mercredi, 03 janvier 2007
Le jour des fourmis – Bernard Werber - 1992

Elles sont un milliard de milliards. Nous les remarquons à peine, elles nous guettent pourtant depuis longtemps. Pour certaines, nous sommes des Dieux. Pour les autres, des êtres malfaisants. Avec une intelligence et une organisation prodigieuses qui n'ont rien à envier aux armées les plus redoutables, elles se préparent à une lutte sans merci. Qui seront les vrais maîtres de la terre ?
Alors qu’une croisade contre les Doigts (c’est ainsi que les fourmis dénomment les humains, ou du moins ce qu’ils en voient) dans la fourmilière une rébellion pro-Dieu commence à s’organiser. Pour certains les Doigts sont des êtres d’une puissance extrême, pour d’autres ce sont carrément des Dieux. Une courageuse fourmi va partir à la découverte du monde des Doigts et connaître milles aventures dans cette civilisation de géants.
Pendant ce temps, Laetitia Wells, journaliste et fille du scientifique Edmond Wells (présenté dans le premier tome), mène une enquête en collaboration avec le commissaire Méliès sur une série de meurtres étranges qui ont pour seul point commun un certain intérêt aux fourmis et une immense expression d’horreur au visage. Cette enquête les mènera petit à petit sur les traces d’un couple de bien mystérieux scientifiques.
Ce deuxième tome du Cycle des fourmis a plus ou moins les mêmes qualités et défauts que le premier : Les fourmis (1991) dont il est la suite, évidemment avec l’effet de surprise en moins. Vaut mieux commencer par le premier avant d’aborder celui-là.
Comme déjà précédemment le lecteur apprend énormément de choses sur les fourmis et les insectes en général et dérange fortement nos perceptions de la nature, notamment en remettant en cause notre place en ce monde. Mais cette suite se veut avant tout plus forte et plus directe, l’auteur l’ayant avant tout écrit parce qu’il avait l’impression que personne n’avait compris tous les sous-entendus du premier. C’était une manière de mettre les points sur les i. (propos de l’auteur). Plus tard l’auteur dira même qu’il était énervé de passer pour un spécialiste des fourmis, son propos étant de parler de l’humanité au travers d’yeux différents. Et Le jour des fourmis est particulièrement réussi dans ce sens-là en renforçant le côté philosophique du roman.
L’humour est omniprésent, un exemple en est la scène de l’attaque du bureau de poste qui est particulièrement réussie.
Le partie humaine du récit, même si elle est plus réussie que dans le tome précédent dans le sens où il y a bien plus de surprises, garde cependant les mêmes défauts que dans le tome précédent, càd. des personnages sans profondeur et un développement de l’intrigue un peu simpliste. De plus Werber donne à cette partie la forme d’un thriller plutôt maladroit.
Le jour des fourmis reste cependant, comme son précédent, un roman hors norme.
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Voir également :
- Les fourmis - Bernard Werber (1991), présentation
- Les Thanatonautes - Bernard Werber (1994), présentation
- La révolution des fourmis - Bernard Werber (1996), présentation
21:09 Écrit par Marc dans Werber, Bernard | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature francaise, bernard werber, le cycle des fourmis, les fourmis, science-fiction, thrillers |
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