lundi, 16 avril 2007
Pompéi (Pompeii) - Robert Harris - 2003

An 79. Dans la baie de Naples la chaleur est intense et pesante. Les Romains y passent les derniers jours de l’été dans l’insouciance la plus totale. Attilius, jeune ingénieur responsable du gigantesque réseau d’aqueducs qui alimente toute la région en eau potable, est inquiet. Il vient de reprendre ce poste il y a quinze jours à peine suite à la disparition mystérieuse de son prédécesseur et constate certaines anomalies avec le réseau d’eau. Du soufre apparaît dans l’eau dévastant des élevages de poissons, des évaporations d’eau anormales ont lieu, de la fumée apparaît à divers endroits du réseau. Quelque chose est en train de se préparer, mais Attilius n’arrive pas à découvrir de quoi il s’agît. Pourtant il pressent une immense catastrophe aux conséquences imprévisibles. Soucieux il continue son enquête et doit affronter pour avoir à bout du mystère la mauvaise volonté de ses congénères à collaborer qui préfèrent profiter dans le calme de leurs derniers jours d’été. Pendant ce temps-là le Vésuve surplombe toute la baie d’un air calme et nul ne doute encore que dans quelques jours il sera la cause de l’une des plus grosses catastrophes de l’Antiquité.
Cette course contre la montre va mener Attilius de Misène au sommet du Vésuve, pour se terminer dans les rues d'un Pompéi sur le point d'être recouvert par la lave. Il rencontrera notamment Pline, qui jusqu'au bout chroniquera l'évènement spectaculaire...
Ecrivain, dramaturge et journaliste, Robert Harris signe avec Pompéi son premier roman historique ayant pour contexte l’antiquité. L’approche qu’utilise l’écrivain britannique ici est fort différente de tous les autres romans traitant du même sujet. On est bien loin de du grand classique Les derniers jours de Pompéi (The Last Days of Pompeii, 1834) de Edward Bulwer-Lytton. L’approche est plus scientifique. Harris préfère un ingénieur comme héros que des personnages plus romantiques et folkloriques tels des gladiateurs ou autres ? On est ici bien loin des images romanesques de cette cité recouverte de cendres, et on sent revivre une société bien plus réaliste. Le roman est parfaitement documenté et la société romaine devient parfaitement convaincante. Mais cet Empire romain décrit ici est aussi une vive allégorie des Etats-Unis d’Amérique : une population insouciante du monde qui l’entoure, des self-made men qui font la grandeur de la société et son arrogance (notamment le personnage d’Ampliatus, ancien esclave affranchi, des hommes d’affaires et promoteurs immobiliers sans scrupules, des notables corrompus, etc.
En utilisant comme héros de son roman un scientifique, Robert Harris met également bien avant l’aspect scientifique de la catastrophe. Il est d’ailleurs fait de nombreuses références à des romans de vulcanologie pour mieux expliquer les phénomènes précédant l’éruption et ceux qui suivent.
L’intrigue est parfaitement montée et le suspense prend admirablement. La fin du roman est évidemment connue de tous : Pompéi sera totalement détruite. Pourtant Harris réussit parfaitement à mettre en place un immense suspense qui s’intensifie sans cesse au fil des pages. En véritable thriller le récit prend la forme d’un immense compte à rebours sur deux avant l’éruption fatale du volcan. Les personnages sont bien développés même si certains sont un peu caricaturaux. Il est cependant dommage que Robert Harris fasse vivre à son héros Attilius une insipide histoire d’amour qui n’apporte absolument rien au roman.
Pompéi est un excellent et très intéressant roman historique plein de suspense et de rebondissement.
Ecrivain, dramaturge et journaliste, Robert Harris signe avec Pompéi son premier roman historique ayant pour contexte l’antiquité. L’approche qu’utilise l’écrivain britannique ici est fort différente de tous les autres romans traitant du même sujet. On est bien loin de du grand classique Les derniers jours de Pompéi (The Last Days of Pompeii, 1834) de Edward Bulwer-Lytton. L’approche est plus scientifique. Harris préfère un ingénieur comme héros que des personnages plus romantiques et folkloriques tels des gladiateurs ou autres ? On est ici bien loin des images romanesques de cette cité recouverte de cendres, et on sent revivre une société bien plus réaliste. Le roman est parfaitement documenté et la société romaine devient parfaitement convaincante. Mais cet Empire romain décrit ici est aussi une vive allégorie des Etats-Unis d’Amérique : une population insouciante du monde qui l’entoure, des self-made men qui font la grandeur de la société et son arrogance (notamment le personnage d’Ampliatus, ancien esclave affranchi, des hommes d’affaires et promoteurs immobiliers sans scrupules, des notables corrompus, etc.
En utilisant comme héros de son roman un scientifique, Robert Harris met également bien avant l’aspect scientifique de la catastrophe. Il est d’ailleurs fait de nombreuses références à des romans de vulcanologie pour mieux expliquer les phénomènes précédant l’éruption et ceux qui suivent.
L’intrigue est parfaitement montée et le suspense prend admirablement. La fin du roman est évidemment connue de tous : Pompéi sera totalement détruite. Pourtant Harris réussit parfaitement à mettre en place un immense suspense qui s’intensifie sans cesse au fil des pages. En véritable thriller le récit prend la forme d’un immense compte à rebours sur deux avant l’éruption fatale du volcan. Les personnages sont bien développés même si certains sont un peu caricaturaux. Il est cependant dommage que Robert Harris fasse vivre à son héros Attilius une insipide histoire d’amour qui n’apporte absolument rien au roman.
Pompéi est un excellent et très intéressant roman historique plein de suspense et de rebondissement.
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Voir également :
- Enigma - Robert Harris (1995), présentation
- Imperium - Robert Harris (2006), présentation
14:51 Écrit par Marc dans Harris, Robert | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : robert harris, litterature britannique, pompei, vesuve, thrillers, antiquite, romans historiques, empire romain |
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Commentaires
Merci pour le temps que vous prenez à nous informer.
Voilà un +5 sur bloosterblog.com car vous le méritez amplement.
Bonne continuation.
Bien à vous,
Tinou.
Écrit par : Martine. | mercredi, 18 avril 2007
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