vendredi, 26 janvier 2007
Le jour des triffides (The Day of the Triffids) - John Wyndham - 1951
"Lorsqu'un jour que vous savez être un mercredi débute comme s'il s'agissait d'un dimanche, c'est que quelque chose ne tourne vraiment pas rond quelque part."
Bill Masen se réveille dans son lit d’hôpital après une semaine passée les yeux bandés. Il pense avoir raté le spectacle du siècle : une pluie d’éclats de comète qui a illuminé le ciel d’éclairs verdâtres durant toute la nuit passée. Mais Bill ressent quelque chose d’étrange ce matin. Il n’entend aucun bruit venant de l’extérieur sauf quelques cris isolés. D’ailleurs encore aucune infirmière n’est encore passée le voir. Au bout d’un certain temps Bill décide d’enlever lui-même ses bandeaux afin de voir ce qui se passe. Il sort de l’hôpital et se rend compte avec horreur que quelque chose de terrible est arrivé : la quasi-totalité de l’humanité est devenue aveugle au courant de la nuit. Lui-même n’a été sauvé de la cécité vraisemblablement que grâce à ses bandages. Le monde est tombé à l’arrêt. De petits groupes tentent de s’organiser pour survivre, mais repartir de zéro dans un monde détruit n’est pas toujours évident. De plus il existe un problème supplémentaire : de mystérieuses plantes capables de se déplacer apparues il y a quelques années et dénommés les triffides, semblent vouloir profiter de cette faiblesse humaine pour prendre le contrôle du monde.
Le jour des triffides (ou également publié sous le titre de La révolte des triffides ou Les triffides) est un roman culte de l’excellent auteur britannique John Wyndham encore trop peu connu en langue française. Véritable classique de la science-fiction Le jour des triffides est avant tout une oeuvre post-apocalyptique et horrifique. Les éléments de science-fiction (les plantes qui marchent et la comète aveuglante) ne font finalement qu'initier l'action principale du roman qui ne tient plus rien de la science-fiction. C'est au fait l'histoire du lendemain d'une immense catastrophe qui détruira la civilisation et des survivants à cette catastrophe. Mais John Wyndham réussit à donner une véritable profondeur philosophique et psychologique à ce récit catastrophe qui à priori semble asse banal. John Wyndham nous décrit parfaitement une humanité constamment à la recherche de plus de pouvoir jusqu'à la mener à sa propre destruction. Comme on dit: Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Et ce sont ces borgnes qui devront reconstruire cette société à partir de zéro, une bande d'anti-héros à l'image d'un Bill Masen quasi constamment impuissant face aux événements et qui d'ailleurs ne doit sa survie uniquement au fait d'avoir été hospitalisé suite à un bête accident. L'auteur nous relate tous les problèmes qui se poseront aux survivants: comment se rassembler et surtout comment s'accorder pour créer une société qui cette fois devra peut-être être un peu meilleure que celle qui vient de disparaître. Le titre annonce au lecteur que les triffides prendraient la relève des hommes, mais l'auteur nous laisse finalement dans le flou à ce niveau. Le lecteur ne saura finalement jamais si les survivants réussiront à s'en sortir face aux triffides, mais il ressent que cette menace sera dorénavant toujours présente et que ces deux espèces, hommes et triffides, devront un jour s'affronter. Le monde aura changé à jamais.
Un excellent roman post-apocalyptique, un chef-d'oeuvre de la science-fiction.
22:17 Écrit par Marc dans Wyndham, John | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : romans catastrophe, science-fiction, litterature britannique, john wyndham, horreur |
|
Facebook | |
Imprimer |






Commentaires
Écrit par : oggy | lundi, 10 mars 2008
Je pourrai aussi bien le lire en original (mais je suis paresseux...).
Écrit par : Francois | samedi, 04 octobre 2008
Toutefois la traduction française est tout à fait correcte.
Originalement traduite de l'anglais par Marcel Battin, elle a été révisée en 2004 par Sébastien Guillot pour les éditions Terres de Brume. Cette révision a permis de remettre le texte plus à jour.
Écrit par : Marc | samedi, 04 octobre 2008
Écrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.