lundi, 21 mai 2012

SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi  - Gérard de Villiers - 2012

romans erotiques,sas,gerard de villiers,malko linge,litterature francaise,benghazi, les fous de benghazi,thrillers,romans d espionnage,libyeUn choc sourd ébranla la Cherokee. Un projectile avait fait sauter un bout du pare-choc.

Cyntia poussa un cri de terreur et Ted, au volant, accéléra encore. Hélas, personne ne court plus vite qu’un obus de 20 mm. Heureusement, le pick-up lancé à leur poursuite n’arrivait pas à ajuster son tir, ballotté par les innombrables trous de la chaussée.

Mais, au premier obus qui toucherait la Cherokee, ils étaient tous morts.

Ted se tourna vers Malko, impassible mais le visage sombre.

- Sir, we are running out of fuel…

2012, la Libye est en pleine révolution, et les forces de l’Otan frappent le pays afin de pousser la chute de Kadhafi. La fin du Guide est proche, mais qui lui succédera au pouvoir ? Les Américains craignent que les Islamistes tentent de prendre le contrôle, et, afain de les contrer, ils essaient de rétablir une monarchie constitutionnelle en Libye, cela avec le petit-fils de l’ancien roi Idriss, renversé en son temps par Kadhafi.
C’est ainsi que Ibrahim Al Senoussi, prétendant au trône et habitant à Londres, vient au Caire pour rencontrer ses contacts.
Or son vol échappe de peu à un attentat, juste avant son atterrisage; un inconnu tentant d’abattre l’avion grâce à un missile léger, un SAM 16 STRELA.
Qui est l(auteur de cet attentat ? Pourquoi ? Quelqu’un pouvait-il savoir que se trouvait à bord le successeur au trône de Libye ?
La CIA doit enquêter ! Et elle envoie sur place Malko Linge. Sa mission : suivre Ibrahim Al Senoussi, et découvrir avant tout autre qui il va rencontrer, cela afin de mieux le protéger. Et quel meilleur moyen pour cela que de séduire la magnifique campagne du prétendant, un mannequin anglais, qui fera vite oublier à l’agent très spécial Linge, les dangers de sa mission.
Mais le Caire n’est qu’une étape, et Malko Linge se retrouve bien vite en partance pour Benghazi, en Libye, une ville en pleine révolution dans laquelle se battent tous les successeurs au pouvoir du Guide déchu.
Et rien n’est jamais simple en Libye, et la mort guettera Malko Linge à tous les coins de rue.

191ème aventure de SASMalko Linge, Les fous de Benghazi, sous la plume de l’infatigable Gérard de Villiers, mène le lecteur au coeur des luttes de pouvoir libyennes lors de la chute de Kadhafi et des révolutions arabes. On y retrouve le meilleur et le pire de la littérature, mélange bien propre depuis des années à cette série de gare, cela au plus grand plaisir, ou déplaisir, des habitués. Bref, ce roman est un SAS réussi, et après une intrigue qui tient pas toujours bien ensemble aboutit à une fin poignante et bien réussie. Décidément le vieux Gérard de Villiers a retrouvée l’énergie qui semblait s’être dissipée lors des tomes précédents.

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Présente édition : éditions Gérard de Villiers, 4 janvier 2012, 300 pages

Voir également :
- SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
- SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation

- SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli (1992), présentation
- SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation

- SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation

- SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation

- SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation

- SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation

- SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
- SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait

dimanche, 20 mai 2012

Un traître à notre goût (Our Kind of Traitor) - John Le Carré - 2010

john le carre, litterature britannique, romans d espionnage"Or les princes en ce cas, honnissent le traître, mais en adorent la trahison."

Pour Perry et Gail, jeune couple anglais en vacances dans les Caraïbes, tout commence par une partie de tennis avec une famille russe, les Dima. Puis s’ensuit une soirée organisée par leurs partenaires de jeu, et malgré eux, ils deviennent des émissaires de la mafia russe cherchant à traiter avec les services britanniques. Pour s’en sortir ce jeune couple n’a qu’une solution : devenir espion.
Et cela va les entraîner au péril de leur vie entre Antigua at un Goulag et de Roland Garros  à une cachette dans les alentours de Berne en passant par la City de Londres, où règnent en connivence les services secrets, la corruption et la cupidité des affaires.

Un traître à notre goût, écrit par John Le Carré le spécialiste britannique des romans d’espionnage, décrit avec une minutie extrême cet engrenage dans lequel tombe ce jeune couple anglais, exposant tout autant les rouages de la mafia ainsi que ceux des services secrets.
Cette minutie descriptive instaurée par l’auteur entraîne forcément une certaine longueur dans la lecture, une certain ennui même par moments, cela comme souvent dans les romans de Le Carré, mais le plaisir vient rapidement à celui qui sait patienter, le tout devenant même passionnant.

Un traître à notre goût de John Le Carré est un passionnant roman d’espionnage, un texte minutieux et détaillé qui ravira tous les amateurs du genre.

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Extrait :

7 heures du matin sur l'île caribéenne d'Antigua, un certain Peregrine Makepiece, surnommé Perry, athlète amateur complet de haut niveau et récemment encore enseignant de littérature anglaise dans un college réputé de l'université d'Oxford, disputait un match au meilleur des trois sets contre un quinquagénaire russe musclé et chauve, aux yeux marron, au dos raide et au port altier, du nom de Dima. Les événements qui avaient abouti à ce match firent bientôt l'objet d'intenses investigations de la part d'agents britanniques que leur profession ne disposait guère à croire au hasard. Et pourtant, sur ce point, Perry n'avait rien à se reprocher.

La venue de son trentième anniversaire, trois mois plus tôt, avait précipité la crise existentielle qui couvait en lui à son insu depuis plus d'un an. Assis à 8 heures du matin dans son modeste logement à Oxford, la tête entre les mains, après un jogging de quinze kilomètres qui n'avait pas réussi à soulager son sentiment d'affliction, il avait sondé son âme pour découvrir à quoi avait servi le premier tiers de son existence, sinon à lui fournir un prétexte pour éviter de s'aventurer hors des confins de la cité aux clochers rêveurs.

Pourquoi ?

Vu de l'extérieur, le parcours de Perry était celui d'une parfaite réussite universitaire. L'élève de l'école publique, fils de professeurs du secondaire, arrive à Oxford bardé de diplômes décernés par l'université de Londres, nommé pour trois ans sur un poste offert par l'un des colleges historiques, établissement d'excellence fort bien doté. Son prénom, apanage traditionnel des couches supérieures de la société, lui vient d'Arthur Peregrine, prélat méthodiste originaire de Huddersfield qui soulevait les masses au XIXe siècle.

Pendant le trimestre, quand il n'enseigne pas, il se distingue en cross-country et autres sports, et consacre ses soirées de liberté à un club de jeunes du quartier. Pendant les vacances, il conquiert des sommets difficiles et des voies extrêmes. Mais lorsque son college lui propose un poste permanent (ou plutôt, selon la vision aigrie qu'il en a maintenant, l'emprisonnement à vie), il renâcle.

Là encore : pourquoi ?

Au trimestre précédent, il avait fait un cycle de conférences sur George Orwell intitulé "Une Grande-Bretagne asphyxiée ?" et sa propre rhétorique l'avait inquiété. Orwell aurait-il cru possible que ces voix de nantis qui l'horripilaient dans les années trente, cette incurie débilitante, cette propension aux guerres à l'étranger et cet accaparement des privilèges se perpétueraient encore gaiement en 2009 ?

Ne voyant aucune réaction sur les visages interdits des étudiants qui le fixaient, il s'était donné la réponse lui-même : jamais, au grand jamais, Orwell n'aurait pu croire cela possible, ou alors il serait descendu dans la rue caillasser des vitrines à tour de bras.

C'était un sujet dont il avait rebattu les oreilles à Gail, sa petite amie de longue date, alors qu'ils étaient au lit, après un dîner d'anniversaire, dans l'appartement de Primrose Hill qu'elle avait en partie hérité de son père, par ailleurs sans le sou.

"Je n'aime pas les professeurs et je n'ai pas envie d'en devenir un. Je n'aime pas le monde universitaire et si je ne suis plus jamais obligé de porter une toge à la con, je me sentirai libre", avait-il déclaré à la masse de cheveux châtain clair confortablement nichée sur son épaule.

Ne recevant d'autre réponse qu'un ronronnement compréhensif, il enchaîna.

"Ressasser mon laïus sur Byron, Keats et Wordsworth à une bande d'étudiants qui s'en foutent parce que tout ce qui les intéresse, c'est un diplôme, une bonne baise et un paquet de fric ? Je connais, j'ai donné, et ça me gonfle."

Puis, montant encore d'un cran :

"La seule chose, ou presque, qui pourrait vraiment me retenir dans ce pays, c'est une putain de révolution."

Sur quoi Gail, jeune avocate dynamique en pleine ascension, dotée d'un physique avantageux et d'un sens de la repartie parfois un peu trop affûté pour son bien et celui de Perry, l'assura qu'aucune révolution ne saurait se faire sans lui.

Tous deux étaient de facto orphelins. Les parents de Perry avaient incarné les nobles principes de tempérance des socialistes chrétiens, ceux de Gail, tout le contraire. Son père, acteur attendrissant dans sa médiocrité, était mort prématurément d'abus d'alcool, d'une dose quotidienne de soixante cigarettes et d'une passion malavisée pour sa fantasque épouse. Sa mère, actrice elle aussi quoique moins attendrissante, avait quitté la maison quand Gail avait treize ans et, disait-on, vivait d'amour et d'eau fraîche sur la Costa Brava en compagnie d'un assistant caméraman.

Après avoir pris la grande décision, aussi irrévocable que toutes ses grandes décisions, de tirer sa révérence à la vie universitaire, la réaction instinctive de Perry fut de retrouver ses racines. Le fils unique de Dora et d'Alfred allait reprendre leurs convictions à son compte en redémarrant sa carrière là où eux avaient été obligés d'abandonner la leur.

Il allait cesser de jouer les intellectuels de haut vol, s'inscrire à une authentique formation de professeur du second degré et, comme eux, décrocher un poste dans l'une des zones les plus défavorisées du pays.

Il enseignerait les matières au programme, ainsi que tout sport qu'on voudrait bien lui confier, à des enfants qui auraient besoin de lui comme guide pour leur propre épanouissement et non comme tremplin vers la prospérité petite-bourgeoise.

Mais Gail ne s'inquiéta pas autant de ces projets qu'il l'aurait peut-être voulu. Malgré toute sa détermination à se retrouver au coeur de la vraie vie, il restait chez lui d'autres facettes conflictuelles que Gail avait appris à connaître.

Certes, il y avait Perry l'étudiant torturé de l'université de Londres, où ils s'étaient rencontrés, qui, à l'instar de T.E. Lawrence, avait fait route vers la France à bicyclette pendant les vacances et pédalé jusqu'à s'écrouler d'épuisement.

Il y avait aussi Perry l'alpiniste aventureux, incapable de participer à une course ou à un jeu, depuis le rugby à sept jusqu'aux chaises musicales avec les neveux et nièces de Gail à Noël, sans être saisi d'un désir impérieux de gagner.

Mais il y avait aussi Perry le sybarite refoulé, qui s'offrait d'improbables parenthèses de luxe avant de retourner à sa mansarde. Et c'est ce Perry-là qui se trouvait sur le plus beau court de tennis de la plus belle station balnéaire d'Antigua en pleine crise économique, aux premières heures de cette matinée de mai pour éviter un soleil trop écrasant, avec, de l'autre côté du filet, le Russe Dima, tandis que Gail, capeline souple et robe de plage suffisamment vaporeuse pour ne pas cacher son maillot de bain, avait pris place au milieu d'une curieuse assemblée de spectateurs au regard vide, certains vêtus de noir, qui semblaient avoir collectivement prêté serment de ne pas sourire, de ne pas parler et de ne pas manifester le moindre intérêt pour le match qu'on les obligeait à regarder.

Gail s'estimait bien heureuse que l'escapade dans les Caraïbes ait été organisée avant que Perry ne prenne sa grande décision sur un coup de tête. Tout avait commencé au plus sombre de novembre, lorsque son père était mort de ce même cancer qui avait emporté sa mère deux ans plus tôt, laissant Perry dans une modeste aisance. Comme il était contre le principe même de l'héritage, il hésita à donner toute sa fortune aux pauvres, mais, après une guerre d'usure menée par Gail, ils s'étaient décidés pour une offre spéciale de vacances tennistiques inoubliables au soleil.

La date de ce séjour s'avéra on ne peut plus propice, car, tandis qu'approchait leur départ, des décisions encore plus importantes se profilaient devant eux :

Que devait faire Perry de sa vie, et devaient-ils le faire ensemble ?

Gail devait-elle abandonner le barreau pour accompagner aveuglément Perry vers l'horizon radieux, ou poursuivre sa propre carrière fulgurante à Londres ?

Ou bien le temps était-il venu de reconnaître que sa carrière n'était pas plus fulgurante que celle de la plupart des jeunes avocats et donc d'envisager une grossesse, ce que Perry ne cessait de lui répéter ?

Même si Gail, par provocation ou par sécurité, avait pour habitude de faire la part des choses, nul doute qu'ils se trouvaient alors, ensemble et séparément, à la croisée des chemins et qu'ils devaient mener une vraie réflexion, pour laquelle un séjour à Antigua semblait le cadre idéal.

Leur vol ayant été retardé, il était minuit passé quand ils arrivèrent à leur hôtel. Ambrose, le majordome omniprésent de la station, les accompagna à leur bungalow. Ils firent la grasse matinée et, lorsqu'ils eurent pris leur petit-déjeuner sur le balcon, il faisait trop chaud pour jouer au tennis. Ils nagèrent le long d'une plage aux trois quarts vide, déjeunèrent seuls près de la piscine, firent l'amour dans la langueur de l'après-midi et se présentèrent à 18 heures à la boutique tenue par le moniteur, reposés, heureux et impatients de jouer.

Vue de loin, la station se composait d'un simple ensemble de bungalows blancs disséminés le long d'une plage en fer à cheval longue de près de deux kilomètres et recouverte d'un sable fin de carte postale. Les extrémités en étaient marquées par deux promontoires rocheux parsemés de broussailles, entre lesquels couraient un récif de coraux et un cordon de bouées fluorescentes destinées à éloigner les yachts trop curieux. Sur des terrasses en retrait taillées dans le flanc de la colline s'alignaient les courts de tennis de qualité professionnelle. D'étroites marches de pierre qui serpentaient entre des arbustes fleuris menaient à la boutique du moniteur. Une fois entré, on se retrouvait au paradis du tennis, raison pour laquelle Perry et Gail avaient choisi cet endroit.

Il y avait un court central et cinq autres plus petits. Les balles de compétition étaient conservées dans des réfrigérateurs verts et des coupes d'argent exposées dans des vitrines portaient les noms de champions d'autrefois, parmi lesquels Mark, le moniteur australien empâté.

"Alors, on tourne autour de quel niveau, si je puis me permettre ?" demanda-t-il avec une courtoisie appuyée, remarquant sans rien dire la qualité des raquettes éprouvées par le combat, les épaisses chaussettes blanches et les bonnes chaussures de tennis usées de Perry, ainsi que le décolleté de Gail.

Perry et Gail formaient un couple très séduisant, sorti de la prime jeunesse mais encore dans la fleur de l'âge. La nature avait doté Gail de membres longs et bien galbés, de petits seins hauts, d'un corps souple, d'un teint anglais, de beaux cheveux dorés et d'un sourire capable d'illuminer les recoins les plus sombres de la vie. Perry était très anglais dans un autre style, avec son corps dégingandé, désarticulé à première vue, son long cou à la pomme d'Adam saillante, sa démarche gauche, presque vacillante, et ses oreilles décollées. A l'école, on l'avait surnommé la Girafe jusqu'au jour où ceux qui avaient eu l'imprudence de le faire reçurent une bonne leçon. Avec la maturité, il avait acquis (inconsciemment, ce qui n'en était que plus impressionnant) une grâce fragile mais incontestable. Sa tignasse châtain frisée, son large front couvert de taches de rousseur et ses grands yeux derrière ses lunettes lui donnaient un air de perplexité angélique.

Gail, qui ne lui faisait pas confiance pour se hausser du col et avait toujours une attitude protectrice envers lui, prit sur elle de répondre à la question du moniteur.

"Perry joue les éliminatoires du Queen's et, une fois, il a atteint le tableau final, pas vrai ? Tu es même allé jusqu'aux Masters. Et cela après s'être cassé la jambe au ski et n'avoir pas joué pendant six mois, ajouta-t-elle avec fierté.

- Et vous, madame, oserai-je vous poser la question ? demanda Mark, l'obséquieux moniteur, en insistant un peu trop sur le "madame" au goût de Gail.

- Moi, je suis son faire-valoir, répondit-elle fraîchement.

- N'importe quoi !" commenta Perry.

L'Australien suçota ses dents, secoua la tête avec incrédulité et feuilleta un carnet mal tenu.

"Eh bien, j'ai un couple qui pourrait vous aller. Ils sont beaucoup trop forts pour mes autres clients, je vous préviens. Enfin, il faut dire que je n'ai pas un choix infini. Vous devriez peut-être faire un petit essai tous les quatre ?"

Ils se retrouvèrent donc opposés à un couple d'Indiens de Bombay en voyage de noces. Le court central était pris, mais le numéro 1 était libre. Bientôt, quelques passants et joueurs venus des autres courts les regardèrent s'échauffer : balles lentes frappées depuis la ligne de fond de court et renvoyées mollement, passing-shots que personne n'essayait de rattraper, smashes au filet qu'on laissait passer. Perry et Gail gagnèrent le tirage au sort, Perry laissa Gail servir en premier, mais elle commit deux doubles fautes et ils perdirent leur engagement. La jeune mariée indienne prit le relais et la partie se poursuivit tranquillement.

C'est lorsque Perry fut au service que la qualité de son jeu éclata au grand jour. Il avait une première balle haute et puissante contre laquelle il n'y avait pas grand-chose à faire quand elle ne sortait pas. Résultat : quatre services gagnants d'affilée. La foule grossit, les joueurs étaient jeunes et beaux, les ramasseurs de balles se découvraient une énergie nouvelle. Vers la fin du premier set, Mark le moniteur passa jeter un coup d'oeil l'air de rien, assista à trois jeux, puis, avec un froncement de sourcils pensif, retourna à sa boutique.

Après un long deuxième set, le score était d'une manche partout. Le troisième et dernier set arriva à 4-3 en faveur de Perry et Gail. Mais alors que Gail avait tendance à retenir ses coups, Perry, lui, donnait toute sa mesure et le match se termina sans que le couple indien remporte un autre jeu.

La foule se dispersa. Les quatre joueurs restèrent pour échanger des compliments, prendre rendez-vous pour la revanche et peut-être boire un verre au bar ce soir ? Avec plaisir. Les Indiens partirent, laissant Perry et Gail récupérer leurs raquettes et leurs pulls.

C'est alors que le moniteur australien revint avec un homme musclé, très droit, au torse énorme, complètement chauve, qui portait une Rolex en or incrustée de diamants et un pantalon de survêtement gris retenu à la taille par un cordon noué.         


Présente édition : traduit de l’anglais par Isabelle Perrin, éditions Points, 12 avril 2012, 445 pages

 

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Voir également :
- La constance du jardinier (The Constant Gardener) - John Le Carré (2001), présentation

 

lundi, 19 mars 2012

Amères thunes - Zolma - 2012

zolma, ameres thunes, romans policiers, litterature francaiseRémy est un homme heureux… du moins satisfait. Il mène une vie sans histoires entre son boulot de cadre dans l’hypermarché local, une collègue charmante et sa petite vie familiale. Tout est tranquille, parfait pour Rémy.
Sauf qu’un beau jour, son patron décide de partir en retraite, laissant la place à un jeune cadre bien motivé et dynamique, qui surtout a décidé de faire faire des économies à sa société sur le dos de ces employés. Et pour Rémy, comme pour bien d’autres, les choses ne vont pas durer. Un à un ils se font virer… avec plus d’autre espoir professionnel.
Alors germe dans la tête de Rémy une idée pour se venger de son ancien patron, organiser un casse du coffre du supermarché. Mais rien n’est jamais simple dans ce genre d’affaire, et Rémy va l’apprendre à ses dépens.

Amères thunes de l’auteur Zolma est un réel plaisir de lecture, dans lequel, sous la forme d’un polar et dans un style bien vivant, on suit les déboires d’un homme qui dans un premier temps tente de survivre dans la grande distribution avant de transgresser la loi pour commettre un braquage à l’encontre de son ancien employeur. Mais on s’aperçoit vite que ni l’un ni l’autre ne convient à cet héros, et lorsque la famille s’emmêle, les choses ne feront que s’empirer. Mais au-delà du polar, Amères thunes est aussi une critique sociale dans laquelle on découvre les déboires du travail en société, la vie en dehors de celle-ci, mais aussi une comédie, où l’on rit et l’on s’amuse d’un bout à l’autre. Car si la critique est présente l’auteur se concentre avant tout sur son héros, ses tracas du quotidien, et qui, bien décidé de se venger de cette société, ne fait que s’empêtrer dans des tracas bien plus graves. on regrette juste parfois le côté un peu trop léger de l’ensemble.

Un roman à découvrir.

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Présente édition : éditions Krakoen, 11 janvier 2012, 224 pages

dimanche, 18 mars 2012

1Q84, Livre 2 : Juillet-septembre - Haruki Murakami - 2009

haruki murakami, 1Q84, fantastique, 1984, litterature japonaise, livre 2Japon, 1984. Un second monde est apparu, parrallèle au réel et tout aussi vivant, et qui évolue dans l’année 1Q84. Ce sont deux mondes imbriqués dans lesquels évoluent, en alternance, Aomamé et Tengo, 29 ans tous deux, qui ont fréquenté la même école lorsqu'ils avaient dix ans. A l'époque, les autres enfants se moquaient d'Aomamé à cause de son prénom, « Haricot de soja », et de l'appartenance de ses parents à la nouvelle religion des Témoins. Un jour, Tengo l'a défendue et Aomamé lui a serré la main. Un pacte secret conclu entre deux enfants, le signe d'un amour pur dont ils auront toujours la nostalgie.
Deux mondes En 1984, chacun mène sa vie, ses amours, ses activités.
Tueuse professionnelle, Aomamé se croit investie d'une mission : exécuter les hommes qui ont fait violence aux femmes. Aomamé a aussi une particularité : la faculté innée de retenir quantité de faits, d'événements, de dates en rapport avec l'Histoire.
Tengo est un génie des maths, apprenti-écrivain et nègre pour un éditeur qui lui demande de réécrire l'autobiographie d'une jeune fille échappé ç la secte des Précurseurs. Il est aussi régulièrement pris de malaises lors desquels il revoit une scène dont il a été témoin à l'âge d'un an et demi.
Les deux jeunes gens sont destinés à se retrouver mais où ? Quand ? En 1984 ? Dans 1Q84 ? Dans cette vie ? Dans la mort ?

Suite direct du Livre 1, l’auteur japonais Haruki Murakami nous entraîne ici encore un peu plus dans son histoire si passionnante, magique et envoûtante autour de ses deux personnages Tengo et Aomamé, si attachants, dans ces deux mondes si mystérieux que sont 1984 et 1Q84. Le mystère autour des Little People s’étoffe ici de plus en plus, certaines solutions sont apportées mais pas toutes... et il ne reste plus qu’à attendre de lire le Livre 3.

Avec ce deuxième livre, Haruki Murakami s’affirme de plus en plus dans ce qui sera sûrement son oeuvre phare, 1Q84, un texte unique qui ne cesse de surprendre par sa beauté et sa magie.

Présente édition : traduit du japonais par Hélène Morita, éditions Belfond, 25 août 2011, 529 pages

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Voir également :
- Après le tremblement de terre (Kami no kodomo-tachi wa mina odoru) - Haruki Murakami (2000), présentation
- 1Q84 : Livre 1, Avril, Juin - Haruki Murakami (2009), présentation et extrait

jeudi, 15 mars 2012

Les en dehors : La liberté pour horizon - Stéphane Beau - 2011

stephane beau, science-fiction, litterature francaiseLe pays est ravagée par la peste. Les morts s’accumulent, les autorités perdent tout contrôle et les survivants tentent de survivre comme ils le peuvent. Pour Léopold, un ancien libraire ayant tout abandonné pour vivre en ermite dans la campagne, tout cela ne le touche guère. C’est déjà depuis longtemps qu’il a tiré un trait sur la société, et si celle-ci venait à disparaître qu’est-ce que cela pourrait bien lui faire.
Or un jour il rencontre près de sa cabane un petit garçon du nom de Colas, un orphelin de sept ans élevé dans la ferme d’à côté. Le libraire va vite sympathiser avec le petit garçon, et le prendre sous son aile. Ils vont partir ensemble pour fuir l’horreur qui s’installe de plus en plus dans la région. Mais pour ces deux robinsons qui ne souhaitent rien d’autre que de vivre en paix au milieu des bois, il s’avèrera bien difficile d’échapper à la folie des hommes...

J’avais découvert l’auteur français Stéphane Beau en 2009 avec son roman Le Coffret : à l’aube de la Dictature Universelle dans lequel anticipation se conjuguait à merveille à une profonde réflexion humaine sur le sens du savoir et sa propagation par les livres. Ici, dans Les en dehors, la recette est quelque peu la même et ma satisfaction tout aussi grande. Dans un monde ravagé deux êtres vont se retrouver et tenter de survivre selon leur propres moyens, donnant ainsi une belle réflexion sur la lutte éternelle entre l’individu et la société qui l’opprime, d’abord sous les traits d’un libraire désabusé dans notre monde actuel, puis du même libraire accompagné d’un enfant dans une société qui semble avoir été privée de son futur, et même de son présent.
Les idées véhiculés par l’auteur surprennent par leur simplicité et leur clarté, illustrée à merveille par cette intrigue prenante aux personnages très attachants. L’écriture toujours simple et juste emporte le lecteur vers une fin bien merveilleuse et si humaine.

Les en dehors : La liberté pour horizon de Stéphane Beau est un magnifique roman d’anticipation, très attachant et passionnant, offrant une belle réflexion sur l’individu face à la société.

A lire !

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Présente édition : Editions du petit Pavé, novembre 2011, 186 pages

Voir également :
- Le Coffret : A l'aube de la Dictature Universelle - Stéphane Beau - 2009

mercredi, 14 mars 2012

Un soupçon légitime (War er es ?) - Stefan Zweig - 1987

stefan zweig,un soupcon legitime,nouvelle,litterature autrichienneUn couple de retraités passe des jours paisibles à la campagne, lorsqu’ils voient débarquer de nouveaux voisins, les Limpley, avec lesquels ils nouent rapidement des liens. John Limpley est un homme à la passion excessive. Il adore tout et tout le monde… et surtout il ne cesse de l’exprimer. Cela au point d’épuiser son épouse et ses voisins. Ainsi un jour il acquiert un chien dans l’espoir de canaliser son dévolu. Mais c’est la que le drame s’enclenche, alors que l’épouse de Limpley tombe enceinte et que le chien, habitué à toutes sortes de cajoleries se voit peu à peu délaissé…

Un soupçon légitime est une nouvelle de l’auteur autrichien Stefan Zweig dont les origines sont inconnues. Difficile à dire quand elle a été écrite, d’ailleurs elle ne sera publiée pour la première fois qu’à titre posthume en 1987.
Les textes publiés à titre posthume laissent toujours un soupçon légitime, justement, quant à la raison de leur non-parution lors du vivant de l’auteur. Un manuscrit sur lequel l’auteur a travaillé des heures durant ne peut simplement s’oublier au fond d’un tiroir. Stefan Zweig ne jugeait-il ce texte pas assez bonne pour être publiée, ou alors est-ce l’éditeur qui n’en a pas voulu ?
Evidemment Stefan Zweig est l’un des tous grands auteurs du vingtième siècle, et cette nouvelle, Un soupçon légitime, en a bien les qualités littéraires. L’écriture est comme toujours magnifique et les portraits dressés des personnages et de ce petit monde de campagne intéresse et capte immédiatement. L’intrigue a un côté angoissant, le dénouement glaçant, surtout que ce soupçon qu’évoque le narrateur, ainsi que le titre de la nouvelle, n’est jamais levé.
Pourtant cette nouvelle souffre d’une certaine légèreté, simplicité et caricature de faits et personnages dans laquelle on ne reconnaît pas le grand Stefan Zweig, auteur entre autres de La peur (Angst, 1920), Lettre d’une inconnue (Brief einer Unbekannten, 1927) ou du Joueur d’échecs (Schachnovelle, 1942). D’où peut-être la raison pour laquelle elle n’a pas été publiée plus tôt.
A noter la bonne initiative de l’éditeur français à faire suivre ce texte par sa version originale allemande.

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Présente édition : traduit de l’allemand par Baptiste Touveray, suivi du texte original en allemand, editions Grasset et Fasquelle, 14 octobre 2009, 140 pages

Voir également :
- La peur (Angst) - Stefan Zweig (1920), présentation
- Amok, ou le Fou de Malaisie (Der Amokläufer) - Stefan Zweig (1922), présentation
- Confusion des sentiments (Verwirrung der Gefühle) - Stefan Zweig (1926), présentation
- Lettre d'une inconnue (Brief einer Unbekannten) - Stefan Zweig (1927), présentation

- Le joueur d'échecs (Schachnovelle) - Stefan Zweig (1942), présentation et extrait

mardi, 13 mars 2012

Perry Rhodan, tome 261 : La lumière de la raison (Silberband N°83 : Kampf um die Sol) - K.H. Sheer et Clark Darlton - 2003

K. H. Scheer, Clark Darlton, perry rhodan, la lumiere de la raison, space-opera, science-fictionDès 3540, anticipant la victoire des aphiles, Perry Rhodan avait fait transporter sur un monde très à l'écart plusieurs milliers de femmes et d'enfants immunisés. Quarante ans plus tard, la colonie secrète décide de renouer le contact avec la planète-mère. Mais qui pourrait imaginer ce que vont y trouver ses émissaires ? À la même époque se révèle soudain l'instabilité de la Terre sur son orbite autour de Médaillon. Une nouvelle catastrophe menace l'Humanité en exil : l'engloutissement dans le Gouffre du Maelström des Etoiles. N'y a-t-il pas là de quoi ébranler jusqu'aux plus insensibles des aphiles et propulser, sur le chemin du pouvoir suprême, un individu que rien ne destinait à devenir le futur dictateur planétaire?

Perry Rhodan, pour ceux qui ne connaissent pas est une série littéraire de science-fiction qui ne semble connaître de fin, cela au point que l’on prétend qu’il s’agît là du plus long cycle de SF jamais écrit, et sûrement pour un bout de temps encore. A vrai dire, au sein de ce cycle s’accumulent les sous-cycles ainsi que les auteurs, les sous-intrigues etc. , et du tout il devient bien difficile de se retrouver.
Et pourtant certains y arrivent, certains dont je ne fais certainement pas parti, car d’un bout à l’autre je n’ai à aucun moment pu intégrer cette histoire. Ai-je pioché par hasard le mauvais volume ? Peut-être. Donc pas de commentaire. Les fans y trouveront leur plaisir, j’en suis persuadé.

A noter que ces volumes qui paraissent dans l’édition française, ne correspondent pas toujours par leur numérotation à ceux de la version originale, de plus il ne s’agît principalement que des traductions des “Silberbänder” parus en allemand, et qui sont des collectors de 3 à 4 épisodes.

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Présente édition : traduit et adapté de l’allemand par Claude Lamy, éditions Fleuve Noir, 25 mars 2010, 307 pages

jeudi, 01 mars 2012

Le Secret de l’albinos - Andréa Novick - 2011

andrea novick, litterature francaise, le secret de l albinos, romans policiers, thrillersGustave n’est pas à proprement parler un ange… À vrai dire, c’est même le démon qui semble habiter cet homme glouton, albinos, rejeton d’une femme toquée de son chien Savon. Soumis à ses voix intérieures, le schizophrène a même plus d’une fois dépassé la ligne rouge, ajoutant le statut de serial killer à son sombre parcours. Non, décidément, Gustave Baume n’a rien d’un enfant de chœur. Mais qui a dit que les plus grands prédateurs sont intouchables? Et qui se cache derrière le docteur Tchencock, froid et déstabilisant, que commence à consulter notre aliéné?

On connaît surtout Andréa Novick pour ses livres pour enfants dont la collection des Titus et Bouboule, mais elle est aussi l’auteur de romans pour adultes dont Le Secret de l’albinos est le second après Le Mystère de la pierre sculptée, paru en 2009.
Ici Andréa Novick nous entraîne dans les pensées tumultueuses d’un tueur, un prédateur sanguinaire, et qui pourtant devient attachant par sa grande humanité. Car même le pire des assassins cache en lui cette part d’humanité et de secrets qui se révèlent peu à peu à nous au fil des pages de ce roman. Mais le plus de ce roman est d’allier à la perfection un humour grinçant et omniprésent à un texte pourtant bien sombre dont les piliers principaux sont le cynisme et la cruauté.
Le livre fait merveille d’un bout à l’autre, le lecteur se passionne pour ce drôle de personnages et ses secrets qui se révèlent peu à peu.

Le Secret de l’albinos est un roman que l’on ne peut que conseiller.

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Présente édition : Publibook, 2011, 156 pages

Voir également :
- Le Mystère de la pierre sculptée (2009), présentation
- Titus et Bouboule en Egypte (2009), présentation et extrait
- Titus et Bouboule en Argentine (2009), présentation et extrait
- Titus et Bouboule au Sénégal (2010), présentation et extrait
- Titus et Bouboule à la Montagne (2010), présentation
- Titus et Bouboule au Festival de Cannes (2010), présentation
- Titus et Bouboule à Hawaï (2010), présentation

- Titus et Bouboule à Juan-Les-Pins (2011), présentation

mardi, 28 février 2012

Le Camion-Poubelle (Søppel) - Max Estes - 2010

max estes, le camion-poubelle, soppel, romans jeunesse, litterature norvegienne, litterature americaineSimon et Oskar sont deux éboueurs qui tous les matins à bord de leur camion-poubelle parcourent les rues de la ville pour rammasser nos déchets. Et ainsi ils nous invitent à les suivre lors de leur journée de travail.
Et cela cébute très tôt, alors qu'il fait encore nuit, et finissent à l'heure du déjeuner. Et c'est par tous les temps qu'ils sillonnent les rues, ramassent et trient les déchets, permettant à la plupart d'entre eux d'être recyclés.
Car que serait le monde sans Simon et Oskar ?

Max Estes, illustrateur et cartooniste américain vivant à Oslo, nous présente ici un magnifique livre, coloré et amusant, fabriqué sur base de collages de toutes sortes de papiers récupérés (carton, emballage de chewing-gum, tickets de caisse, paquets de clopes,...) et qui donnent à ce livre un aspect très particulier, beau et graphique sur ces hommes qui travaillent dans l'ombre de notre société à une tâche souvent dénigrée mais pourtant si importante. Et l'auteur en profite pour y ajouter une petite leçon de recyclage et d'écologie, qui en apprendra tout autant aux parents.

Le Camion-poubelle de Max Estes est un magnifique album très coloré à l'aspect unique qui plaira à tous les enfants au-delà de 5 ans.

A découvrir pour les plus jeunes !

Petit aperçu en vidéo :


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Présente édition : traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud, éditions La Joie de lire,  février 2012, 48 pages

dimanche, 26 février 2012

L’Homme - Camille Rouaire - 2011

Camille rouaire, theatre, l'homme, absurdeQu’est-ce qu’une bonne révolution ? Un tableau noir est-il une oeuvre géniale d’un artiste génialiste ? La médisance est-elle un sport olympique ? Blaise Pascal avait-il un gros nez ?

Ce sont six courtes pièces de théâtre, des dialogues en plein absurde et grotesque, que nous présente le jeune auteur Camille Rouaire dans cet ouvrage qui enchantera tous le amateurs de ce genre de théâtre.
Les textes sont courts et bien écrits, les situations originales, décalées et toujours surprenantes. La langue est riche, les mots justes, le style impeccable. Mais avant tout c’est l’humour, si cher au genre, que l’auteur y rend parfaitement et qui m’a enchanté à découvrir l’un après l’autre ces six savoureux dialogues.

A découvrir !

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