mercredi, 31 août 2011

31 août 2011 - Décès de l’écrivain belge Marcel-André Adamek

marcel-andre adamek, litterature belge, decesL’écrivain belge André-Marcel Adamek est décédé ce mercredi matin des suites d’une longue maladie.
Romancier aux multiples facettes qui après avoir exercé de très multiples et variés métiers, Auteur de nombreux ouvrages, l'homme a décroché plusieurs récompenses, dont le prix Rossel, en 1974, pour Le fusil à pétales et lePrix Marcel Thiry pour La grande nuit (2003) et le Prix triénnal du roman de la Communeauté françasie pour L’oiseau des morts en 1997.

La liste de ses oeuvres est longue.
Retenons y encore le très beau Retour au village d’hiver, paru en 2002. Mon préféré !


Avec Marcel-André Adamek c’est un grand nom de la littérature francophone et belge qui disparaît, tout en laissant derrière lui une oeuvre qui restera encore pendant longtemps dans l’esprit de très nombreux lecteurs.

Voir également :
- L'oiseau des morts - André-Marcel Adamek (1997), présentation
- Retour au village d’hiver – André-Marcel Adamek - 2002
-
La grande nuit – André-Marcel Adamek - 2003

22:32 Écrit par Marc dans Actualités, Adamek, André-Marcel | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : marcel-andre adamek, litterature belge, deces | |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it!

samedi, 27 août 2011

Titus et Bouboule à Juan-Les-Pins - Andréa Novick - 2011

titus et bouboule a juan-les-pins,andrea novick,litterature francaise,romans jeunesse,titus et boubouleTitus, ce flamboyant caniche, vient de remporter un concours de beauté canine avec pour premier prix rien d'autre qu'un weekend tous frais payés à Juan-Les-Pins. Bien sûr ses maîtres seront du voyage, mais pour Titus il est hors de question de laisser derrière lui son inséparable compère qu'est Bouboule. Ainsi tout ce beau monde débarque à Juan-Les-Pins dans un décor de rêves bien loin du tumulte parisien. Bien décidés à en profiter à fond les deux caniches vont cependant faire la connaissance de Youyou, un perroquet belliqueux. Et c'est là que les aventures commencent.

L'auteure française Andrea Novick mène son son lecteur dans ce nouveau tome des aventures de Titus et Bouboule à la rencontre d'un bien drôle d'oiseau dans un récit plein d'humour et de péripéties... finalement bien dans la veine des tomes précédents. La machine semble bien rodée, ceux qui connaissent déjà y retrouveront un même plaisir, les autres découvriront ces drôles de caniches avec une joie immense. Le tout toujours accompagné des illustrations de Luc Tesson.

Titus et Bouboule à Juan-Les-pins est un petit régal pour les plus jeunes.

 

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Présente édition : Publibook, 2010, 38 pages

Voir également :
- Le Mystère de la pierre sculptée (2009), présentation
- Titus et Bouboule en Egypte (2009), présentation et extrait
- Titus et Bouboule en Argentine (2009), présentation et extrait
- Titus et Bouboule au Sénégal (2010), présentation et extrait
- Titus et Bouboule à la Montagne (2010), présentation
- Titus et Bouboule au Festival de Cannes (2010), présentation
- Titus et Bouboule à Hawaï (2010), présentation
- Le Secret de l'albinos (2011), présentation
Titus et Bouboule à Paris (2012), présentation et extrait

mardi, 23 août 2011

La chute de la flèche (Arrow’s Fall) - Mercedes Lackey - 1988

fantasy,litterature americaine,mercedes lackey,trilogie des fleches,les herauts de valdemar, la chute de la flecheElspeth, la jeune princesse, est en âge de se marier et Talia est envoyé en mission par la reine Selenay pour s'assurer des intentions d'un des prétendants à la réputation douteuse, le prince Ancar. Pourtant Talia et la Reine sont loin de se douter que leur méfiance est à se points fondée. La jeune femme découvre qu'une magie ancienne et honnie menace le royaume. Pour la contrer Talia devra surmonté de terribles épreuves qui manqueront de briser son corps et son esprit. Heureusement Talia n'est pas seule, elle peut compter sur son loyale Compagnon et sur les autres Hérauts.

La chute de la flèche est le dernier tome de cette trilogie du cycle des Flèches de la Reine. Hélas d’autres romans viennent compléter cette saga que sont Hérauts de Valdemar.
Je dis bien ‘hélas’, car ce tome-ci est encore plus mauvais que les précédnets, en accumulant encore plus de platitudes et d’invraisemblances que les précédents. Ou alors est-ce une impression résultant d’un certain ras le bol. Marre aussi de voir ces personnages penser et agir comme s’il s’agissait de personnages de séries télés pour ados.
Evidemment cela reste toujours assez divertissant, mais mieux vaut ne pas être trop exigeant. Ce roman s’adresse biensûr à un public adolescent, un peu fleur bleue, mais même là, de bien meilleures choses existent.

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Présente édition : traduit de l’américain par Rosalie Guillaume, éditions Milady, 5 décembre 2008, 282 pages

Voir également :
- L'envol de la flèche (Arrow's Flight) - Mercedes Lackey (1987), présentation
- Les flèches de la Reine (Arrows of the Queen) - Mercedes Lackey (1987), présentation

dimanche, 21 août 2011

Putsch - Gérard Streiff - 2011

romans policiers,gerard streiff,litterature francaise, putschAoût 1991, l’URSS vit son dernier souffle. Le 19 août un putsch est organisé, un coup d’état d’opérette, organisé par des ennemis de Gorbatchev et de ses politiques de réforme. Cette opération tournera vite court, et un nouvel homme en sortira comme vainqueur, un certain Boris Eltsine, le président de Russie et qui démantèlera à jamais l’Union soviétique.
Ce putsch manqué durera trois jours durant lesquels tout le pays sera déboussolé. Tandis que le chef du KGB pour la région de Crimée, Arkadi Goubernator, s’apprête à rejoindre un commando au sol pour prendre le contrôle de la datcha de Gorbatchev, le directeur de cabinet du maire de Moscou est assassiné par un « inconnu à la hache ».
Forte de ses contacts au sein des ministères et avec l’aide de son chauffeur, Laure Grangier, une jeune journaliste française détachée par son agence, est propulsée au coeur de l’enquête. Elle y découvre une société au bord du gouffre, rongée par la corruption et prête à se vendre aux pires bourreaux.

Après Le trésor de Staline, paru en 2010 déjà aux éditions Krakoen, Gérard Streiff revient avec un polar très réussi avec de nouveau comme toile de fond cette Union soviétique en pleine décomposition, ses dernières années où cet empire vit son dernier souffle, et dont ici le putsch du 19 août 1991. Cette période trouble est illustrée ici par une intrigue riche portée par de multiples personnages et le style inimitable et bourré d’humour de son auteur.

Un vertige noir au temps de l'URSS finissante.

Ce roman est paru initialement sous le titre Le Putsch au “Toucan noir” en 2008 avant de paraître en 2011 aux éditions Krakoen dans une version revue et corrigée.

A découvrir !

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Présente édition : éditions Krakoen, 28 février 2011, 236 pages

Voir également :
- Le trésor de Staline - Gérard Streiff (2010), présentation

lundi, 15 août 2011

Blade, tome 1 : La hache de bronze (The Bronze Axe) - 1969

blade,jeffrey lord,litterature francaise,richard blade,science-fiction, la hache de bronzeRichard Blade reprit ses sens dans un étrange monde crépusculaire.
Il s'assit, s'essuya les yeux et regarda la princesse Taleen.
Il accepta, immédiatement et sans se poser de questions, là réalité de la situation. Pas un instant il ne se crut fou.

Une expérience scientifique qui tourne mal, et voilà le meilleur agent secret de la Couronne d’Angleterre propulsé dans un monde parallèle, et cela sans même savoir s’il pourra retourner un jour chez lui.
Les ordinateurs, ces cerveaux sans âme, peuvent projeter ainsi Richard Blade où bon leur semble, dans des paysages étranges combattre des monstres terrifiants et des déesses aussi dangereuses que sauvages et perverses.

Où va Richard Blade, voyageur de l'infini ? Dans quelles " dimensions ", dans quels mondes passés ou à venir, dans quels univers inconnus jusqu'alors ?

La hache de bronze d’un dénommé Jeffrey Lord est le premier roman d’une série science-fiction qui connaîtra un succès discret mais perdurant sur plusieurs décennies. Cela au point que les éditions Vauvenargues en arrivent à publier en juillet 2011 le tome N°200.
A l’origine une série américaine, les 37 premiers tomes avaient été écrits en anglais par de multiples auteurs signant tous par le pseudonyme Jeffrey Lord, depuis, la série a été continuée en France sous la plume d’auteurs français.
Et ce premier tome, qui a donc donné tant de suites, ne peut que susciter la curiosité de tout lecteur. Mais qui dit collector, ne dit pas forcément qualité. Le roman, bien classique d’un certain genre de science-fiction datant des années 1960, met en scène un héros très fort et beau, qui saura se tirer des situation les plus extraordinaires. Un brin d’érotisme vient s’ajouter par les belles nymphes que le héros rencontrera au fil de ses aventures.
Souvent peu crédible, parfois énervant, d’autres fois involontairement rigolo, la lecture de ce roman m’a inspiré de nombreux sentiments divers et hélas rarement positifs.
Difficile même de croire que ce roman-ci a pu être à l’origine de tant de romans, mais peut-être est-ce plus lié à la facilité d’inventer de nouvelles histoires sur base de ce héros qui traverse les dimensions. Et puis , parmi les nombreuses suites, certaines sont tout de même plus réussies que ce premier.

Blade, tome 1 : La hache de bronze de Jeffrey Lord vaut surtout par son statut culte et collector que par l’intérêt réel du texte. Divertissant, mais vieillot et parfaitement dispensable.

Présente édition : éditions Vauvenargues, 5 février 2003 ( réédition collector), 220 pages

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Voir également :
- Blade, tome 185 : 864 âmes... plus une - Jeffrey Lord (2009), présentation
- Blade, tome 186 : Le saboteur d'Harmonie - Jeffrey Lord (2009), présentation
- Blade, tome 200 : L'arche de bronze - Jeffrey Lord (2011), présentation

mardi, 09 août 2011

Chasseurs de têtes (Hodejegerne) - Jo Nesbø - 2008

litterature norvegienne, romans policiers, thrillers, chasseurs de tetes, jo nesboRoger Brown est chasseur de têtes, et le meilleur de sa profession. Personne ne lui arrive même à la cheville quand il s’agît de recruter le meilleur candidat pour un poste vacant. Et pourtant sa méthode est simple, même si poussée à bout, il en fait qu’utiliser les questionnaires du FBI grâce auxquelles il fait subir de véritables interrogatoires et ne laissant ainsi rien au hasard. Bref, Roger Brown est le meilleur et il est au sommet.
Hélas tout n’est pas parfait pour lui. Il a une grande faiblesse : son épouse... trop belle et trop exigeante pour lui. Voiture de luxe, vêtements de marque, loft de 300 m2, galerie d’art et vernissages au champagne, tout cela a un prix élevé et Roger Brown ne se refuse rien pour faire plaisir à sa belle et tendre. Mais un beau jour, acculé par ses dettes, Roger Brown n’a d’autre choix que de dérober à l’aide d’un complice des toiles de maître chez ses clients.
Mais le jour où il décide de voler un Rubens à Clas Greve, qui semblait pourtant avoir le profil du parfait pigeon, les choses se gâtent. De chasseur, Brown devient la proie et le pigeon se révèle être un terrible prédateur.

L’écrivain de polars norvégien, après avoir été journaliste économique et musicien, acquiert la célébrité internationale par ses romans policiers mettant en scène les enquêtes du policier Harry Hole, le stéréotype du policier bourru, alcoolique et grand accro au tabac, qui a peu d'amis et utilise parfois des méthodes peu orthodoxes pour résoudre ses enquêtes.
Ici, dans Chasseurs de têtes, rien de cela, mais un polar féroce, narré à la première personnage par un héros tellement antipathique qu’au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans ses problèmes, que la traque se lance à ses trousses et que l’étau se resserre irrémédiablement autour de lui, réussit à inspirer la compassion par ce qui est en fin compte une grande humanité avec tous les défauts qui vont avec. Et avec cela il égratine le monde de l’entreprise privée, avec ses schémas et mécanismes simplistes dont les Ressources Humaines sont l’un des meilleurs exemples.
Après un début un peu plus difficile, le tout s’emballe très vite et on est vite pris emporté par le rythme effréné de l’intrigue. Bien sûr la narration à le première personne apporte énormément au tout. Un certain humour et des situations bien originales viennent renforcer le tout. Mais sous de belles apparences les bonnes vieilles recettes classiques du polar se cachent et certaines longueurs viennent un peu casser le tout. On retrouve aussi de nombreuses publicités qui deviennent lassantes et un dénouement que certains trouveront ratés.

Chasseurs de têtes de Jo Nesbo est quelque part une réussite, sans être parfait non plus. Bref, un roman tout de même à découvrir !

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Présente édition : éditions Folio / Gallimard, 2 février 2011, 311 pages

lundi, 08 août 2011

SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers - 2011

romans erotiques,sas,gerard de villiers,malko linge,litterature francaise,pekin,chine,shangai,rouge dragon,thrillers,romans d espionnage,guoanbu"Soudain, les deux index de Ling Sima appuyèrent violemment sur les carotides de Malko. Celui-ci, le cerveau n'étant plus irrigué, perdit connaissance en quelques secondes.
Quand il rouvrit les yeux, Ling Sima était toujours à cheval sur lui, sa main gauche enserrait toujours sa gorge, mais tout son corps s'inclinait sur la droite, comme si elle allait tomber.
Elle se redressa, tenant dans sa main droite un long pic à glace et l'abattit de toutes ses forces, visant la poitrine de Malko."

Retour en Chine après les aventures du tome 1 de Rouge Dragon (SAS N° 188) où l’on retrouve l’agent Malko Linge envoyé à Pékin pour négocier avec les services secrets chinois sur la possible invasion de Taiwan, telle que rapportée par le capitaine exfiltré Lou Zhao. Or cette dernière est également de retour dans sa patrie, retournée par le Guoanbu, pour extraire des infos supplémentaires de son amant, le général Li Xia Peng. Car qu’en est-il réellement de cette invasion de Taiwan : le parti chinois est-il au courant ? S’agît-il d’une initiative purement militaire ? La Chine n’est-elle pas celle qui a le plus à craindre de ce problème.
Malko sera seul à Pékin face au Guoanbu, seul sur un échiquier dont toutes les pièces sont ennemies.

Suite et fin de ce double tome qu’est SAS : Rouge Dragon, le lecteur suit ici une intrigue plus classique et conventionnelle des aventures de Son Altesse Sérénissime Malko Linge qui devra démêler au péril de sa vie un grave problème diplomatique. Alors que le tome précédent tirait son originalité de la fuite du capitaine Zhao et d’une certaine passivité des services américains dont son agent principal, ici on retrouve un Malko qui comme à l’accoutumée se retrouve en territoire ennemi et qui tente d’accéder aux informations nécessaires, généralement en conquérant de bien jolies femmes qui possèdent les clefs du secret. De l’ultra classique donc, semblable à tous les autres numéros de la série avec son lot d'action, de violence et d'érotisme, et aussi le plaisir de retrouver la belle espionne chinoise Ling Sima et de suivre une aventure dans cette Chine qui fascine tant de nos jours. Les défauts de la série, que ce soit le machisme des personnages, les facilités scénaristiques et les fautes de frappe, sont également présentes.

Les amateurs de SAS s’y retrouveront.

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Présente édition : éditions Gérard de Villiers, 5 octobre 2011, 312 pages

Voir également :
SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 108 : Coup d'état à Tripoli - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 132 : L'espion du Vatican (1998), présentation et extrait
SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation

SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation

SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 192 : Igla S - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 193 : Le chemin de Damas [1] - Gérard de Villiers (2012), présentation 
SAS, tome 194 : Le chemin de Damas [2] - Gérard de Villiers (2012), présentation
- SAS, tome 195 : Panique à Bamako - Gérard de Villiers (2012), présentation
SAS, tome 196 : Le beau Danube rouge - Gérard de Villiers (2013), présentation et extrait
SAS, tome 197 : Les fantômes de Lockerbie (2013), présentation et extrait
SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait

dimanche, 07 août 2011

Gunnm, tome 5 - Yukito Kishiro - 1990-1995

gunnm,manga,yukito kishiro,bande dessinee,science-fictionLe combat de Motorball contre Jashugan est fini, et pour Gally ce sport n’a plus de sens. Elle retourne vers Ido et devient chanteuse au Kansas Bar, en espérant une vie enfin plus calme. Mais pendant ce temps Zapan, un ancien mercenaire qui a déjà eu à faire à Gally, l’aperçoit sur un écran télé. Cela lui rappelle de mauvais souvenirs envers celle qu’il rend responsable de tous ses maux. Il décide de se venger. <mais sa vengeance n’a de chance d’être assouvie qu’après sa rencontre avec le mystérieux professeur de Zalem qu’est Desty Nova. Ce dernier va lui donner un nouveau corps, celui du Berserker, et la vengeance sera des plus terribles.

Cinquième tome de la série manga Gunnm de Yukito Kishiro, ce volume marque un clair tournant dans l’intrigue générale. On sent que tout va changer pour la décharge, et la rencontre avec Desty Nova sera pour Gally, et pour tous les autres habitants de la surface de la Terre, très riche en conséquences, et parmi elles les plus terribles. Fini les petites aventures dans la décharge, l’histoire prend dès à présent une toute autre dimension, et tout ira de plus en plus vite et intensément. Reste à suivre un long combat entre Gally et Zapan avant que le tout prenne ce nouvel envol. Le scénario s’améliore ici clairement et les dessins deviennent plus précis, un peu comme si le mangaka avait pris conscience de l’importance de ce qui est en train de se réaliser.

Le cinquième tome est quelque peu à part, car il annonce une suite bien plus forte et ambitieuse.

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Extraits : les premières planches (cliquez sur les images pour agrandir)

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Présente édition : traduit par Yvan Jacquet, éditions Glénat, 20 mars 1996, 205 pages

Voir également :
- Gunnm, tome 1 - Yukito Kishiro (1990-1995), présentation et extraits
- Gunnm, tome 2 - Yukito Kishiro (1990-1995), présentation et extraits

- Gunnm, tome 3 - Yukito Kishiro (1990-1995), présentation et extraits
- Gunnm, tome 4 - Yukito Kishiro (1990-1995), présentation et extraits
- Gunnm, tome 6 - Yukito Kishiro (1990-1995), présentation et extraits
- Gunnm, tome 7 - Yukito Kishiro (1990-1995), présentation et extraits
- Gunnm, tome 8 - Yukito Kishiro (1990-1995), présentation et extraits
- Gunnm, tome 9 - Yukito Kishiro (1990-1995), présentation et extraits

21:54 Écrit par Marc dans BD, Kishiro, Yukito, Manga | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gunnm, manga, yukito kishiro, bande dessinee, science-fiction | |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it!

samedi, 06 août 2011

Saga d’Eirikr le Rouge, suivi de Saga des Groenlandais - Anonyme - XIIe et XIIIe siècle

sagas islandaises, regis boyer, erik le rouge, eirikr le rouge, saga d'eirikr le rouge, saga des groenlandais, littérature islandaise, groenland, vinland, vikings"Il y avait un roi guerrier qui s'appelait Olafr, surnommé Olafr le Blanc. Il était le fils de Helgi, fils d'Olafr, fils de Gudrodr, fils de Halfdan aux jambes blanches, roi des Uplönd. Olafre guerroyait sur la route de l'ouest et conquit Dyflinn en Irlande ainsi que le pays de Dyflinn. Il s'en fit roi."

Au Xe siècle, Eirikr le Rouge, banni à la suite des meurtres d’Eyjóld la Fiente et de Hrafn le Duelliste est contrait de quitter sa Norvège natale. D’abord il se rend en Islande, puis il met les voiles et découvre le Groenland où il fonde la première colonie.

Leifr, fils d’ Eiríkr et de Thjódhildr, part du Groenland vers la Norvège mais son bateau est détourné vers les Hébrides … Quant à Thorfinn Karlsefni, fils de Thórdr Tête-de-cheval, il part à la découverte du Vinland, contrée bien lointaine de Terre-Neuve… l’Amérique du Nord.

Les sagas islandaises écrites au courant des XIIe et XIIIe siècles par des auteurs islandais anonymes retracent avec une grande fidélité les histoires des grands héros de l’Islande. Ainsi les Islandais consignaient par écrit les récits du passé, établissaient les hagiographies des grands rois de Norvège, des premiers évêques islandais, puis des héros illustres et légendaires. Et parmi ceux-là Eirikr, ou Erik, le Rouge, est certainement le plus célèbre : il n’est autre que l’un des premiers colonisateurs du Groenland et ses fils ont été sûrement les premiers européens à fouler le sol américain. De plus son nom est à jamais associé à l’aventure, la bravoure, les découvertes du Grand Nord et à tout ce qui se rattache à la légende des Vikings.
Le terme saga vient du verbe segja qui signifie dire, raconter, et ainsi ces auteurs racontent ce passé, toujours en prose et sans fioritures afin de figer la mémoire. Jamais d’embellissements, ni d’apport personnel, mais beaucoup de sous-entendus qui apportent souvent un certain humour et même de la dérision à l’histoire.
Les deux sagas présentes ici, Saga d’Eirikr le Rouge et Saga des Groenlandais, sont deux exemples types de cette littérature nordique, et vraisemblablement les plus emblématiques. L’intérêt à lire ces textes est bien sûr immense, mais la forte concision de l’écrit et de nombreuses informations historiques qui s’enchaînent rendent la lecture quelque peu difficile et pas toujours plaisante. Une période d’adaptation est nécessaire avant de bien plonger dans la lecture.

Les traductions françaises ont toutes été réalisées par Régis Boyer et paraissent soit dans ce petit recueil des éditions Folio, ou alors en intégrale dans Sagas islandaises à la Bibliothèque de la Pléiade.

Saga d’Eirikr le Rouge, suivi de Saga des Groenlandais est bien sûr une lecture très intéressante, que ce soit d’un point de vue à la fois historique et littéraire. L’écriture difficile et le style trop concis des auteurs de l’apoque risquent toutefois de faire fuir de nombreux lecteurs. Donc à chacun de voir !

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Présente édition : éditions Folio / Gallimard, 5 janvier 2011, 107 pages

vendredi, 05 août 2011

L’Enjomineur, 1794 - Pierre Bordage - 2006

pierre bordage,litterature francaise,revolution francaise,uchronie,science-fictionFin 1793, la Terreur fait suite à la révolution, et cela avec toute son horreur de violence et de répression. Emile, alias Milo, attend son heure dans la secte de Mithra alors que le voile se lève sur le mystère de sa naissance. Il ne sait encore quel est son rôle, mais les choses vont bientôt se décider. Cornuaud, quant à lui, ne cesse de changer de camp et d’errer à travers le pays offrant ses services tour à tour aux partis les plus violents. Car tel est l’ordre qu’il a, obtenu d’une sorcière vaudou qui le possède.
Or le pays est à feu et à sang et les idéaux révolutionnaires se sont évanouis depuis bien longtemps dans une guerre civile des plus meurtrières. Et c’est dans ce contexte, qu’à la fois Emile et Cornuaud verront leur destins se croiser et se sceller.

Dernier volet de la très belle trilogie de L’Enjomineur, après 1792 et 1793, ce roman L’Enjomineur, 1794 nous fait revivre l’après-révolution française dans toute la violence qui ont secoué le pays de par la Terreur et les guerres vendéennes. Cela ressemble fort à un roman historique, la documentation y est, mais la fiction prend largement le dessus, surtout par l’invention de la secte de Mithra et dans son rôle dans ces événements. Et malgré cela l’auteur Pierre Bordage réussit à nous faire revivre et comprendre comme nul autre cette époque si sombre et tumultueuse. Il y conclut les deux intrigues autour de ses deux héros, toutefois par moments quelque peu maladroitement, mais cela n’enlève que peu au plaisir qu’on y éprouve. Autre bémol, au niveau des personnages : alors que Cornuaud gagne en humanité dans ce volet-ci à travers son combat contre le mal qui l’habite, Emile devient trop passif au point d’en devenir ennuyeux.
On retrouve également avec plaisir le style propre à Bordage, clair et incisif. Le montage, très efficace, par l’alternance de chapitres dédiés à l’un ou l’autre des deux héros, paraît toutefois trop systématique et quelque peu artificiel.

Bref, L’Enjomineur, 1794 termine bien en beauté cette trilogie très réussie. Certains regretteront qu’elle ne soit pas plus longue.

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Présente édition : Editions J’ai Lu, 9 février 2011, 539 page

Voir également :
- Graine d'immortels - Pierre Bordage (1999), présentation
-
Nuits-lumière (Mystères en Guillestrois) - Pierre Bordage (2002), présentation
- L'Enjomineur, 1792 - Pierre Bordage (2004), présentation
- L'Enjomineur, 1793 - Pierre Bordage (2004), présentation
- Les chemins de Damas - Pierre Bordage (2005), présentation
-
Ceux qui sauront - Pierre Bordage (2008), présentation

jeudi, 04 août 2011

Le convoi de l’eau (Mizo no soretsu) - Akira Yoshimura - 1976

le convoi de l eau, akira yoshimura, litterature japonaiseUne équipe d’ouvriers est en route pour une vallée isolée du Japon afin d’y construire un barrage. Dans cette étroite et sombre vallée abandonnée ils trouvent un hameau, vieux de plus d’une centaine d’années et qui semble vivre reclus de la civilisation depuis toujours. Ordre est donné de ne pas se mêler aux habitants de la vallée dans la mesure où ceux-ci seront chassés de leurs foyers et le hameau inondé comme toute l’entièreté de la vallée à la fin des travaux, et donc des tensions sont à craindre. Et ainsi les deux communautés vont cohabiter l’une à côté de l’autre, en s’observant continuellement avec méfiance et curiosité.
Le narrateur est l’un de ces ouvriers. Il sort de prison où il a purgé une peine pour le meurtre de sa femme infidèle et il s’est engagé pour ce boulot afin de fuir la ville, ses tentations et ses souvenirs. Il craint la violence qui est en lui et vient chercher la rédemption qu’il trouvera au sein de cet hameau dans cette vallée vouée à une mort prochaine.

Le convoi de l’eau est un impressionnant roman de l’auteur japonais Akira Yoshimura, écrit en 1976, et qui mène le lecteur à la découverte d’une vallée perdue vouée à la mort et dans les profondeurs de l’âme d’un ouvrier meurtri par son passé. Bien sûr l’un va se refléter dans l’autre et donner un sens fort et édifiant à l’ensemble. Mas ce qui frappe avant tout c’est l’incroyable beauté de l’écriture qui, en toute simplicité, donne des images magnifiques et inoubliables à cette histoire tout en faisant baigner le tout dans une atmosphère mystérieuse et glaciale. Au-delà de la rédemption du narrateur, le roman s’amuse à confronter deux mondes, celui qu’on appelle « civilisé » à un plus simple et plus reclus qui ne peut paraître qu’incompréhensible et mystérieux à tout regard extérieur. Certaines scènes fortes, à la violence souvent plus suggérée qu’explicite, renforcent la tension qui se crée entre ces deux mondes. Tel par exemple la jeune fille violée puis pendue et dont le corps restera accroché durant toute la durée des travaux en symbole de la faute des uns par rapport aux autres.

Le convoi de l’eau d’Akira Yoshimura est un roman magnifique et poignant sur la rencontre forcément tendue et violente de deux mondes qui se confrontent.

Pour commander ce livre :

Présente édition : traduit du japonais par Yutaka Makino, éditions Actes Sud, 4 mai 2011, 176 pages

Voir également :
- La jeune fille suppliciée sur une étagère (Shojo Kakei) suivi de Le sourire de pierres (Ishi no Bisho) - Akira Yoshimura (1959 et 1962), présentation

mercredi, 03 août 2011

Tunisian Girl, Blogueuse pour un printemps arabe - Lina Ben Mhenni - 2011

tunisian girl, Lina Ben Mhenni, blogueuse pour un printemps arabe, printemps arabe,revolution arabe,tunisie,revoltes,revolution17 décembre 2010, le jeune Mohamed Bouazizi s’imole par le feu et lance, comme une traînée de poudre les révolutions arabes. Lina Ben Mhenni, tunisienne et blogueuse entre dans le combat, avec pour seules armes son ordinateur, son blog et les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter. Et elle n’est pas la seule, au point que la révolution tunisienne  devienne la première de l’histoire à se faire grâce à l’internet et aux nouvelles technologies.
Aux commandes de son blog Tunisian Girl, Lina Ben Mhenni va devenir l’une des actrices les plus importantes de ces événements. Pour elle le combat se fait dans la réalité virtuelle, où s’affrontent des cyberactivistes, cyberpirates et cyberflics, mais en fin de compte, les morts et les arrestations sont bien réels, et cela jusqu’au jour , ce 14 janvier 2011, où le tyran  Ben Ali s’enfuit enfin sous la pression de la population.

Tunisian Girl : Blogueuse pour un printemps arabe de Lina Ben Mhenni revient sur ces événements tragiques  qui ont changé à jamais le monde arabe, cela par la plume personnelle de son auteure qui revient sur son combat, l’évolution de la révolution, le rôle de l’internet comme arme de liberté, son passé qui l’a mené à se battre... dans un texte à la fois poignant et émouvant. En à peine 31 pages, c’est toute une révolution qui est passée en revue, ainsi que le destin d’une jeune femme sous la dictature et le rôle essentiel qu’internet va de plus en plus jouer dans notre société.
La révolution tunisienne sera suivie par la yéménite, l’égyptienne, la libyenne, et alors que j’écris ces lignes un régime aux abois tente par une violence inouïe de se maintenir au pouvoir en Syrie. Le monde a changé à jamais, et cela grâce aux courages des peuples, mais surtout à ces blogueurs et internautes qui ont su mener un combat discret mais efficace au nom de tous et cela pour un meilleur avenir.

Tunisian Girl : Blogueuse pour un printemps arabe de Lina Ben Mhenni est un unique unique, fort et poignant, autant qu’il est court, sur les révolutions arabes et même au-delà sur la société d’aujourd’hui face aux nouveaux médias portés par internet.

Et pour ceux qui ne souhaitent se lancer dans ce bouquin, je les invite à découvrir le blog (en arabve, français et anglais) de Lina Ben Mhenni : Tunisian Girl.

A découvrir !

Pour commander ce livre :

Présente édition : Editions Indigène, 1 juin 2011, 32 pages

Manière de voir, N°117 : Comprendre le réveil arabe - 2011

printemps arabe, revolution arabe, maniere de voir, comprendre l'eveil arabe, presse, le monde diplomatiqueLe 17 décembre 2010 un certain Mohamed Bouazizi, un jeune diplômé tunisien qui travaillait comme marchand ambulant, s’immola par le feu dans la ville de Sidi Bouzid dans l’arrière-pays tunisien. Et tel une traînée de poudre ce sacrifice amènera en quelques semaines les peuples tunisiens et égyptiens à se débarrasser de leur dictateurs. Et rapidement le mouvement s’étend du Maroc à la Syrie, en passant par l’Arabie saoudite et l’Irak. Les peuples arabes sous domination de dictatures depuis leurs indépendances vont enfin se réveiller et exiger ce qu’il y a de plus naturel : la liberté et une vie décente.
C’est le printemps arabe qui est toujours en cours et dont la fin se verra seulement dans quelques années.
Et pour moi comprendre cet événement unique dans son envergure depuis l’ouverture des payse de l’Europe de l’Est dans les années 1980-1990 de nombreux livres sont apparus sur le marché écrits par des spécialistes plus ou moins reconnus.
Parmi tout ce choix libraire j’en ai choisi un à présenter ici, et ce n’est pas un livre mais un périodique : Manière de voir N°117 : Comprendre le réveil l’arabe, qui sur base d’articles de fond parus dans les derniers numéros du mensuel Le Monde diplomatique nous fait comprendre toute l’envergure de cette révolution, ses faits, ses sources et ses conséquences. Classés en trois grands chapitres : Le temps du soulèvement, Un si long hiver et Résistances culturelles ces articles assemblent et confrontent les différents points de vue et aspects d’un événement tout à fait hors du commun dans sa réalisation et ses bouleversements.

Si ce numéro, paru en juin/juillet 2011, n’est plus en rayon dans la plupart des librairies, il peut toujours se commander via internet sur le site de Manière de voir.

A découvrir pour mieux comprendre ce qu’est le réveil arabe !

INDEX - Tunisie

Ben Mhenni, Lina
- Tunisian Girl : Blogueuse pour un printemps arabe (2011), présentation







09:08 Écrit par Marc dans INDEX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tunisie, litterature tunisienne | |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it!

mardi, 02 août 2011

La cellule 158 - Jean Tousseul - 1924

Jean Tousseul, litterature belge, recueil de nouvelles, cellule 158, la cellule 158La cellule 158 est asiégée : il faut en déloger un pauvre bougre, Nicolas Planquet. Il vient d'assassiner son geôlier d'un coup de tranchet. Abruti par l'univers carcéral, Planquet est un de ces quelques personnages qui, au long des dix-neuf nouvelles du volume, font part de leur existence quotidienne, drames insidieux ou plus flagrants. Ouvriers, carriers, forçats, muets, étrangers... ces êtres portent sur leurs épaules les désastres du passé, les mensonges sociaux, l’isolement de la vie. Ils sont humains et humbles, ne crient pas pleur révolte, mais la font peser d’un silence tenace dans cette atmosphère funeste qui serre le coeur, car “il y a des soirs morbides où vous songez au sommeil tranquille, sans rêve, au fond de l’eau”.

Dix-neuf nouvelles, dont deux tableaux de début et de fin qui se miroitent, tel est le recueil La cellule 158 de Jean Tousseul, de son vrai nom Olivier Degée, grand auteur belge et wallon de la première moitié de vingtième siècle. Les textes sont forts et impressionnent mais force est de constater que ces écrits ont peut-être un peu mal survécu au temps, et cela malgré le fait que certaines, dont la nouvelle titre, gardent toute leur force.

Intéressant.

Pour commander ce livre :


Présente édition : Editions Labor / Espace Nord, 1990, 178 pages