jeudi, 24 septembre 2009

Ecriture : Mémoires d’un métier (On Writing : A Memoir of the Craft) – Stephen King - 2000

bibliotheca ecriture

Ecrivant depuis l’âge de six ans, l’américain Stephen King est vite devenu l’un des écrivains les plus vendeurs des années 1980 à aujourd’hui. Pourtant jamais n’a-t-il réellement songé à écrire sur son métier. Est-ce parce que l’on vend beaucoup que l’on s’y connaît réellement ? Lui-même n’en est pas sûr. Alors plutôt que de nous présenter un énième manuel d’écriture, Stephen King nous livre avec Ecriture : Mémoires d'un métier un texte passionnant, principalement autobiographique, racontant sa « formation d’écrivain », en commençant par raconter ses premiers textes écrits à l’âge de six ans, sa consécration, dû à la publication en 1974 de Carrie, sa rencontre avec son actuelle épouse et « lectrice idéale » Tabitha et son terrible accident, survenu des années plus tard lorsqu’il se fait faucher en 199 par un van et qui va tout remettre en question.
C’est surtout la première partie, « CV » qui présente tous les événements qui ont fait de lui un écrivain à succès, des choses importantes, mais aussi des anecdotes qui le sont au premier abord bien moindre. Par exemple il nous cite cette anecdote où, lorsqu'il avait cinq ou six ans, il a demandé à sa mère si elle avait déjà vu quelqu'un mourir. Oui, lui dit-elle, un marin qui avait sauté du toit du Graymore Hotel à Portland et s'était écrasé dans la rue. «Il y en avait partout», m'a dit ma mère d'un ton très naturel. Elle s'est interrompue, puis a ajouté: «Un truc vert sortait de lui. Je n'ai jamais oublié.» «Moi non plus, Maman», commente Stephen King adulte. Et l’entièreté de cette partie est l’image de cette petite histoire : à la fois familier, drôle et édifiant.
Une deuxième partie, intitulée « Boîte à outils » se veut plus technique, Stephen King y donnant de très nombreux conseils en tout genre sur l’écriture et sa technique, le langage et la lecture, qui pour lui reste à jamais primordiale à tout écrivain.
Dans la dernière partie : « De la vie : un post-scriptum » Stephen King revient à l’autobiographie pour y compter son accident, sa rééducation et sa vie actuelle.
Et tout au long on se rend compte à quel point la vie de King est indissociable de son métier, l’un allant parfaitement avec l’autre. Et de l'origine de son œuvre, de l'influence de l'alcool et de la drogue sur sa vie, de l'inutilité absolue des mots inutiles, de la nécessité de lire beaucoup, de la simplicité des idées et aussi de leur complexité… tous les aspects de la profession, ainsi que de son expérience personnelle, sont abordés. Le style, à la fois intime et professoral, reste toujours pratique et savoureux.

Quelque part entre conseil pratique d’écriture et sagesse, Ecriture : Mémoires d’un métier intéressera tous les écrivains, confirmés ou non, et tous les amateurs de lecture.

A lire !

Pour commander ce livre :

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Voir également :
- Cujo - Stephen King (1981), présentation
- Christine - Stephen King (1983), présentation
- La peau sur les os (Thinner) - Richard Bachman (Stephen King) (1984), présentation
- Misery - Stephen King (1987), présentation
- Dreamcatcher - Stephen King (2001), présentation
- Colorado Kid (The Colorado Kid) - Stephen King (2005), presentation
- Cellulaire (Cell) - Stephen King (2006), presentation

mardi, 18 décembre 2007

Misery - Stephen King - 1987

bibliotheca misery

Paul Sheldon est un écrivain de best-sellers qui doit sa renommée principalement grâce à une série de romans mettant en scène les aventures d'une héroïne romantique qu'il a crée : Misery Chastain. Cependant au fil des ans il commence à s’ennuyer de son personnage et décide de la faire mourir pour se consacrer à d'autres histoires. Le dernier tome des aventures de Misery Chastain qui aura comme titre « L’enfant de Misery » est écrit en hiver. Le manuscrit en main, Paul Sheldon est cependant victime d’un accident de la route dans les montagnes. Il est sauvé par une ancienne infirmière, Annie Wilkes, qui dit être son admiratrice numéro un. Elle le soigne gentiment, mais Paul se rend vite compte que celle-ci est victime de troubles de la personnalité. Et quand elle lit "L'enfant de Misery" et découvre à la fin que son héroïne préférée meurt, elle fait tout pour empêcher Paul de partir de chez elle, ayant même recours à la violence, et le force à écrire "Le retour de Misery", roman dans lequel Misery survivra.
Le cauchemar, pour Paul Sheldon, commence alors...

Misery
est un très marquant et immense succès de l’écrivain américain Stephen King. Comme si souvent Stephen King met en scène un autre écrivain de best-sellers, quasi double de lui-même, qui va connaître l’horreur à cause de son écriture, ici notamment sous les traits de l’une de ses admiratrices qui peine à séparer la réalité de la fiction. Et ici, contrairement à ses autres livres, il n’y a guère de fantastique, tout se base sur le suspense d’un immense réalisme. Stephen King donne à ce roman la forme d’un passionnant huis-clos entre ses deux personnages qui dure sur plusieurs centaines de pages, la presque totalité du livre, avec en plus l’apparition du livre « Le retour de Mary » plusieurs dizaines de pages. Les scènes les plus impressionnantes, mais aussi les plus compliquées, sont celles dans lesquels Paul à l’esprit brumeux, sous l’emprise de ces fortes douleurs et des drogues administrées par Annie Wilkies, subit entre diverses hallucinations ses multiples sensations douloureuses parfaitement décrites. Comme il le prétend lui-même dans son livre Ecriture: mémoires d'un métier (On Writing: A Memoir of the Craft, 2000), Stephen King voulait faire de ce roman une métaphore de sa propre dépendance aux drogues qu’il a connue dans les années 80.
Et malgré sa longueur et une intrigue qui se résume en quelques lignes le roman réussit parfaitement à maintenir le suspense tout au long.

Pour l'anecdote, Stephen King songea à publier ce roman sous le pseudonyme qu'il avait déjà utilisé, Richard Bachman, malheureusement le public ayant découvert que ces deux personnes ne faisaient qu'une, il se résolut à ne pas faire durer la supercherie plus longtemps et signa ce livre sous le nom de Stephen King.

Misery a été adapté au cinéma en 1990 par Rob Reiner avec dans les deux rôles principaux Kathy Bates et James Caan.

 

Voir également :
- Cujo - Stephen King (1981), présentation
- Christine - Stephen King (1983), présentation

- La peau sur les os (Thinner) - Richard Bachman (Stephen King) (1984), présentation

- Ecriture : Mémoires d’un métier (On Writing : A Memoir of the Craft) – Stephen King (2000), présentation
- Dreamcatcher - Stephen King (2001), présentation
- Colorado Kid (The Colorado Kid) - Stephen King (2005), presentation
- Cellulaire (Cell) - Stephen King (2006), présentation

mercredi, 24 octobre 2007

Cellulaire (Cell) - Stephen King - 2006

bibliotheca cellulaire

Le 1er octobre, Dieu trônait au Paradis, la Bourse de New York frôlait les 10 140 points, les avions décollaient et atterrissaient à l'heure (sauf à Chicago, comme d'habitude). Deux semaines plus tard, le ciel appartenait à nouveau aux oiseaux et la Bourse était réduite à un souvenir.

Tel commence cette journée apocalyptique qui pourtant au début ne laissait rien prévisager de la sorte. Ainsi le dessinateur Clayton Riddellarrive à Boston pour vendre sa première bande dessinée. Le contrat est signé et il s'apprête à rentrer chez pour retrouver sa famille. Mais l'horreur commence. Un cri retentit et Clay aperçoit un homme visiblement déséqauilibré se ruer sur un chien et lui arracher une oreille. plus loin de nombreuses autres personnes semblent avancer étrangement en attaquant les passants avec des couteaux de boucher. Et peu à peu l'enfer s'installe sur terre. Car le monde entier sera touché, tout le monde se transformant rapidement en zombire. L'élément déclencheur, plus tard appelée l'Impulsion, contamine tout un chacun via son téléphone portable: un appel mystérieux, la personne répond et se transforme en zombie. Clay réussit cependant à survivre et se regroupe deux autres rescapés afin de faire route ensemble et apprendre peu à peu à se protéger des zombies. Mais leur combat pour survivre devient de plus en plus difficile car les phonistes ou siphonnées, comme ils appellent les zombies, se regroupent en troupeaux et réussissent à communiquer entre eux par télépathie.

Dès que l'on lit la dédicace on comprend tout de suite où Stephen King cherche à nous mener avec son roman horrifique Cellulaire paru en 2006. En effet celui-ci est dédicacé au cinéaste George A. Romero, le réalisateur de nombreux films cultes mettant en scène des morts-vivants, et à l'écrivain Richard Matheson, auteur notamment du mythique Je suis une légende (I Am a Legend, 1954). Et Stephen King va de même nous servir une histoire très sanguinolante et gore à souhait. Contrairement à son habitude qui consiste à mettre lentement les choses en place afin de faire venir doucement mais sûrement le suspense, ici, à l'instar d'un George A. Romero ou Richard Matheson, Stephen King ne perd pas de temps et l'horreur commence dès la seconde page. Le lecteur se rendra vite compte que Cellulaire s'avère rapidement être un excellent thriller horrifique et apocalyptique qui tourne (trop ?) rapidement au genre survival et qui tout en restant parfaitement classique dans son genre plaira énormément par son style et aussi par son humour noir (certains jeux de mots phonétiques autour des téléphones cellulaires passent hélas mal dans la traduction française). Comme d'habitude chez Stephen King on constate également certains défauts dont notamment certaines longueurs inutiles. Vers la milieu du roman il devient un peu plus difficile de s'accrocher et le final ne plaira guère à tout le monde. De plus certains n'y verront d'ailleurs qu'une réécriture peu réussie du célèbre roman de King qu'est Le Fléau (The Stand, 1978).

Par ce roman Stephen King à aussi cherché à s'engager contre une Amérique matérialiste en proie au chaos et dont la destruction ici provient justement de son quotidien et des symboles de consommation à première vue parfaitement anodins. On retrouve également certaines critiques contre la politique intérieure et internationale des Etats-Unis.

Sans être le meilleur de Stephen King, loin de là même, ce roman vaut cependant la peine d'être lu. En tout cas surtout et avant tout pour les amateurs d'horreur, les autres risquent de trouver cette lecture assez vaine.

 

Voir également :
- Cujo - Stephen King (1981), présentation
- Christine - Stephen King (1983), présentation

- La peau sur les os (Thinner) - Richard Bachman (Stephen King) (1984), présentation
- Misery - Stephen King (1987), présentation
- Ecriture : Mémoires d’un métier (On Writing : A Memoir of the Craft) – Stephen King (2000), présentation
- Dreamcatcher - Stephen King (2001), présentation
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mardi, 21 août 2007

Dreamcatcher - Stephen King - 2001

bibliotheca dreamcatcherTous les ans les quatre amis Pete, Henry, Jonesy et Beaver se retrouvent dans les forêts du Maine pour une partie de chasse. C’est là qu’ils avaient passé une bonne partie de leur enfance en compagnie de Duddits, un enfant atteint de trisomie et qu’ils avaient adopté comme un petit frère. Mais si cet endroit fut jadis leur terrain d’aventures, il fut aussi le théâtre d’événements qu’ils se sont efforcés d’oublier depuis. Leur présent séjour semble se passer pour le mieux jusqu’au jour où ils deviennent témoins d’événements étranges dans la forêt, fuite massive d’animaux, découverte de corps de personnes atteintes de maladies mystérieuses.
Loin des quatre amis, l’armée fédérale s’organise autour de ces mêmes forêts du Maine. Ils suspectent qu’un Ovni se serait écrasé dans la région et fort de leur expérience passée ils se doutent que ces visiteurs représentent un véritable danger pour l’humanité. La chasse aux extra-terrestres est ouverte.
Pour Pete, Henry, Jonesy et Beaver les phénomènes mystérieux ne cessent de s’accumuler, allant jusqu’à mettre leur vie en péril. Ils comprennent vite qu’une créature venue d’ailleurs semble les traquer. Et pour se sauver ils devront faire appel à leur passé et surtout à Duddits qui par le passé à travers les temps semble être capable de leur fournir les clés à leur survie…

Dans Dreamcatcher, paru en 2001, Stephen King n’hésite pas à s’attaquer à la fois à plusieurs sous-genres du domaine du fantastique et de la science-fiction.  Tout part d’une partie de chasse type survival game pour finir quelque part entre Alien, La guerre des mondes et L’invasion des profanateurs. Le personnage de Duddits, un attardé mental aux pouvoirs parapsychiques, est depuis l’œuvre de Théodore Sturgeon un classique du genre, et les attaques militaires s’inspirent clairement d’Apocalypse Now de Francis Ford Coppola. Les références, que ce soit vers des films de cinéma ou vers d’autres œuvres, sont multiples et en font quasi l ‘entièreté du roman qui finalement apparaît plus comme un bon produit de recyclage qu’un roman original.
Si l’idée de Dreamcatcher peut paraître à priori plutôt intéressante, le résultat est en final hélas bien raté. Stephen King peine à maintenir le tout ensemble et se perd dans de nombreuses explications pour raccrocher les différents éléments les uns aux autres. Le tout paraît décousu, incohérent, beaucoup trop long et le suspense ne prend que trop rarement. De plus la lecture donne l’impression qu’il s’agît plus d’un scénario clef en main pour une future adaptation que d’un réel roman (le roman sera d’ailleurs adapté à peine deux ans plus tard au cinéma sous le même titre).

A noter que le titre du roman fait référence à une sorte de filet qu’utilisaient les Indiens d’Amérique pour repousser ou capturer les cauchemars. C’est une idée originale mais qui ne sert finalement pas à grand chose dans ce roman.

Si énormément de choses sont à critiquer sur ce roman qui est bien loin des meilleurs produits de Stephen King, il n’empêche que Dreamcatcher reste un divertissement convenable.

A réserver cependant aux amateurs de Stephen King.

 

Voir également :
- Cujo - Stephen King (1981), présentation
- Christine - Stephen King (1983), présentation

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vendredi, 22 juin 2007

Christine - Stephen King - 1983

bibliotheca christine

Arnie Cunningham est un jeune adolescent fort doué mais plutôt complexé. Il mène une vie plutôt tranquille à Libertyville, une banlieue de Pittsburgh, lorsqu’un soir de retour d’un job d’été avec son ami Dennis Guilder, il aperçoit au bord de la rue en face d’une vieille maison une vieille voiture américaine, une Plymouth Fury rouge et blanche de 1958. Pour Arnie c’est un réel coup de foudre et décide de racheter coûte que coûte la voiture à son propriétaire qui bizarrement la lui cède encore assez facilement. Mais ce que Arnie ignore encore est que la voiture semble hantée. Au fur et à mesure que le temps passe une véritable liaison, Arnie s’attache de plus en plus à cette voiture, un peu comme s’il était entré dans une relation amoureuse. Peu à peu la voiture, qui semble parfois agir de façon indépendante, prend le dessus sur Arnie qui aura de plus en plus de mal à la contrôler. Arnie s’effacera de plus en plus devant cette voiture qui agit comme un objet parfaitement vivant et … jaloux des fréquentations de son maître, notamment de sa petite amie Leigh.

Christine sort en 1983 pour vite devenir un roman culte du genre de l’horreur. Stephen King, déjà fort renommé à l’époque, réussit parfaitement à y réinventer le sujet classique de la maison hantée en nous introduisant cette fois une voiture qui serait hantée, idée qui pourrait paraître un peu grotesque à priori mais qui devient vite tout à fait convaincante sous la plume de Stephen King. Cette histoire de possession émeut surtout par la description de son personnage principal Arnie Cunningham, héros typique des œuvres de Stephen King, que l’on voit petit à petit se transformer psychologiquement suite à sa liaison avec la voiture, autre et véritable héroïne du roman. Le lecteur s’identifiera facilement aux héros de ce roman, que ce soit Arnie, Christine ou Leigh, et sera tenu en haleine jusqu’à la dernière page, Stephen King gérant brillamment le suspense jusqu’à la fin. Stephen King réutilise dans ce roman des thèmes qui lui sont chers, tels la vie à l’adolescence et les années cinquante.

Le roman a été porté au grand écran en 1983 sous la direction du réalisateur John Carpenter.

Christine est un roman incontournable pour tous les amateurs d’horreur et fans de Stephen King.

A lire !

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Voir également:
- Cujo - Stephen King (1981), présentation

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jeudi, 22 juin 2006

Colorado Kid (The Colorado Kid) - Stephen King - 2005

Dave Bowie et Vince Teague sont deux vieux routards du journalisme travaillant pour un petit journal hebdomadaire local sur une île le long de la côte du Maine. Leur travail consiste quasi uniquement à commenter des petits faits divers sans importance. Un beau jour débarque à leur journal la ravissante Stephanie McCann qui vient faire un stage en journalisme. Stephanie fort de sa jeunesse et de sa beauté est pour les deux vieux journalistes comme une source de jouvence. Afin de lui donner envie de rester après son stage, Vince et Dave décident de lui révéler une étrange énigme survenue il y a vingt-cinq ans dans les environs et qui aujourd'hui n'est toujours pas résolue. Un homme avait été retrouvé mort avec un morceau de steak au fond de l agorge, un paquet de cigarettes qui ne lui appartient vraisemblablement pas et une pièce russe dans la poche, dans des circonstances insolites et inexplicables, et n'a aujourd'hui toujours pas livré le moindre de ses secrets aux tenaces journalistes.

Colorado Kid est un bref roman qui a été écrit par Stephen King, qui délaisse ici totalement le genre du fantastique et de l'horreur, en 2005 pour la collection Hard Case Crime qui a pour but de remettre au goût du jour le genre du policier style pulp d'antan. On y reconnaît d'ailleurs un fort hommage à Raymond Chandler et à d'autres écrivains de l'époque. Stephen King explore dans ce roman surtout les questions et réponses que vont se poser les deux journalistes lors de leurs longues enquêtes mais sans jamais donner de réponse définitive. Le mystère restera inexpliqué, d'où son intérêt d'ailleurs, vingt-cinq ans après. En effet ce qui intéresse Stephen King avant tout c'est le mystère. Et comme il le dit lui-même dans sa post-face au livre: il aurait été facile d'imaginer un dénouement à cette histoire mais ce n'était pas le but. Ce roman est un réel plaisir pour le lecteur amateur de romans policiers.

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- Cujo - Stephen King (1981), présentation
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13:27 Écrit par Marc dans King, Stephen | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : stephen king, romans policiers, suspense, litterature americaine | |  Facebook | |  Imprimer | |

mercredi, 14 juin 2006

Cujo - Stephen King - 1981

Cujo est un saint-bernard immense pesant près de cent kilos. Totalement inoffensif, il est le meilleur ami de Brett Camber, un jeune garçon de dix ans. Cependant un beau matin, alors que le chien pourchasse un lapin qui se réfugie dans une petite grotte souterraine, il se fait mordre par une chauve-souris, vraisemblablement enragée. Généralement calme et affectueux, la bête va se transformer peu à peu en un monstre assoiffé de sang. Le cauchemar commence alors pour Donna Trenton et son fils Tad, fraîchement débarqués de New York, qui partis chez le garagiste, propriétaire du chien, pour faire réparer leur voiture, tombent nez à nez avec le saint-bernard enragé. Le chien se montre des plus agressifs et Donna et Tad tentent de fuir, mais leur voiture cale. Ils se retrouvent ainsi prisonnier dans la voiture, mis sous siège par Cujo qui attend de pouvoir attraper ses proies.

Cujo est souvent considéré par les lecteurs comme une des œuvres les plus réussies de Stephen King. L’auteur, devenu dans les années 80 et 90 l’un des auteurs les plus lus dans les genres de l’horreur et du fantastique. Stephen King sait parfaitement gérer dans un style haletant et intense le suspense dans ce qui ressemble plus à un banal fait divers, ce long siège des Trentons face à ce chien enragé. Les descriptions du mental du chien ainsi que de la folie animalière sont impressionnantes. Stephen King se concentre dans ce roman plus sur le gore et l’horreur la plus simple et laisse un peu de côté le fantastique, même si l’auteur semble à plusieurs reprises nous suggérer que les motivations du chien ne sont pas que dûes à sa maladie. Mais comme souvent Stephen King a la manie de mélanger le quotidien le plus banal de ses personnages de la vie rurale américaine avec ses histoires d’horreur, et hélas les histoires parallèles ici ne sont ni très intéressantes ni très prenantes et n’ont représenté pour moi qu’un gros gaspillage de pages (presque la moitié du livre).

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Christine - Stephen King (1983), présentation
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13:13 Écrit par Marc dans King, Stephen | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : thriller, fantastique, stephen king, horreur, litterature americaine | |  Facebook | |  Imprimer | |