ses propres choix. La libération de la femme n’est plus loin...
Le texte en soi, d’un point de vue littéraire a ses qualités et défauts, mais ce n’est pas cela qui compte ici le plus. Les amateurs de romans érotiques ou ceux de documents historiques y retrouveront leur comptes.
Petites alliées de Miss Clary F. est un roman d’une rareté absolue qui tient sa place dans toute bibliothèque érotique qui se respecte.
Pour commander ce livre :
La Musardine
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Extrait :
V
Il y avait cinq semaines que nos jeunes héroïnes étaient sur les lieux de leurs exploits.
Des blessés étaient arrivés depuis la veille et chacune s’empressait à leur chevet.
Elles étaient si absorbées par leur tâche qu’aucune idée de luxure ne traversait leur esprit. Elles paraissaient avoir oublié les orgies qui avaient précédé leur départ, et même les deux grandes amoureuses, Prisca et Rolande, se parlaient avec une apparente simplicité qui était loin de dévoiler leur étroite intimité.
Chacune apportait dans les fonctions qui lui étaient attribuées, les qualités et les défauts de sa nature et de sa race. La Russe, la Polonaise, la Serbe, donnaient froide- ment mais très exactement leurs soins ; Nelly et Hélène s’empressaient auprès de ceux qui étaient les plus gradés, les plus racés. L’Espagnole, l’italienne et la Roumaine s’exaltaient devant la souffrance, se prodiguant avec des paroles et des gestes, à ceux qui criaient le plus fort. Pour la Japonaise, elle suivait exactement ce qui devait être fait, sans distinction, sans préférence pour aucun... lointaine de ces races qui n’étaient pas la sienne.
La Portugaise, la Suissesse et la Belge paraissaient les servantes des autres par leur passivité dans l’exécution. Quant à Rolande, elle se dévouait à toute heure du jour et de la nuit, s’offrant à remplacer celle de ses compagnes qui se sentait surmenée, jamais fatiguée de s’employer comme si elle eût à se faire pardonner d’être admise à cette œuvre ou à remercier... Du reste toutes avaient de la sympathie pour sa simplicité et lui étaient reconnaissantes de sa serviabilité.
..........................................
C’était le soir. La nuit complètement venue, les éclairages de fortune installés, les salles de planches bondées de lits aux linges blancs, avaient l’aspect lugubre.
Un jeune lieutenant, moins atteint que les autres, mais rendu nerveux par l’ambiance, pressait de ses prières Miss Nelly pour sortir de cet enfer de souf- france durant quelques instants. Il désirait aller respirer l’air et Nelly, craignant sa fai- blesse, refusait son autorisation.
— Vous êtes trop faible, mon lieutenant.
— Je vous affirme, Mademoiselle, que je suis tout à fait valide, mais je suis sans nouvelles des miens et de mon régiment, j’ai ce que l’on appelle vulgairement le « cafard », et d’entendre ces plaintes continuelles me rend malade. Une heure d’air et le silence bienfaisant de la nuit me seront le remède le plus efficace à ma guérison.
Un peu ébranlée par ce raisonnement, Miss Nelly, après avoir réfléchi un instant, céda, mais sous condition que
Romania accompagnerait l’officier en cas d’accident, ce à quoi ce dernier accéda de bonne grâce.
Il faisait une nuit d’octobre digne des vers de Musset.
Le lieutenant Jean de Z... avait passé son bras sous celui de la jeune infirmière.
C’était un superbe gaillard de vingt-six ans, dont l’apparence de force n’enlevait rien à l’élégance. Ils s’entretinrent, durant un quart d’heure, des grands et menus faits de la guerre, puis, peut-être, sans y songer, la conversation devint plus intime, traitant de sujets plus badins.
Jean se risqua jusqu’à demander à Romania si un mari ou un fiancé exposait sa vie sur les champs de bataille. Romania confessa ne pas avoir cela à redouter, et le bras de Jean se fit plus pressant sur celui de la jeune infirmière...
Soudain il s’enhardit jusqu’à risquer un baiser sur la nuque.
Au contact de ces lèvres d’homme, les premières qui l’eussent effleurée, Romania éprouva un long tressaillement, tout son sang de vibrante Italienne lui afflua au cerveau et, presque inconsciemment, elle s’alanguit.
Jean, heureux de l’aubaine, fit asseoir la jeune fille sur une pierre large et, sans hésiter, se mit en devoir de lui relever la jupe et de lui sucer le clitoris. Lorsqu’il la sentit prête à jouir, il la coucha d’un élan, mais sans brutalité, et essaya de la pénétrer de sa verge brillante, mais Romania était vierge et le lieutenant le comprit, aussi prit-il toutes précautions pour éviter que la douleur ne fût trop vive.
Bientôt il réussit à ouvrir la voie et Romania, après une légère souffrance, sentit en elle un bien-être infini. Cette chose qui allait et venait dans sa matrice, qui la chatouillait et la pénétrait toute, lui procurait une telle joie qu’elle serrait les cuisses pour mieux la retenir, ce que sentant, le lieutenant s’enhardit et accéléra les mouvements.
Alors la bouillante Italienne ne se posséda plus, elle enlaça son séducteur, accrochant ses lèvres aux siennes, se soulevant de toute sa force afin d’être mieux pénétrée.
Enfin, sentant tout son être inondé d’une liqueur chaude, entendant les soupirs de jouissance de Jean, elle se mit elle-même à pousser, non des soupirs, mais des cris, à un tel point excitants que Jean sentit sa verge remise en vigueur et qu’il redoubla d’ardeur pour recommencer l’action.
Au contact de ce membre vigoureux qui la pénétrait à nouveau, Romania s’exaltait, bondissant comme une furie, jouissant sans discontinuer, mordant la bouche de Jean pour étouffer ses cris, car le jeune officier s’excitait au jeu, et bientôt ce furent des râles de bonheur qui emplirent l’espace de leur rythme amoureux.
Cependant Miss Nelly, un peu inquiète de la longue absence de Jean et de Romania, s’était décidée d’aller à leur rencontre ; elle fut arrêtée en cours de route par les cris de spasme poussés par les deux jeunes gens et, très intriguée, ne se rendant tout d’abord point compte de ce qui se passait, elle s’était effarée, les croyant attaqués, aussi s’avança-t-elle prudemment du côté d’où partaient les cris.
Ce ne fut qu’à une très faible distance qu’elle se rendit compte de ce qui se passait, et s’apercevant qu’elle n’avait pas été entendue, elle s’immobilisa, assistant, curieuse, à la fin de la séance amoureuse...
Jean et Romania, s’étant un peu calmés, se rendirent compte de leur situation plutôt bizarre et s’en trouvèrent gênés, mais où leur confusion fut à son comble, c’est lorsqu’ils s’aperçurent de la présence de Miss Nelly. Comme Jean, tout « penaud », se levait et s’excusait, essayant de dissimuler sa complice, Nelly le mit aimablement à l’aise :
« Ne vous excusez pas lieutenant, je ne suis pas une sotte et les choses de l’amour me sont très sympathiques... »
Elle souriait sous les rayons de la lune claire, elle souriait gentiment, n’osant pas avouer qu’elle était profondément troublée d’avoir assisté à la scène amoureuse décrite plus haut...
Troublée au point de ne plus savoir très bien ce qu’elle disait, troublée infiniment, prête à s’offrir, si une pudeur de respectabilité ne l’avait retenue...
Durant le court dialogue entre Jean et Nelly, Romania s’était remise et, un peu gênée, elle attendait la fin de cet échange de phrases.
Nelly, comprenant sa gêne et voulant aussi rompre le charme qui l’attirait vers Jean, s’empara du bras de Romania et l’entraîna en la plaisantant.
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La Musardine
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Présente édition : Editions La Musardine, 23 février 2007, 125 pages
20:47 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, F., Miss Clary | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : miss clary f, litterature francaise, romans erotiques, premiere guerre mondiale, la grande guerre, romans pornographiques, erotisme, petites alliees |
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vendredi, 04 février 2011
Les mains baladeuses - Esparbec - 2004
Fleshtown est une grosse bourgade perdue au fin fond du Kansas. Rien ne s’y passe, sauf peut-être l’annuelle Foire aux cochons, sinon la ville semble comme endormie dans sa campagne. Le Pasteur Bergman veille sur sa communauté et s’est donné comme mission d’instruire et de préparer aux plaisirs de la chair toutes les oies blanches des environs, toutes des filles innocentes qui risquent fort bien de s’étonner de ce que leur réserve leur futur mariage. A l'aide de ses pilules contre la timidité et de séances d'hypnose plus ou moins catholiques, il vient à bout des scrupules surannées des plus pudibondes. D’autres filles tournent mal, se laissant aller au pêché, et n’est-ce pas donc aussi le rôle de ce bon pasteur de les remettre dans le droit chemin. Evidemment le Pasteur Bergman a des méthodes bien particulières pour arriver à ses fins Pour lui, tout cela est plus qu’un devoir, c’est un véritable plaisir. Et pour ne pas perdre le fil de ses travaux, le Pasteur Bergman remplit minutieusement le détail de tout dans ses Carnets de chasse.
Cécilia Harding, la préceptrice des filles du pasteur, épie tous les traitements et jeux scabreux du pasteur. Ce ne sera pas sans conséquence sur sa propre vie, dont elle nous raconte les péripéties les plus lubriques dans son 'Cahier rouge'.
Ainsi les notes de chacun s’alternent et se mêlent dans ce livre dans lequel viennent encore s’ajouter les notes d’un écrivain parisien, Esparbec, que l'écriture de ce roman pornographique perturbe plus qu'il ne l'aurait souhaité...
Attention ! Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris, il s’agît bien ici de littérature pornographique pure et dure, et donc réservée à un public adulte.
L’écrivain français Esparbec est depuis quelque temps passé maître dans ce genre avec un style toujours très cru s’adressant bien plus au bas ventre du lecteur plutôt qu’à ses neurones. Ici, guère d’érotisme même. Les mains baladeuses nous conte une histoire se déroulant dans une bourgade pudibonde des Amériques, véritable caricature d’une certaine société américaine d’aujourd’hui et déjà le théâtre d’autres récits de l’auteur, Esparbec se donne à coeur joie, n’hésitant pas à provoquer sur tout aspect ayant trait au sujet. De plus il se joue à merveille de tous les clichés du genre pour donner l'excitation à certains sinon le dégoût à d’autres. Les pages ayant attrait à la vie d’Esparbec en personne sont tout en donnant plus de niveau au texte cependant bien moins intéressantes. on peut également critiquer le côté très machiste de chacune des scènes, mais cela fait peut-être partie de ce genre si particulier.
Car n’oublions pas que ce roman, comme on le dit, se doit d’être lu d’une main, sinon pas du tout.
A noter que les Mains baladeuses s’arrêtent là où commence l’autre roman d’Esparbec qu’est La foire aux cochons, publié un an plus tôt.
En bref Les mains baladeuses est quelque part un livre extrême, du porno pur qui plaira à certains mais en écoeurera beaucoup d’autres.
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Extrait : premier chapitre
" Préparation " d'une oie blanche (Carnets de chasse du pasteur Bergman)
LUNDI. PREMIER RENDEZ-VOUS.
Le printemps arrive, la chasse aux oies blanches est ouverte. Ce lundi, pendant que ma chère femme était au zoo avec les gamines (Virginia White, leur institutrice, avait ses règles), j'ai reçu dans mon cabinet Mlle Prudence Farming. Prudence Farming m'est recommandée par un collègue de F., petite bourgade proche de notre ville. Il prétend, dans sa lettre, qu'elle est " incroyablement naïve " et qu'on peut lui faire " avaler n'importe quoi ". Ce sont les termes qu'il emploie, je ne fais que le citer.
" Une authentique oie blanche ! ajoute-t-il dans son post-scriptum. Je ne peux m'en occuper moi-même comme elle le mérite, car je suis très lié avec ses parents, c'est pourquoi je vous l'envoie. Il s'agit de la déniaiser comme vous savez si bien le faire, afin qu'elle ne soit pas trop désarmée quand il s'agira de la marier. Dans sa famille, les filles se marient très tôt, ne vous laissez donc pas impressionner par son extrême jeunesse. "
Prudence Farming arrive à l'heure dite. La bonne étant de sortie, je l'introduis moi-même dans mon bureau. C'est une jolie rustaude qui sort à peine de l'enfance. Une beauté de village un peu grossière, mais alléchante. Mal maquillée. Bouche épaisse, mais bien dessinée. Elle rougit à tout propos et baisse les yeux chaque fois que je la regarde ; c'est bon signe. Elle a l'air si stupide que j'ai un début d'érection.
Elle s'assoit sur le siège que je lui désigne, en face de moi, et tire sa robe à fleurs sur ses genoux. Les mollets sont un brin trop forts, c'est une fille de la campagne, mais la jambe est bien faite. Son bas gauche est filé, une échelle grimpe sous sa robe. Elle regarde autour d'elle, très impressionnée par la quantité de livres qui garnissent mes étagères.
J'attaque ferme.
- Mon collègue de F. me dit que vous voudriez vous marier... de préférence avec un garçon de notre ville.
- C'est exact, monsieur le pasteur. Il m'a suggéré de m'adresser à vous. Il m'a dit que vous étiez un conseiller matrimonial, un expert du mariage.
Elle se trémousse un peu, mal à l'aise, et me lâche naïvement la véritable raison de sa visite.
- Il m'a dit aussi que vous connaissiez beaucoup de jeunes gens d'un bon milieu et que, si vous étiez content de moi, vous m'en feriez connaître quelques-uns, au cours d'une fête de charité.
(Brave collègue de F. ! Il faudra que je pense à lui revaloir ça. Dès demain je vais me mettre en quête d'une bonne fille bien délurée pour la lui envoyer quelques jours, histoire qu'elle se refasse une santé à la campagne. Je lui demanderai de la loger. Le reste le regarde.)
- Mon collègue n'a pas exagéré. Il est vrai que j'ai fait plus de cent mariages. Si je comprends bien, Prudence, vous ne voulez pas épouser un garçon de la campagne ?
- Non, monsieur. Je voudrais vivre à la ville. Et pour cela...
- Pour cela, il vaut mieux épouser quelqu'un de la ville ! Cela va sans dire... Eh bien, je ne vois aucune raison de ne pas vous donner satisfaction. Je vais faire en sorte de vous trouver un bon mari... Un employé de banque, par exemple. J'ai en vue un garçon très sérieux qui rêve d'épouser une fille saine qui viendrait de la campagne.
- Oh, cela ferait tout à fait mon affaire ! Est-il bien de sa personne ?
- C'est un assez joli garçon. Mais avant de vous le présenter, il faut que je vous fasse subir quelques tests. Etes-vous disposée à les subir ?
- Je ferai tout ce qui sera possible pour vous satisfaire, monsieur.
- Ne vous avancez pas si vite. Je vais vous demander des choses qui vont peut-être offenser votre pudeur. Vous comprenez que, quand il s'agit de mariage, on n'est jamais assez prudent !
- Je comprends.
- Je vais donc opérer quelques constatations préalables. Restez assise, c'est moi qui vais venir à vous.
Je fais le tour du bureau, je prends une chaise, et je vais m'asseoir tout près d'elle. Nos genoux se touchent. Je lui prends les mains et je les lui pose sur les accoudoirs de son fauteuil.
- Vous garderez vos mains ici, quoi qu'il arrive. C'est bien compris ?
Elle fait oui de la tête, visiblement inquiète de ces préliminaires.
- Est-ce que des garçons vous ont déjà touché les seins, Prudence ?
Un flot de sang monte à ses joues et elle baisse le front pour fuir mon regard. Ses mains se sont crispées sur les accoudoirs du fauteuil. N'osant pas parler, elle fait signe que oui, de la tête.
- Les leur avez-vous montrés ?
Elle hésite longuement, puis, à nouveau, opine du bonnet. Ses oreilles sont écarlates.
- Expliquez-moi comment cela s'est passé. En quelques mots.
- A la fête du village... une fois... après le bal... j'avais un peu bu, j'avais chaud... mon cavalier m'a proposé d'aller prendre le frais dehors... et c'est là... dans une grange...
- Seulement les seins ?
- Oh oui, monsieur, je vous le jure. Et quelques baisers. Quand il a voulu aller plus loin, je ne me suis pas laissé faire !
- Eh bien, c'est parfait, ma chère Prudence. Voyez-vous, il faut que j'assure que vous avez une bonne poitrine, car le fiancé que je vous destine veut avoir des enfants et que sa femme soit en mesure de les allaiter. Si vous les avez déjà montrés à un garçon, ce ne sera donc pas une trop grande épreuve pour votre pudeur que de me laisser les examiner à mon tour.
Je m'attendais à des protestations effarouchées. Il n'en est rien. Mon collègue de F. aurait-il raison ? Peut-on vraiment lui faire " avaler n'importe quoi ? " Voilà que mon érection me reprend. Quant à elle, elle attend bien sagement, les mains sur les accoudoirs, les paupières baissées.
- Ce garçon que je vous destine, lui dis-je, est une véritable perle. Il est déjà le propriétaire d'une très jolie maison et il vient d'acheter une voiture neuve. Il n'attend plus qu'une jeune fille comme vous pour fonder une famille...
Tout en l'endormant ainsi de promesses, je déboutonne le premier bouton de son corsage. Elle tressaille à peine. Je continue. Quand sa robe est ouverte jusqu'à la ceinture, je lui dis :
- Vous n'avez qu'à imaginer que vous êtes chez le docteur.
Elle acquiesce d'un geste imperceptible. Je glisse mes mains sous sa robe et je la fais se pencher vers moi pour dégrafer son soutien-gorge dans son dos. Nos joues se frôlent. La sienne est brûlante. Le soutien-gorge dégrafé, elle se redresse. Je ne lui laisse pas le temps de se reprendre, j'ouvre sa robe et j'abaisse les bonnets. Ses seins jaillissent comme deux colombes avec leurs becs roses tendus. Ils sont superbes, gonflés de sève, en forme de poire, avec des pointes minuscules déjà toutes durcies par l'émotion.
- Et hop, dis-je, les voilà dehors, ces mignons. Vous avez vraiment une très jolie poitrine, Prudence, votre mari aura bien du bonheur à la caresser.
Elle bat des paupières. Je me penche pour bien les admirer. Comme elle se tient toute droite, le dos vertical, ses seins sont braqués devant elle avec une sorte d'effronterie qui ne laisse pas d'agir sur mes sens. Je trouve toujours très excitant de regarder les seins nus d'une femme encore habillée, de les voir surgir ainsi dans le désordre des vêtements, s'offrant à la vue et au toucher comme des fruits de chair qu'il n'y a plus qu'à cueillir. Cette Prudence a une nature très sensuelle car il suffit que je les regarde pour que leurs mamelons s'épanouissent à vue d'oeil.
- Nous allons passer à l'exercice suivant, lui dis-je. Vous me les avez montrés, maintenant je vais vous les toucher. Comme ce garçon, dans la grange... Et comme votre mari, au soir de vos noces.
- Mais...
- Pas de mais, Prudence ! (J'ai pris ma grosse voix.) Si vous voulez épouser ce garçon, il faut faire ce que je dis ! Je dois vérifier que vos seins sont d'une capacité suffisante pour nourrir vos bébés. Pour cela, je dois les palper !
Je les prends donc en mains sans qu'elle réagisse autrement que par un frisson. Quelles merveilles... suaves, tièdes, élastiques ! Je les pétris doucement, puis je les caresse sur toute leur longueur en resserrant mes doigts. Quand j'arrive aux pointes, je les saisis entre mes doigts et les pince délicatement. Prudence se laisse faire, toute frémissante, c'est à peine si elle ose respirer. Je sens ses genoux tressaillir nerveusement contre les miens chaque fois que je lui taquine les tétins.
Je m'amuse ainsi un bon moment, dans le plus grand silence. La coquine prend goût à la chose, cela se sent à l'alanguissement de son corps, à la façon dont elle se cambre chaque fois que je les reprends après les avoir lâchés un instant. Je la sens mûre ; je décide donc de pousser la chose plus avant.
- Les seins d'une femme ne servent pas qu'à nourrir ses enfants. Ils sont aussi là pour le plaisir du mari. Et pour le vôtre. Une femme éprouve toujours de l'excitation à les montrer et à se les faire caresser.
En lui disant cela, je lui titille les mamelons.
- Vous sentez comme ils deviennent durs, Prudence ? Comme ils grossissent ? Est-ce que vous auriez de vilaines pensées, par hasard ? Venez avec moi... nous allons étudier ça de plus près.
Je la conduis devant le miroir de la cheminée. Dès qu'elle s'y voit, dépoitraillée, elle pousse un cri et veut se couvrir. Je l'en empêche en lui tenant les mains. Je prends à nouveau ma grosse voix. Et face au miroir, l'obligeant à regarder ce que je lui fais, tout en lui parlant de son futur mari, je lui empoigne à nouveau les mamelles.
- Il vous le fera, lui, autant vous aguerrir tout de suite pour ne pas avoir l'air trop sotte ! A la ville, les hommes aiment bien jouer avec les seins de leurs femmes. C'est la faute de toutes ces publicités pour les dessous...
Je les soupèse, les secoue, les manipule, les agite, les pétris. C'est terriblement excitant de voir son visage écarlate et ses seins blancs dans le miroir. Elle respire de plus en plus vite. Je me colle à elle par-derrière. Ses fesses charnues accueillent mon érection.
- Oh, monsieur le pasteur...
- Votre mari aussi le fera... lui dis-je. Nous sommes à la ville, ici, pas à la campagne. Il faut vivre avec son temps.
La tenant par les seins, je la plaque contre moi. Je sens son derrière bouger. Je colle ma bouche à son oreille. Charmante oreille en forme de coquille marine. Je lui susurre :
- A la ville comme à la campagne, Prudence, quand un mari fait cela à sa femme, elle doit impérativement mouiller sa culotte. Sinon, c'est qu'elle n'est pas mûre pour le mariage. Est-ce que vous mouillez la vôtre, en ce moment ?
Elle ne répond pas. Sa bouche épaisse a pris un pli boudeur. Je tire sur les tétines roses, je les allonge, petites cornes de chair. Elle ferme les yeux, s'alanguit contre moi, me pousse les fesses contre le ventre. C'est trop pour une première fois ! En dépit de tous mes efforts pour le retenir, mon plaisir m'échappe, je lui pétris rageusement les nichons et, la serrant contre moi, j'éjacule dans mon caleçon. (Il faudra que je songe à le rincer tout à l'heure pour que Gertrude ne se rende compte de rien.)
Cela s'est fait si soudainement que je n'ai pu retenir un cri furieux.
- Vous êtes bien une petite femelle comme toutes les autres ! lui dis-je. Allez, mademoiselle, rhabillez-vous, l'exercice est terminé pour aujourd'hui ! Cachez donc votre poitrine, fille impudique. A-t-on idée de rester ainsi les nichons à l'air ! Interdite, au bord des larmes, elle se rhabille en toute hâte. Je la reconduis jusqu'à la porte sans un mot. Au moment d'ouvrir, je lui fixe un nouveau rendez-vous pour demain. Et je referme la porte derrière elle sans attendre même qu'elle m'ait répondu.
Si elle vient demain, après un tel début, c'est qu'elle est prête à tout pour se marier. En ce moment, j'en suis sûr, rien que l'idée la révolte. Mais la nuit porte conseil...
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Présente édition : Editions La Musardine, 25 août 2005, 699 pages
21:49 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, Esparbec | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : erotisme, pornographie, esparbec, les mains baladeuses, romans erotiques, romans pornographiques, litterature francaise |
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