mercredi, 29 juin 2011
Les falsificateurs - Antoine Bello - 2007
1991, le jeune islandais Sliv Dartunghuver, à peine sorti de l’école, est engagé en tant qu’ingénieur par Gunnar Eriksson, directeur du cabinet d’études environnementales Baldur, Furuset & Thornberg. Une première mission lui révle cependant certains mystères et son patron ne tardera pas à lui avouer que son poste n’est qu’une couverture et qu’il a en fait été engagé pour faire partie d’une organisation secrète le CFR, le Consortium de Falsification du réel, une organisation qui a pour but, comme son nom l’indique, de falsifier peu à peu la réalité en insérant dans divers documents et médias des informations erronés. Ainsi le jeune Sliv découvre vite par exemple que Laïka, la première chienne dans l’espace n’a jamais existé, et que cette info a été intelligemment placée par des agents du CFR sans que les autorités aérospatiales soviétiques aient pu les démentir. Et les travaux du CFR touchent tous les domaines que ce soit la science, l’art, la politique, l’économie… tout y passe et y est retravaillé pour être falsifié.Et le but du CFR ? C’est un grand mystère, et l’un des mieux gardés.
Pour Sliv, mais aussi d’autres jeunes recrues, la carrière dans le CFR sera des plus palpitantes, mais lorsqu’on travaille dans le secret et la clandestinité le danger n’est jamais loin, et personne ne sait encore jusqu’où tout cela les mènera.
Les falsificateurs, paru en 2007, est un roman de l’auteur franco-américain Antoine Bello nous contant l’ascension d’un jeune islandais dans une organisation secrète internationale qui a pour but de falsifier le réel. Premier tome d’une série de deux, ce roman sera suivi en 2009 par Les éclaireurs.
Ce roman surprend dès le départ par son idée. Alors que les sociétés secrètes sont bien à la mode en littérature en ces années 2000, Antoine Bello arrive à surprendre avec le CFR et ses implications dans l’histoire actuelle. Le fonctionnement du CFR, la constitution des dossiers ou scénarios, la falsification des sources d’informations et leur reprise dans le monde sont fascinantes. Le lecteur commence vite à douter de tout et s’étonne de page en page avec quelle facilité tout révision historique peut être facile, chose qui a d’ailleurs souvent été faite par tel ou autre régime au cours de notre histoire. Le tout peut ainsi paraître passionnant mais Antoine Bello tombe vite dans le piège que peut représenter une bonne, voire trop bonne idée. Ainsi l’auteur s’évertue sur des pages et des pages à décrire les différents mécanismes de fonctionnement du CFR au dépens de ses personnages trop peu travaillés, trop schématiques et aux évolutions pas toujours claires, et d’une quelconque intrigue qui a du mal à prendre. Y a-t-il même une réelle intrigue ? Du suspense ? Le but ne semble que de nous faire découvrir le CFR et ses grands secrets… c’est intéressant, mais alors cela aurait pu être un peu plus court aussi. Et au-delà du contenu ce qui frappe également est l’absence totale de style, donnant une écriture d’un plat absolu. De nombreux dialogues, parfois très longs où l’on voit un personnage expliquer ses plans à l’autre sont presque toujours sans vie et deviennent vite ennuyeux.
Les falsificateurs d’Antoine Bello aurait pu être un bon roman, mais hélas il en est loin. Reste tout de même un sujet bien intéressant qui fera que je me laisserai tout de même bien tenter par sa suite.
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Extrait : les premières pages
« Félicitations, mon garçon, dit Gunnar Eriksson en me regardant parapher mon contrat de travail. Voilà qui fait de vous l'un des nôtres. »
Je rangeai mon exemplaire du contrat dans ma sacoche en me réjouissant encore une fois de la tournure qu'avaient prise les événements dernièrement. Quinze jours plus tôt, j'avais été à deux doigts d'accepter une proposition qui eût fait de moi l'adjoint du directeur export d'une conserverie de Siglufjördhur (1815 habitants sans compter les ours). Le recruteur m'avait vanté le dynamisme du secteur et les perspectives d'évolution. Le salaire, misérable, ne devait surtout pas m'effrayer, les occasions de le dépenser étant de toute façon inexistantes.
Tant ma mère que la responsable du bureau de placement de l'Université de Reykjavík où j'avais obtenu mes diplômes me poussaient à accepter une offre qui, disaient-elles, ne se représenterait peut-être pas d'ici longtemps. Il faut dire qu'en ce mois de septembre 1991 le marché de l'emploi n'était guère brillant pour un diplômé en géographie de vingt-trois ans. La première guerre du Golfe avait plongé l'économie mondiale en récession et les entreprises embauchaient à l'époque plus volontiers des experts en restructuration que des géologues ou des cartographes.
Heureusement, le matin du jour que je m'étais fixé comme limite pour arrêter ma décision, je tombai sur une annonce qui paraissait écrite pour moi. « Cabinet d'études environnementales cherche chef de projet. Formation supérieure requise en géographie, économie ou biologie. Première ou deuxième expérience. Poste basé à Reykjavík. Voyages. Salaire compétitif. Adressez votre candidature à Gunnar Eriksson, directeur des Opérations, cabinet Baldur, Furuset & Thorberg. »
Bien décidé à saisir ma chance, j'avais porté en personne mon curriculum vitae à l'adresse indiquée. À ma grande surprise, la réceptionniste avait appelé Gunnar Eriksson, qui avait proposé de me recevoir aussitôt. J'acceptai bien volontiers, en m'excusant toutefois pour ma tenue, guère appropriée pour un entretien d'embauche.
« Bah, avait rétorqué Eriksson en m'invitant à le suivre, je me fiche de votre tenue comme de ma première aurore boréale. »
C'était une remarque étonnante de la part de quelqu'un qui accordait lui-même autant d'attention à sa mise. Je n'ai jamais vu quelqu'un être à la fois aussi bien habillé et si constamment dépenaillé. Il me semblait que si je portais un jour des chemises monogrammées, j'éviterais de les laisser sortir de mon pantalon.
Eriksson m'avait conduit à son bureau. À la vue sur le port de Reykjavík dont on y jouissait, j'avais compris que le poste de directeur des Opérations n'était pas seulement honorifique. Panneaux lambrissés, éclairage reposant, épais tapis et même une cheminée, on y trouvait tous les attributs du luxe à la mode islandaise. Eriksson avait pris place dans un élégant fauteuil chocolat au cuir savamment fatigué en me faisant signe d'en faire de même.
« Vous vous demandez peut-être en quoi consiste notre métier, avait-il entamé. Vous voulez la version avec ou sans chichis ?
- Les deux, je suppose, avais-je répondu, un peu désarçonné par cette entrée en matière.
- Commençons par la version officielle, que vous trouverez dans la plaquette de notre cabinet. Chaque projet de construction d'infrastructures s'accompagne immanquablement d'une ou de plusieurs études environnementales. Avant de bâtir un barrage, de tracer une autoroute ou de détourner un cours d'eau, on tente de mesurer l'impact de l'intervention humaine sur l'écosystème. Le promoteur doit pouvoir garantir à la collectivité que la construction respectera la faune, la flore et même parfois l'équilibre démographique local. Vous me suivez ?
- Jusqu'ici, cinq sur cinq.
- Bien entendu, nos études ne constituent pas une fin en soi, avait-il continué. Le plus souvent, elles représentent le point de départ d'un débat nourri et fécond entre les promoteurs, les gouvernements et les associations écologistes.
Il s'était arrêté et m'avait regardé d'un air narquois.
« Merveilleux, non ? Voyons si vous êtes capable de brosser le reste du tableau. »
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Présente édition : Editions Folio / Gallimard, 22 mai 2008, 588 pages
Voir également :
- Go Ganymède ! - Antoine Bello (1996), présentation
- Les éclaireurs - Antoine Bello (2009), présentation
22:34 Écrit par Marc dans Bello, Antoine, Critiques littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : antoine bello, les falsificateurs, litterature francaise, romans de mystere, le cfr |
|
Facebook | |
Imprimer |
dimanche, 26 juin 2011
Les vacances de Jésus et Bouddha, tome 1 - Hikaru Nakamura - 2008
Près de 2000 ans qu’ils oeuvrent pour le bien de l’humanité, pour Jésus et Bouddha il est temps enfin de prendre quelques vacances. Pour cela ils louent un petit appartement à Tokyo où ils comptent bien découvrir un mode de vie bien éloigné du leur, dans un monde qu’ils ont tant observé sans jamais trop s’y immiscer. Et ce ne sera pas facile tous les jours, surtout que ces deux amis n’ont pas non plus le même caractère, ce qui rendra leur colocation quelque peu chaotique.
Les divinités prennent-elles des vacances ? Et si oui, peut-on en faire un manga ? En effet c’est une bien drôle d’idée qu’utilise ici le mangaka Hikaru Nakamura en mettant en scène Les vacances de Jésus et Bouddha une histoire aussi improbable qu’incroyable mais qui apporte à toute page son lot de bonne humeur. Comique, drôle et bien loin de tout message religieux ces aventures font faire face ces héros atypiques au quotidien japonais : ainsi on les voit confondus par des lycéens avec des stars hollywoodiennes, visiter un par d’attraction, tenir un blog aller à la piscine etc. Ces petites histoires sans grande prétention font à chaque fois bien sourire mais on aurait préféré pouvoir plus en rire. Il manque en effet un petit quelque chose qui aurait pu faire accrocher réellement. Et difficile après voir avoir sa curiosité satisfaite par cette histoire bien originale de s’investir encore plus dans cette série des vacances de Jésus et Bouddha.
A noter la grande qualité du dessin, bien clair et qui met les histoires parfaitement en scène.
Bien original et fort sympathique ce manga de Hikaru Nakamura qui manque toutefois d’un petit quelque chose pour en faire un grand manga.
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Extrait :
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Présente édition : traduit du japonais par Etienne Robert, éditions Kurokawa, 150 pages
16:54 Écrit par Marc dans BD, Manga, Nakamura, Hikaru | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : manga, les vacances de jesus et bouddha, jesus, bouddha, hikaru nakamura |
|
Facebook | |
Imprimer |
samedi, 25 juin 2011
SAS, tome 187 : Bienvenue à Nouakchott - Gérard de Villiers - 2011
"Il ramassa son sac à dos, embrassa Fatimata et s'engagea dans le petit couloir. Ils débouchèrent dans la rue poussiéreuse au sol défoncé. Le Hilux était garé un peu plus loin, en face de la mosquée.
Malko était en train de traverser, l'Américain sur ses talons, quand une détonation sèche claqua dans son dos.
II se retourna, le pouls à 200.
Se trouvant nez à nez avec un homme au visage presque entièrement masqué par un chèche beige, un pistolet à la main. Brian Kennedy étendu sur le sol, immobile et du sang tachait le col de sa chemisette.
Malko croisa le regard du tueur, le vit lever le bras, tenant toujours son arme. L'autre fixait sa poitrine, là où il allait tirer."
Un avion américain de la CIA s’écrase en plein désert malien. Les secours s’organisent, mais se voient retardés par une tempête de sable, et se sont finalement les terroristes de l’AQMI, l’Al-Qaida au Maghreb islamique, bien installé dans la région, qui récupère les passagers. Et cela pour biensûr en faire des otages et pour lesquels le prix de la libération est des plus élevés. Pour récupérer ses compatriotes la CIA devra ni plus ni moins faire libérer trois terroristes de l’AQMI d’une prison de Nouakchott. Le gouvernement malien se méfie, et de plus l’Algérie vosiine semble vouloir s’en mêler... bref la mission semble impossible... à moins que l’agent très spécial Son Altesse Sérénissime Malko Linge, réussisse, au péril de sa vie, à démêler cet incroyable emmêlement politique.
187e tome de la série SAS, Bienvenue à Nouakchott, nous mène à la rencontre de l’AQMI et des prises d’otages qui s’effectuent depuis quelque temps dans le Sahara. Evidemment le superhéros Malko Linge réussira à sortir tout le monde, ou presque du pétrin, et cela suite à de nombreuses aventures de tout genre... mais à quel prix ?
Mais disons-le tout de suite, si ce tome-ci de SAS équivaut plus ou moins à tous les précédents, il déçoit cependant par sa rupture face à l’actualité. Etonnant qu’il ne soit guère question des révolutions arabes qui pourtant auraient dû intéresser son auteur pour traiter de l’AQMI, un groupement bien passé dans l’ombre des bouleversements qui ont secoué la région depuis. De plus le pauvre prince Malko ne semble guère en forme séductrice ou sexuelle, ses conquêtes se limitant cette fois à à peine deux femmes, biensûr superbes mais limitées dans leur nombre.
La même recette que d’habitude, sauf un sujet hors actualité et un manque de verve font de ce 187e tome de SAS un numéro plutôt manqué.
Vivement les prochains à venir !
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Présente édition : Editions Gérard de Villiers, 311 pages, 6 avril 2011
Voir également :
- SAS, tome 83 : Coup d'état au Yémen - Gérard de Villiers (1985), présentation
- SAS, tome 84 : Le plan Nasser - Gérard de Villiers (1986), présentation
- SAS, tome 85 : Embrouilles à Panama – Gérard de Villiers (1987), présentation
- SAS, tome 107 : Alerte Plutonium - Gérard de Villiers (1992), présentation
- SAS, tome 176 : Le printemps de Tbilissi - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 177 : Pirates ! - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 178 : La Bataille des S-300 [1] - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 179 : La Bataille des S-300 [2] - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 180 : Le piège de Bangkok - Gérard de Villiers (2009), présentation
- SAS, tome 181 : La Liste Hariri - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tome 182 : La filière suisse - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tomes 183 et 184 : Renegade - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tome 185 : Féroce Guinée - Gérard de Villiers (2010), présentation
- SAS, tome 186 : Le Maître des Hirondelles - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 188 : Rouge Dragon [1] - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 189 : Rouge Dragon [2] - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 190 : Ciudad Juarez - Gérard de Villiers (2011), présentation
- SAS, tome 191 : Les fous de Benghazi - Gérard de Villiers (2012), présentation
- SAS, tome 1 , version BD : Pacte avec le Diable (2006), présentation et extraits
- SAS, tome 2, version BD : Le sabre de Bin-Laden (2006), présentation et extrait
23:22 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, De Villiers, Gérard | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : romans erotiques, sas, gerard de villiers, malko linge, litterature francaise, nouakchott, mali, bienvenue a nouakchott, thrillers, romans d espionnage, aqmi |
|
Facebook | |
Imprimer |
jeudi, 23 juin 2011
Coeur de Jade, Lame du Dragon, tome 3 : L’éclipse des neuf lunes - Kristoff Valla - 2011
La Chine, il y a plusieurs siècles. Coeur de Jade poursuit ses aventures alors que la libération du démon Shityu est désormais imminente.
Est- ce la fin du temps des hommes, enlisés dans leurs rivalités et leurs intrigues de pouvoir ?
Portée par la puissance de Dao Long, Cœur de Jade pourra-t- elle empêcher l’inéluctable ?
Et surtout, quel sera le choix du clan des Neuf Lunes, ultime rempart face aux forces maléfiques, dont la reine nourrit d’inquiétantes et secrètes ambitions ?
Dans L’éclipse des neuf lunes, troisième et dernier tome de la saga pour ados Coeur de Jade, Lame du Dragon, l’auteur Kristoff Valla fait continuer ces superbes aventures mêlant fantasy et mythologie chinoise tout en alternant d’incroyables scènes épiques et des moments d’une rare intensité autour de ses personnages devenus depuis les premières pages tellement attachants. Mais cette fois se finit sur un dénouement bien réussi cette belle saga qui a su tout au long de ses près de mille pages faire voyager et rêver le jeune lecteur qui s’y est aventuré.
Et comme c'était le cas pour les deux premiers tomes celui-ci est à nouveau augmenté d’un Carnet de voyage magnifiquement illustré qui suit les pas des héros de l’histoire, ainsi qu’un lexique et des explicatifs sur divers sujets abordés ayant trait à la Chine antique.
La saga Coeur de Jade, Lame de Dragon se termine donc en beauté avec ce troisième tome très réussi.
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Vidéo promotionnelle de l'éditeur :
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Présente édition : Nouvel Angle / Matagot, 9 juin 2011, 384 pages
Voir également :
- Coeur de Jade, Lame de Dragon, tome 1 : Le Secret des Masques - Kristoff Valla (2010), présentation et extrait
- Coeur de Jade : Lame de Dragon, tome 2 : Les Brumes des Sources jaunes (2011), présentation
21:54 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, Valla, Kristoff | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : kristoff valla, litterature francaise, chine, qin, coeur de jade, l eclipse des neuf lunes, lame du dragon, romans d aventures, romans jeunesse, fantasy |
|
Facebook | |
Imprimer |
mercredi, 22 juin 2011
L’ironie du short - Max Obione - 2011
L’ironie du short de l’auteur de polars français Max Obione c’est pas moins de 18 nouvelles, les unes plus noires que les autres et qui touchent toujours dans le mille que ce soit par le style unique de l’auteur, l’humour macabre et féroce et surtout un propos cru et tendre à la fois qui ne laissera personne indifférent.
Certaines des nouvelles présentes ont déjà été publiés précédemment, d’autres sont inédites... finalement c’est quelque part un best-of que nous offre ici Max Obione et une façon unique pour découvrir son immense talent son imaginaire si particulier.
A découvrir !
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Récapitulatif des nouvelles :
Marcel Bovary
Econduit par sa maîtresse, Marcel décroche son fusil et s’en va chasser les femelles qui lui ont pourri la vie...
Arrière-cuisine
Le scénario de Blanche-Neige et les dix nains déclenche la colère de Walt Disney.
Caduta massi
Un gigolo ayant reçu un coup sur la tête ne peut revenir à la réalité.
L’ironie du short
Une ado déambule dans la ville un couteau de boucher dissimulé dans sa manche.
Crâne d’os
Un flic entré par effraction dans le crâne d’un tueur assiste à l’assassinat de celui-ci.
Aurel et Maddy
Maddy est en partance pour l’au-delà, Aurel la chausse les pieds des ses Carlito fétiches.
D’amour tendre
Dans le train Paris-Venise, un couple roucoule, il est observé par un autre voyageur...
A bout du bout
La poursuite acharnée d’une criminelle par une policière, toutes deux copines d’enfance, se termine en eau de boudin...
Attention à la marche
Un éditeur minable loupe une marche et vit ses derniers moments en compagnie d’un rat qui cause...
La gaule à Mickey
Un pêcheur à la ligne se venge de ne plus pouvoir pêcher dans le Rhône.
Un ticket dans le tuyau
Un flic rentre dans une librairie pour enquêter, il ressort avec trois bouquins en ayant oublié l’objet de sa visite.
Misty sleeping
Aunt Misty fait la sieste, Tonino la contemple.
Fin de moi difficile
Mettre fin à ses jours exige une énergie sans failles.
Au-dessus du royaume bleu des mouches
Un jeune américain cherche le “secret de l’oeil” auprès d’un peintre impressionniste.
Plat froid
Le chantage d’une infirmière amoureuse de son voisin.
Les micochonnes
La confusion d’un jeune amateur de cinéma dans les années cinquante.
L’écrivailleur
La reconnaissance littéraire peut vous conduire à la pire extrémité.
Mandigo
Le caïd de la cité se présente aux élections.
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Présente édition : Editions Krakoen, 12 mars 2011, 254 pages
Voir également :
- Amin's Blues - Max Obione (2007), présentation
- Gaufre Royale - Max Obione (2009), présentation
- Le Mystère Krakoen - Collectif Krakoen (2010), présentation
- Scarelife - Max Obione (2010), présentation
- Boulette - Max Obione (2011), présentation
21:04 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, Obione, Max | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : l'ironie du short, max obione, litterature francaise, romans policiers, polars |
|
Facebook | |
Imprimer |
mardi, 07 juin 2011
Le livre du grand secret - Serge Brussolo - 1999
Le jeune Purcell passait toutes ses vacances d’été en Alaska chez son grand-père Darian Forbes, un ancien héros de guerre et écrivain quelque peu oublié de nos jours. Purcell a toujours vu son grand-père comme un héros, mais tout le monde, y compris ses parents le considéraient comme fou. L’été de ses onze ans a été le dernier pour Purcell à passer là-bas. Son grand-père sur le point de mourir semble vouloir lui transmettre un tas de secrets dont l’existence de planques éparpillées à travers le pays, un livre secret écrit à l’encre invisible et surtout il veut avertir le gamin contre « Eux »,ceux qui dirigent le monde et qui vont le tuer pour le faire taire à jamais. Car Darian Forbes connaît des secrets qui pourraient faire trembler le monde, tous contenus dans le livre à l’écriture invisible et qui ne se révélera qu’au bout de dix ans et cela pendant une demi-heure à peine avant de disparaître à nouveau. Et ces pages sont censés contenir ni plus ni moins tout l’avenir de l’humanité. Purcell devra être à la hauteur des responsabilités que lui confie son grand-père, à moins que tout cela ne soient que des histoires et que le grand Darian Forbes a réellement succombé à la folie. Seul le temps permettra de trancher à ce sujet…
Et si cet incroyable héritage lui aussi n’était autre chose que peur et folie pour Purcell…
Paru en 1999 Le livre du grand secret du très prolifique auteur français Serge Brussolo invite son lecteur comme à l’accoutumée dans son œuvre à la découverte d’un mystère dont on ne distinguera jamais pour sûr le vrai du faux, le réel du fantastique. Les genres se mêlent : roman policier, science-fiction, fantastique… ou tout simplement de l’imaginaire à la Brussolo. Ici tout tourne autour d’un écrivain oublié, ancien héros de guerre, que certains prétendent fous et paranoïaque et d’autres impliqué dans de grands secrets, et qui laisse à son petit fils un héritage des plus étranges. Le jeune Purcell devra faire la part des choses au sacrifice de sa santé, autre récurrence chez Brussolo qui voit le héros payer physiquement pour ses découvertes et évolutions. Ce roman plutôt court impressionne et passionne dès les premières pages par son côté glauque et mystérieux, mais aussi par la simplicité de sa mise en scène qui ne manque toutefois guère d’efficacité. Le trouble est vite jeté, c’est envoûtant même et le mystère entourant ce livre dit du grand secret est une belle trouvaille.
Le livre du grand secret de Serge Brussolo est très classique à l’œuvre de l’auteur, très bon sans être le meilleur et qui ravira un large public à la quête de frissons et de mystère.
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Présente édition : Editions J’ai Lu, 8 novembre 2000, 125 pages
Voir également :
- Trajets et itinéraires de l’oubli – Serge Brussolo (1981), présentation et extrait
- Bunker - Serge Brussolo (1985), présentation
- Les emmurés - Serge Brussolo (1990), présentation
- Boulevard des banquises - Serge Brussolo (1990), présentation
- Baignade accompagnée - Serge Brussolo (1999), présentation
- La Princesse noire - Serge Brussolo (2004), présentation
- La mélancolie des sirènes par trente mètres de fond - Serge Brussolo (2004), présentation
- La maison des murmures - Serge Brussolo (2005), présentation
- Dortoir interdit - Serge Brussolo (2009), présentation et extrait
21:43 Écrit par Marc dans Brussolo, Serge, Critiques littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : serge brussolo, litterature francaise, le livre du grand secret, fantastique, science-fiction |
|
Facebook | |
Imprimer |
lundi, 06 juin 2011
Une balle perdue - Joseph Kessel - 1964
Barcelone, deux ans avant la grande guerre civile d’Espagne connaît une première insurrection. Son but : l’indépendance de la Catalogne. La ville est en effervescence, les comités révolutionnaires s’organisent et s’arment et très vite c’est la violence qui règne.
Alejandro est alors un jeune cireur de chaussures naïf et enthousiaste, amoureux d’une jolie anglaise qu’il suit discrètement en toute innocence. Son ami Vicente est très engagé politiquement et va entraîner avec lui Alejandro dans les combats. Cet acte va définitivement bouleverser la vie de ces deux jeunes idéalistes, à un point qu’ils ne peuvent encore imaginer...
L’écrivain français Joseph Kessel était dans les années 1930 en Espagne, et plus précisément il a vécu l’insurrection barcelonaise. Ce qui l’avait le plus marqué étaient ces francs-tireurs qui des toits de la ville tiraient dans les rues provoquant la panique générale et cela dans un acte de désespoir. Pour Kessel ces desperados, comme on les appelait, l’avaient marqués à jamais, ces hommes qui seuls, face à leur mort, s’acharnaient , au)dessus de la cité grondante, à un combat à la fois insensé et sublime. Et c‘est cela qui inspira l’auteur à écrire Une balle perdue, cette poignante nouvelle qui en à peine une centaine de pages réussit à travers les personnages d’Alejandro et Vicente à parfaitement dresser le portrait d’une jeunesse désenchantée en proie à la révolte et poussée au désespoir.
A découvrir !
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Présente édition : Editions Folio/Gallimard, 7 mai 2009, 132 pages
21:59 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, Kessel, Joseph | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature francaise, joseph kessel, une balle perdue, barcelone |
|
Facebook | |
Imprimer |
dimanche, 05 juin 2011
Le Landau du Rat : Anthologie de nouvelles de science-fiction - Jacques Barbéri - 2011
“L’étreinte du Poulponge transforme peu à peu la Terre en boulette de viande.
C’est Gorenkys qui a trouvé cette image. Gorenkys est hypocondriaque, et tout ce qui touche à la chair le répugne. Il a l’impression que la Terre est malade, que le Poulponge l’a contaminée, lui a transmis le mal de l’espace, la gangrène des univers.
Tout cela pour quelques plaies qui suintent de rutilantes humeurs jaunâtres...
C’est vrai que la Terre se transforme, mais moi je trouve cela plutôt plaisant.
Ça bouge, ça vit, ça mute...
Il y a maintenant plus de cinquante ans que le Poulponge s’est arrimé à la peau de la Terre. Et je regrette, aujourd’hui, de ne pas avoir pu naître dans les doux replis de sa chair vallonnée, à l’ombre de ses gigantesques ventouses qui se dressent telles des tours molles, flasques et souples, vers la grisaille accueillante de ses anfractuosités cachées.
Nous essayons de perpétuer l’image d’une époque révolue... quand je dis « nous », je veux parler des autres... mes parents, mes compagnons, et tous ceux qui errent encore à la surface de la planète à la recherche d’un périmètre de stabilité.
Nous sommes les pièces nomades d’un musée à ciel ouvert.
Mais moi je n’y crois plus.”
Dans les abris antiatomiques transformés en ruches à homoncules, de gigantesques Femelles aux corps Flasques pondent des milliers d'œufs.
Des hommes-bouteilles jetés à la mer viennent s'échouer sur les plages, se fracasser contre les rochers.
Dans les gares désaffectées, des insectes géants dévorent des hordes de rats entre les rails chauffés à blanc, et des oiseaux au sang bouillonnant explosent en plein ciel.
Des radeaux-bars flottent sur des lacs de mercure et des tumeurs sur pattes peuvent vous piquer votre bière.
La Terre est devenue difficile à vivre, mais les autres planètes ne sont guère plus accueillantes.
Les symbiotes sirthiens sont prêts à vous étouffer pour ingérer un peu de crasse, et sur Overmonde presque tous les habitants sont des cadavres…
Le Landeau du Rat, paru en 2011, est une anthologie reprenant vingt-neuf nouvelles de science-fiction de l’auteur français Jacques Barbéri, des nouvelles oscillant entre absurde et désespoir et retraçant dans le temps la carrière de l’auteur depuis ses débuts jusqu’à nos jours. Difficile parfois de se plonger dans ses textes tant ils sont étranges et peu standards, mais une fois dedans il s’avère bien difficile d’en ressortir. Pour Barbéri la science-fiction est sombre, noire, la réalité ne cesse de se dérober et le temps de se déglinguer pour des personnes sans esse ballotés et qui n’ont d’autre solution que de foncer. De toute cette noirceur ressort un humour tout aussi noir et déjanté, peu habituel dans ce genre de littérature mais qui procure un réel plaisir à la découverte de ces nouvelles.
Le Landau du Rat : Anthologie de nouvelles de science-fiction de Jacques Barbéri est un exceptionnel recueil de nouvelles qui le sont tout autant et présente une belle plongée, même si parfois difficile dans l’oeuvre d’un grand auteur hélas encore trop peu reconnu.
A découvrir !
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Présente édition : Editions La Volte, 17 février 2011, 384 pages
Voir également :
- Le Tueur venu du Centaure - Jacques Barbéri (2010), présentation et extrait
21:22 Écrit par Marc dans Barbéri, Jacques, Critiques littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jacques barberi, litterature francaise, science-fiction, recueil de nouvelles, le landau du rat |
|
Facebook | |
Imprimer |
Gunnm, tome 2 - Yukito Kishiro - 1991
Le monstre Makaku enfin vaincu, Gally se réveille dans une vieille usine abandonnée, où elle rencontre le jeune Yugo, un garçon débrouillard qui ne suit qu’un seul rêve : quitter Kuzutetsu et la décharge pour rejoindre Zalem, la ville idéale qui flotte dans le ciel.Gally tombe vite amoureuse de Yugo, mais celui-ci est aveuglé par son rêve, au point de commettre des crimes abominables pour récolter suffisamment d’argent pour aller à Zalem. Mais peut-on réellement s’acheter une place pour Zalem, et qu’adviendrait-il de Yugo si jamais les autorités découvrent ses délits et lancent sur ses pas les Hunter Warriors, ces chasseurs de prime dont Gally est devenue la meilleure depuis sa victoire contre Makaku. Et très vite cette menace se réalise, et Gally devra trancher entre sauver son amoureux ou alors le tuer.
Second tome du manga culte Gunnm de Yukito Kishiro, mettant en scène la cyborg Gally dans un univers futuriste très sombre et violent. L’accent est davantage mis ici sur la différence entre les deux mondes que sont la décharge et la ville utopique de Zalem, ou du moins des rêves que chaque habitant du bas se fait de ce que serait la vie en haut. L’intérêt général augmente tout en mettant l’accent sur une intrigue plus dramatique autour de Gally, et du jeune Yugo qui aveuglé par son rêve court droit à sa perte. Gally, qui spirituellement vient à peine de naître grandira peu à peu dans l’expérience de ses blessures et désillusions, afin de mieux en mieux comprendre le monde qui l’entoure, et cela au même titre que le lecteur. Ainsi le tout s'étoffe, que ce soient les personnages ou l'univers créé. Et le tout est basé sur un très bon scénario, Gally voyant peu à peu lui retomber sur la tête ce qu'elle a semé auparavant.
Bref, ce tome 2 est une bonne suite qui ajoute en intérêt à la série et qui promet des suites des plus intéressantes.
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Extraits :
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Présente édition : traduit de l'anglais par Yvan Jacquet, éditions Glénat, 26 avril 1995, 203 pages
Voir également :
- Gunnm, tome 1 - Yukito Kishiro (1990-1995), présentation et extraits
- Gunnm, tome 3 - Yukito Kishiro (1990-1995), présentation et extraits
- Gunnm, tome 4 - Yukito Kishiro (1990-1995), présentation et extraits
- Gunnm, tome 5 - Yukito Kishiro (1990-1995), présentation et extraits
- Gunnm, tome 6 - Yukito Kishiro (1990-1995), présentation et extraits
16:08 Écrit par Marc dans BD, Kishiro, Yukito, Manga | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gunnm, manga, yukito kishiro, bande dessinee, science-fiction |
|
Facebook | |
Imprimer |
samedi, 04 juin 2011
Le soldat chamane, tome 8 : Racines (The Soldier Son Trilogy : Renegade’s Magic) - Robin Hobb - 2007
Malgré tout Jamère n’a pu empêcher son double, Fils-de-Soldat, de lancer un assaut contre Guetis, un assaut qui s’avérera vite être un échec cuisant, ainsi d’ailleurs autant que toutes ses entreprises consécutives : a construction de la route du Roi se poursuit, la danse de Kinrove a enlevé Likari à Olikéa, le fort de Guetis est toujours debout... Pire, ses deux personnalités continuent de se disputer la maîtrise de son corps. Seul Kinrove, l'Opulent des Opulents, peut l'aider à fusionner ces deux parts de lui-même. Débute alors pour Jamère un double voyage, physique et spirituel, qui l'emmènera aux portes de la mort.
Le soldat chamane, tome 8 : Racines est donc et peut-être enfin le dernier volume de cette longue saga nous contant les aventures et la destinée de l’Opulent Jamère. Cette saga, certainement pas la meilleure dans le domaine de la fantasy, à l’image de ce dernier tome qui accumule à la fois les qualités et défauts rencontrés précédemment : des temps morts, un héros peu attachant, mais aussi des grands moments de fantasy. Le plus pénible néanmoins est de constater à quel point clôturer une saga peut représenter une tâche bien ardue, tant on a l’impression de passer ici totalement à côté d’un bon dénouement. Le tout est résumé, quelque peu bâclé... enlevant finalement beaucoup de l’intérêt de l’ensemble.
Dommage pour ce qui a failli être une bonne saga de fantasy.
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Présente édition : traduit de l’américain par Arnaud Mousnier-Lompré, éditions J’ai Lu, 13 avril 2011, 286 pages
Voir également :
- Le soldat chamane, tome 1 : La Déchirure (The Soldier Son Trilogy : Shaman's Crossing) - Robin Hobb (2005), présentation
- Le soldat chamane, tome 2 : Le cavalier rêveur (Soldier Son Trilogy : Chaman's Crossing) - Robin Hobb (2005), présentation
- Le soldat chamane, tome 3 : Le Fils rejeté (The Soldier Son Trilogy : Forest Mage) - Robin Hobb (2006), présentation
- Le soldat chamane, tome 4 : La magie de la peur (The Soldier Son Trilogy : Forest Mage) - Robin Hobb (2006), présentation
- Le soldat chamane, tome 5 : Le Choix du Soldat (The Soldier Son Trilogy : Forest Mage) - Robin Hobb (2006), présentation
- Le soldat chamane, tome 6 : Le renégat (The Soldier Son Trilogy : Renegade's Magic) - Robin Hobb (2007), présentation
- Le soldat chamane, tome 7 : Danse de terreur (The Soldier Son Trilogy : Renegade's Magic) - Robin Hobb (2007), présentation
22:42 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, Hobb, Robin | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : robin hobb, le soldat chamane, racines, fantasy, litterature americaine |
|
Facebook | |
Imprimer |










