mardi, 31 mai 2011
Les déportés du Cambrien (Hawksbill Station) – Robert Silverberg – 1968
Durant les années 2020 le gouvernement américain a trouvé un moyen tout à fait original pour se débarrasser de ses opposants politiques. Ils les déportent loin, très loin de chez eux, mais non pas géographiquement, mais dans le passé. Le Marteau, ce gigantesque piston à refouler dans le temps , dépose tous les prisonniers politiques dans le Cambrien, à des centaines de millions d’années d’ici. De là-bas ils ne pourront plus revenir et de plus ils ne pourront avoir d’influence sur l’avenir. Mais comment survivre dans un monde où la vie n’a pas encore quittée les océans et surtout un monde dans lequel ces survivants n’ont à jamais plus aucun avenir. Hawksbill Station, tel est le nom de ce campement cambrien, est gouverné par un roi sans couronne, Jim Barrett, qui tente tant bien que mal de gérer cette communauté d’un peu plus d’une centaine de personnes en proie à la folie et au désespoir tout en accueillant du mieux qu’il peut les nouveaux venus. Une drôle de routine s’est mise en place dans cette drôle de prison jusqu’au jour où est déporté parmi eux le dénommé Lew Hahn, un jeune homme taciturne et peu bavard et qui ne ressemble en rien à prisonnier politique. Pourquoi a-t-il été condamné ? Le gouvernement commencerait-il à envoyer d’autres types de prisonniers ? Des plus dangereux ? Ou alors et-il là dans un tout autre but ?
Tout en observant ce nouveau venu Jim Barrett repense à son passé d’activiste tantôt révolutionnaire, tantôt contre révolutionnaire, son cheminement qui l’a conduit jusqu’à Hawksbill Station et s’interroge sur le châtiment cruel dont lui et ses camarades ont été victimes. Tout cela valait-il réellement la peine ? Et que reste-t-il comme avenir pour ces déportés du Cambrien ?
Paru en 1968 et traduit en français dix années plus tard le court roman Les déportés du Cambrien de la part du très prolifique auteur américain de science-fiction Robert Silverberg nous fait vivre une belle histoire, bien poignante, d’un jeune activiste à travers le temps jusqu’à son châtiment qui donne lieu à une belle réflexion sur la survie d’une société totalement isolée dans un environnement hostile. Bref, y sont traités à la fois des aspects sociologiques et psychologiques, que ce soit par l’isolement et la lente déchéance des prisonniers condamnés à perpétuité ou par les souvenirs et désillusions du révolutionnaire Jim Barrett qui malgré les causes communes fortes a vu les individualismes ronger le tout jusqu’à conduire à la trahison. Silverberg y livre aussi une belle réflexion assez cynique sur le militantisme et son évolution dans le temps, en effet Jim Barrett, même lorsque son camp l’emporte se sent obligé de se remettre dans l’opposition, un peu comme si l’ordre établi constituait un problème rien que par sa présence et non pas par sa nature. Et peut-être qu’un personnage comme Jim Barrett trouvera sa satisfaction là où on l’attend le moins. Finalement le sujet de ce roman n’est pas tant que ça cette société du futur, ses activités politiques et ses méthodes de répression mais plus la psychologie et l’évolution de ce Jim Barrett dans les aspirations révolutionnaires duquel tout le monde se retrouvera quelque peu.
Le tout est bien mené, sans superflus ni temps morts et Silverberg réussit à bien nous emporter dans son histoire. Quelques erreurs scientifiques existent quant à la description de l’ère cambrienne, mais s’agît-il de raccourcis pris par l’auteur ou alors de méconnaissances répandues à l’époque de l’écriture ?
Bref Les déportés du Cambrien de Robert Silverberg est un roman de science-fiction bien mené, assez poignant et riche en réflexions mais peut-être pas non plus un grand chef-d’œuvre.
Pour commander ce livre :
AMAZON.fr - FNAC.com - ABEBOOKS.fr - PRICEMINISTER.com
Présente édition : traduit de l’anglais par Guy Abadia, éditions Le Livre de Poche, 17 avril 2002, 192 pages
Voir également:
- The Thirteenth Immortal - Robert Silverberg (1956), présentation
- Au temps pour l'espace (Starman's Quest) - Robert Silverberg (1956), présentation
- Stepsons of Terra (aka. Shadow on The Stars) - Robert Silverberg (1958), présentation
- Regan's Planet - Robert Silverberg (1964), présentation
- Ceux qui veillent (Those Who Watch) - Robert Silverberg (1967), présentation
- L'oreille interne (Dying Inside) - Robert Silverberg (1972), présentation
- En un autre pays (In another Country) - Robert Silverberg (1988), présentation et extrait
- Le retour des ténèbres (Nightfall) - Isaac Asimov et Robert Silverberg (1990), présentation
19:02 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, Silverberg, Robert | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : robert silverberg, litterature americaine, science-fiction, voyages dans le temps |
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lundi, 30 mai 2011
Gunnm, tome 1 - Yukito Kishiro - 1991
En parcourant la décharge le docteur Ido Daisuke découvre les restes d’un cyborg, surtout la tête encore intacte parmi la vaste quantité de débris ? Ido est un « docteur en cybernétique », il répare les androïdes endommagés dans son atelier de Kuzutetsu, la ville poubelle au dessus de laquelle flotte la mystérieuse ville utopique de Zalem et qui vit de ses déchets tout en abritant quelques manufactures cybernétiques. Il décide de sauver le cyborg trouvé en lui donnant un corps. A son réveil, le robot n’a plus aucun souvenir, et ne se souvenant plus de son nom, Ido l’appellera Gally et l’adoptera le traitant comme sa fille. Mais survivre dans la décharge n’est pas de tout repos zt Ido devra reprendre son boulot de Hunter Warrior, sorte de chasseur de primes qui traque les criminels sous l’autorité des usines qui ravitaillent Zalem.
Gally quant à elle , sans jamais se souvenir de son passé, commence à se remémorer d’anciennes techniques de combat et à se redécouvrir un véritable talent au combat. Rapidement elle suivra Ido dans sa quête des pires criminels de la décharge…
Véritable œuvre culte du manga japonais, la série Gunnm de Yukito Kishiro, composée de neuf tomes, débute en 1991 avant d’être traduit en français à partir d’une version américaine dès 1995 et mettant en scène les pérégrinations de Gally, un mélange d’essence féminine et de technologie guerrière absolue dans le monde désaxé d’une décharge futuriste géante. Le futur décrit ici est utopique, Zalem la magnifique qui flotte dans les airs, mais la médaille a un revers qui est le monde impitoyable de la surface , une société sans foi ni loi qui tente de survivre tant qu’elle peut dans la violence et l’horreur du quotidien.
Gally, dans tout cela, est peut-être le seul rayon illuminant ces laissés-pour-compte et ce premier tome nous narre sa découverte et son apprentissage dans ce monde, ses premiers pas en tant que Hunter Warrior jusqu’à son combat acharné contre Makaku, un ennemi bien tenace et cruel, capable de prendre possession de n’importe quel corps. Les références au monde de la science-fiction sont très nombreuses.
Œuvre culte ? l’on se rend vite compte pourquoi en découvrant ce manga d’une richesse incroyable que ce soit par la qualité de ses dessins, la magistrale mise en scène, l’alternance des combats aux interrogations de Gally sur son passé, son présent mais aussi son avenir, dans un monde plus aussi réel et crédible qu’il est violent et sans pitié. En bref de l’action, un côté philosophique et de l’imagination… tout ce qu’il faut pour un divertissement SF de première qualité.
Gunnm a connu un succès immense dès sa sortie et , les fans sont nombreux pour ce qui est considéré comme un véritable must du genre. La série a d’ailleurs connu une suite sous le titre de Gunnm Last Orders.
A (re-)découvrir.
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Extraits : les 5 premières planches (cliquer sur les images pour les agrandir)

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Présente édition : traduit de l'anglais par Yvan Jacquet, éditions Glénat, 1 mars 1995, 224 pages
Voir également :
- Gunnm, tome 2 - Yukito Kishiro (1990-1995), présentation et extraits
- Gunnm, tome 3 - Yukito Kishiro (1990-1995), présentation et extraits
- Gunnm, tome 4 - Yukito Kishiro (1990-1995), présentation et extraits
- Gunnm, tome 5 - Yukito Kishiro (1990-1995), présentation et extraits
- Gunnm, tome 6 - Yukito Kishiro (1990-1995), présentation et extraits
20:59 Écrit par Marc dans BD, Kishiro, Yukito, Manga | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gunnm, manga, yukito kishiro, bande dessinee, science-fiction |
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De la littérature... au manga !
J’aime lire. Les grands romans des grands auteurs, ceux qui ont marqué d’autres qui l’ont bien moins mais tous trouvent quelque part leur intérêt. La littérature est vaste, les genres nombreux... tout le monde y trouvera ce qu’il recherche... du bon, du mauvais, et souvent un peu des deux.
Néanmoins il n’y a pas que la littérature qui se lit. Car c’est bien de lecture qu’il s’agît ici sur ce blog et de finalement rien d’autre.
La lecture, cet immense plaisir que l’on retire à se plonger dans l’imaginaire, à suivre des aventures passionnantes, à découvrir des univers autres... Mais ce plaisir ne se retrouve pas que dans la littérature, mais aussi dans les livres d’art et dans la bande dessinée.
Cela fait un certain temps que j’ai commencé de temps à autre à intégrer ici l’une ou l’autre BD, et de même maintenant je compte intégrer ici ce sous-genre, tant de fois critiqué et rabaissé, qu’est le manga et la bande dessinée japonaise. Le manga, comme tout d’ailleurs, est de qualités multiples, de genres multiples. On y trouve comme partout le meilleur et le pire. Les plus en sont un imaginaire débordant, les moins ceux liés à leur publication rapide et éphémère. Et c’est tout cela sa richesse, et le manga mérite amplement sa place sur un site dédié à la lecture.
En illustration : planche tirée de la version originale de Cyborg 009 de Shotaro Ishinomori. (Cliquer sur l'image pour agrandir)
19:15 Écrit par Marc dans BD, Manga | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : manga, cyborg 009 |
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dimanche, 29 mai 2011
Les Iles glorieuses, tome 1 : Clairvoyante (The Isles of Glory : The Aware) - Glenda Larke - 2003
Braise Sangmêlé s’était juré de ne jamais remettre les pieds à Pointe-de-Gorth, repaire de tout ce que les îles Glorieuses comptent de désespérés, de trafiquants, d'escrocs et de criminels sans foi ni loi, prêts à tuer père et mère pour quelques piécettes. Son but est de mener l’enquête sur la castenelle de Cirkase, en fuite pour échapper un mariage. Et cette mission semble rapidement bien plus délicate qu’il n’y paraissait de premier abord. Et en effet Braise se rend vite compte que quelque chose ne tourne pas rond : son enquête se heurte au mutisme des matelots et une odeur inquiétante de magie carmine semble s'attacher au moindre de ses pas. Car, en plus d'être une combattante hors pair, armée d'une épée aux proportions exceptionnelles, Braise Sangmêlé possède le don de Clairvoyance qui lui permet de voir la magie à l'œuvre. Quoique très utile, ce talent fait d'elle une cible de choix pour les sorciers de tout poil qui n'apprécient guère qu'on se mêle de leurs projets. Autrement dit, Braise s'est encore mise dans de sales draps...
Clairvoyante, premier tome du cycle Les Iles glorieuses de l’écrivain Glenda Larke invite le lecteur à une drôle et originale enquête policière dans un univers de fantasy. Un début quelque peu difficile donne rapidement place à un texte très divertissant, inventif et aux personnages très attachants. L’intrigue devient vite passionnante et l’univers créé par l’auteur, celui des Iles glorieuses, devient vite très crédible. Le récit prend aussi une forme assez exceptionnelle en se présentant comme un rapport de scientifiques ayant découvert les Iles glorieuses et qui retranscrit l’aventure de Braise Sangmêlé.
Les Iles glorieuses, tome 1 : Clairvoyante de Glenda Larke, premier tome d’une trilogie de fantasy qui promet d’être bien originale et passionnante.
A découvrir !
Pour commander ce livre :
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Présente édition : traduit de l'anglais (Australie) par Mélanie Fazi, éditions J'ai Lu, 29 septembre 2010, 411 pages
20:33 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, Larke, Glenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : glenda larke, les iles glorieuses, litterature australienne, fantasy, clairevoyante |
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vendredi, 27 mai 2011
Go Ganymède ! - Antoine Bello - 1996
2058, l’Agence spatiale lance le projet Ganymède 25, et c’est une priorité absolue pour toute la nation. Son but : envoyer une capsule vers Ganymède, le plus grand satellite naturel de Jupiter afin de collecter des informations sur les richesses du sous-sol de cette planète. C’est un grand projet, plein d’espoir et d’ambitions, et qui permettra une colonisation future de l’humanité dans l’espace. Pour seul équipage la capsule comprendra l’astronaute Jim Mute, l’élite de l’élite et le seul capable de supporter ce long voyage de plus de deux ans. Et Jim Mute va rapidement devenir une légende, quoi de plus normal il représente à lui seul tout l’espoir de l’humanité. Mais surtout parce que Jim Mute sera envoyé là-bas pour ne plus jamais revenir, le retour étant encore impossible…
Paru initialement dans le recueil Les Funambules (1996), Go Ganymède ! est republié en 2011 par les éditions Folio. Court roman ou longue nouvelle ce Go Ganymède ! d’Antoine Bello invite le lecteur à redécouvrir la conquête spatiale dans tout ce qu’elle a d’absurde et d’illusoire à l’exemple de ce projet fou vers Jupiter qui verra le sacrifice d’un seul homme pour le bien du plus grand nombre. L’idée est bonne, le sujet intéressant, mais c’est surtout le traitement qui en est fait qui vaut le détour, le récit étant composé de plusieurs textes dont des lettres de fan-clubs ou des coupures de presse donnant de cette anticipation spatiale un texte à la fois très réaliste, grave et quelque part même drôle.
Go Ganymède ! vaut clairement d’être lu. De plus il permet d’avoir un aperçu de ce qu’est l’univers de l’auteur franco-américain Antoine Bello.
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Présente édition : Folio / Gallimard, 5 janvier 2011, 82 pages
Voir également :
- Les falsificateurs (2007), présentation et extrait
22:11 Écrit par Marc dans Bello, Antoine, Critiques littéraires | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : antoine bello, science-fiction, conquete spatiale, litterature francaise, go ganymede |
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mardi, 24 mai 2011
La Cinquième Montagne (O Monte Cinco) - Paulo Coelho - 1996
« Pourquoi Celui qui a créé le monde préfère-t-Il se servir de la tragédie pour écrire le livre du destin? demanda Élie.
- Tu ne sais pas ce que tu dis, rétorqua l'ange. Il n'y a pas de tragédie, il y a seulement l'inévitable. Tout a sa raison d'être c'est à toi de savoir distinguer ce qui est passager de ce qui est définitif.
- Qu'est-ce qui est passager? L'inévitable.
- Et qu'est-ce qui est définitif ? Les leçons de l'inévitable. »
Neuf siècles avant notre ère, le prophète Elie reçoit l’ordre de Dieu de quitter la terre d’Israël, tombée aux mains de rois impies. Son chemin le mènera à la ville de Sarepta en Phénicie, alors assiégée par les Assyriens, où il perdra tout ce qu’il aime dont surtout son épouse bien-aimée. De plus il sera entraîné dans un tourbillon d’événements qui le pousseront à se révolter contre Dieu, celui-là même qui lui avait ordonné de quitter sa paisible vie d’avant.
La Cinquième montagne de l’auteur brésilien Paulo Coelho emmène son lecteur dans un magnifique conte sur le destin, le sens de la vie et la foi, cette foi universelle en l’espoir qui fait la force qui est en chacun de nous. Car c’est bien cet espoir, et la nécessité d’espérer, qui selon Coelho fait comprendre que ma tragédie qui fait irruption dans la vie de tout un chacun n’est pas une punition mais au contraire un défi à relever.
L’histoire se fonde sur un fragment de la Bible (1 Rois, 17 et 2 Rois, 2) et l’écrivain en tire un beau roman entre récit historique et fable philosophique, un texte qui comme à l’habitude de la part de Coelho plonge le lecteur dans un univers magnifique à la suite d’une quête des plus sublimes.
Pour commander ce livre :
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Présente édition : traduit du portugais (brésilien) par Françoise Marchand-Sauvagnarques, 02 mars 2011, 252 pages
Voir également :
- L'Alchimiste (O Alquimista) - Paulo Coelho (1988), présentation et extrait
- La solitude du vainqueur (O Vencedor está Só) - Paulo Coelho (2008), présentation et extrait
- Le Démon et mademoiselle Prym (O Demônio e a Srta. Prym) - Paulo Coelho (2000), présentation et extrait
- Onze minutes (Onze minutos) - Paulo Coelho (2003), présentation et extrait
- Le Zahir (O Zahir) - Paulo Coelho (2005), présentation
22:50 Écrit par Marc dans Coelho, Paulo, Critiques littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la cinquieme montagne, litterature bresilienne, romans philosophiques, romans histroriques |
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samedi, 07 mai 2011
Le soldat chamane, tome 7 : Danse de terreur (The Soldier Son Trilogy : Renegade’s Magic) - Robin Hobb - 2007
Jamère, prisonnier de son propre corps que commande désormais son double, Fils-de-Soldat. assiste, impuissant, aux efforts de ce dernier pour convaincre les Ocellions de changer de tactique dans leur lutte contre les Gerniens. Il rencontre enfin Kinrove, le plus grand des Opulents, et tente de le persuader d'achever sa danse et d'employer ses danseurs à former une armée en vue de combattre l'ennemi sur le terrain. Mais à cet instant, une autre Opulente, Dasie, s'empare de Kinrove et de Fils-de-Soldat, mettant en péril tous les plans de celui-ci...
Septième tome de Le Soldat chamane de Robin Hobb, deuxième partie du dernier de la version originale, celui-ci n’apporte que peu à l’histoire et risque d’ennuyer le lecteur. La cause en est ce découpage malhonnête et inintelligible de l’éditeur français, chaque tome étant en principe censé apporter quelque chose de neuf, alors qu’ici il ne s’agît que de la partie centrale d’un tome unique bien plus volumineux. Il n’empêche que le tout se développe, Jamère Burvelle s’étoffe et prend encore une nouvelle dimension, et on a hâte de connaître enfin le dénouement dans le suivant.
La fin est proche, et si ce tome 7 Danse de terreur n’est certes pas le plus mémorable, le dénouement dans le tome suivant s’annonce prometteur.
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Présente édition : traduit de l’américain par Arnaud Mousnier-Lompré, éditions J’ai Lu, 12 janvier 2011, 283 pages
Voir également :
- Le soldat chamane, tome 1 : La Déchirure (The Soldier Son Trilogy : Shaman's Crossing) - Robin Hobb (2005), présentation
- Le soldat chamane, tome 2 : Le cavalier rêveur (Soldier Son Trilogy : Chaman's Crossing) - Robin Hobb (2005), présentation
- Le soldat chamane, tome 3 : Le Fils rejeté (The Soldier Son Trilogy : Forest Mage) - Robin Hobb (2006), présentation
- Le soldat chamane, tome 4 : La magie de la peur (The Soldier Son Trilogy : Forest Mage) - Robin Hobb (2006), présentation
- Le soldat chamane, tome 5 : Le Choix du Soldat (The Soldier Son Trilogy : Forest Mage) - Robin Hobb (2006), présentation
- Le soldat chamane, tome 6 : Le renégat (The Soldier Son Trilogy : Renegade's Magic) - Robin Hobb (2007), présentation
- Le soldat chamane, tome 8 : Racines (The Soldier Son Trilogy : Renegade's Magic) - Robin Hobb (2007), présentation
22:54 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, Hobb, Robin | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : robin hobb, le soldat chamane, danse de terreur, fantasy, litterature americaine |
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vendredi, 06 mai 2011
Le Royaume des Voleurs (The Holy Thief) - William Ryan - 2010
Moscou, 1936. La terreur stalinienne s’installe peu à peu alors que l’Europe est sur le point de se lancer dans le plus grand conflit de tous les temps. Pour l’inspecteur Korolev, chef de la section criminelle de la Milice de Moscou, c’est avant tout un meurtre mystérieux qui le préoccupe, celui d’une jeune femme assassinée et affreusement mutillée au sein d’une église. Et comme la victime était citoyenne américaine, une nonne de surplus, c’est le NKVD qui s’en mêle, surveillant tous les faits et gestes de Korolev. Mais malgré cette pression l’inspecteur fait tout son possible pour arriver à bout de ce mystère, mais pour cela il devra pénétrer dans le Royaume des Voleurs, càd. dans les milieux de la pègre qui contrôle la ville. Et à mesure que d’autres cadavres apparaissent l’étau de la NKVD se resserre de plus en plus autour de Korolev, au point où ce dernier arrive à se demander qui sont les vrais criminels dans cette Russie où prédominent la peur, la faim, la misère et l’incertitude.
Premier roman de l’auteur britannique William Ryan Le Royaume des Voleurs invite le lecteur dans un Moscou des années 1930 plus vrai que nature, l’époque de Staline, des grands procès et des purges, pour découvrir une intrigue policière quelque peu classique mais bien prenante. Et comme l’annonce la couverture du livre, ceci est la première aventure de l’inspecteur Korolev, y en aura-t-il donc d’autres, les policiers en série sont bien à la mode en ce moment, tout autant que cela en fatigue certains.
L’intrigue est bien construite, le suspense marche, hélas on se rend vite compte que l’auteur a chercher à quelque peu embrouiller son public pour nous dévoiler vers la fin que l’histoire n’était guère aussi compliquée, et même bien plate.
Au final on se sent un peu floué, cela promettait d’être mieux, et malgré le bon temps passé, ce roman s’oubliera bien vite.
Le Royaume des Voleurs se William Ryan, sans être réellement mémorable, plaira aux amateurs de polars tout en offrant un contexte historique intéressant.
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Présente édition : traduit de l’anglais par Jean Esch, Editions des Deux Terres, 1 avril 2011, 368 pages
22:21 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, Ryan, William | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : william ryan, romans policiers, litterature britannique, thrillers, moscou, russie, korolev, le royaume des voleurs |
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jeudi, 05 mai 2011
La route (The Road) – Cormac McCarthy – 2006
Un cataclysme dont on ne saura jamais rien a dévasté le monde. Le pays en proie aux incendies alors que toute faune a disparu. Le ciel est continuellement saturé de cendres qui masquent le soleil et recouvrent toutes les campagnes. Et suite à tout cela l’humanité a presque disparu, les civilisations détruites et seule une poignée de survivants tentent tant bien que mal de se raccrocher à la vie en régressant peu à peu à l’état sauvage. Et c’est dans ce monde post-apocalyptique qu’un père et son fils errent le long d’une route abandonnée tirant avec eux un caddie de supermarché contenant toutes leurs maigres possessions. Leur but est de trouver un endroit meilleur, mais cela existe-t-il encore alors que les dangers et menaces s’accumulent au fur et à mesure de leur progression.
La Route de l’auteur américain Cormac McCarthy, paru en 2006, est une œuvre métaphorique d’une force inouïe sur la quête de l’impossible, les relations père-fils et la subjectivité des valeurs. Les deux personnages ignorent tout de leur être et de leur devenir, ils ne font que avancer sans fin sur cette route dont ne sait même pas pour sûr où elle mène. L’univers post-apocalyptique recréé ici est saisissant, ses évocations sombres et troublantes, et cela malgré son style épuré se contenant du minimum. De nombreux romans de S-F ont déjà traités la survie dans ce genre d’univers, mais aucun n’a jamais eu la force de La Route, que ce soit par son style ou son propos.
Le roman de Cormac McCarthy sera adapté au cinéma en 2009 sous la direction de John Hillcoat.
A lire !
En 2011 le roman La Route paraît aux éditions Point Deux .2 dans un format poche tout à fait innovant.
Pour commander ce livre :
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Présente édition : traduit de l’américain par François Hirsch, Point Deux Editions, 14 avril 2011, 432 pages
22:28 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, McCarthy, Cormac | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cormac mccarthy, litterature americaine, science-fiction, post-apocalypse |
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