vendredi, 12 mai 2006

L'île mystérieuse - Jules Verne - 1874

La Guerre de Sécession fait rage, le continent américain est meurtri. Cinq prisonniers, victimes de cette guerre, s’échappent de leur camp au moyen d’un ballon. Après un long voyage à travers les cieux l'ingénieur Cyrus Smith, le journaliste Gédéon Spilett, le marin Pencroff, le serviteur noir Nab et le jeune Harbert, accompagnés du chien Top atterrissent sur une île déserte au beau milieu de l’océan. Après avoir exploré cette mystérieuse île, ils s’y installent en colons et la baptisent Lincoln. Les cinq aventuriers appliquent toute leur science afin d’organiser leur vie sur cette île. Mais certaines ressources leur manquent afin de subvenir à leur besoins. Mais un jour ils retrouvent de mystérieuses traces indiquant une présence humaine. Plus tard quelqu’un, tout en restant caché, vient en aide aux cinq naufragés, en leur laissant des objets de première nécessité. Ils seront d’ailleurs souvent aidés par cette présence mystérieuse, qui s’avérera être nul autre que le Capitaine Nemo.

L’île mystérieuse
est l’un des plus célèbres romans de Jules Verne. Ce roman semble de plus être une suite directe du tout aussi célèbre Vingt mille lieues sous les mers.(1869), dans la mesure où l’on apprend ce qu’il advient du Capitaine Nemo. Mais les références ne s’arrêtent pas là, un sixième naufragé vient rejoindre les cinq premiers qui n’est autre que Ayrton, personnage issu des Enfants du Capitaine Grant (1868). Cependant personnellement je n’ai pas trop apprécié ce roman qui n’est finalement qu’une robinsonade de plus de la part de Jules Verne dans lequel il démontre à quel point des esprits ‘supérieurs’ arrivent à s’en sortir grâce à leur science et civilisation. La robinsonade est pour Jules Verne souvent un prétexte pour Jules Verne d’imaginer la création d’un monde idéal, une utopie créée à partir de rien. De plus il s’agît d’une initiation pour ces personnages à la vie et à reconnaître leurs limites. Car ce monde idéal a ses limites que les effets d’échelles ne peuvent que renforcer. De ce point de vue le roman est plutôt réussi. A la fin l’apparition du Capitaine Nemo et de son sous-marin le Nautilus est certes une réjouissance pour les fans des Voyages Extraordinaires, mais m’est apparu comme une fin un peu facile en expliquant tous les mystères que par la présence de ce puissant personnage qui arrive un peu par surprise… une sorte de deus ex machina.

Donc L’île mystérieuse est certes un très beau roman de Jules Verne, intéressant en de nombreux points, mais qui m’a cependant un peu déçu.

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Voir également:
- Voyage au centre de la Terre - Jules Verne (1864), présentation et extrait

- Les forceurs de blocus - Jules Verne (1865), présentation
- Les enfants du Capitaine Grant - Jules Verne (1868), présentation
- Vingt mille lieues sous les mers - Jules Verne (1869), présentation
- Une ville flottante - Jules Verne (1871), présentation et extrait
- Le Tour du monde en Quatre-vingts jours - Jules Verne (1872), présentation et extrait
- Les Indes noires - Jules Verne (1877), présentation
- Les Tribulations d'un Chinois en Chine - Jules Verne (1879), présentation et extrait
- Les 500 millions de la Bégum - Jules Verne (1879), présentation et extrait
-
Kéraban-le-Têtu - Jules Verne (1883), présentation et extrait
- Robur le Conquérant - Jules Verne (1885), présentation
- Le Château des Carpathes - Jules Verne (1889), présentation
L'île à hélice - Jules Verne (1895), présentation et extrait
- Le village aérien - Jules Verne (1901), présentation et extrait
- Maître du monde - Jules Verne (1904), présentation et extrait

Commentaires

donner un titre à un com? j'aime beaucoup ce livre. jules verne est vraiment un excellent écrivain et heureusement très prolifique.

Écrit par : nico | vendredi, 02 juin 2006

J'ai lu ce roman quand j'étais vraiment jeune (-10 ans) et j'en garde un exellent souvenir. Un de ces rare roman qui vous font naitre en vous l'envie de lire.

Écrit par : Charles | mercredi, 13 juin 2007

L'ile mystérieuse est plus qu'une robinsonade. Ce livre est truffé de choses cachées. Par exemple Cyrus Smith -Ymsu Christ -> Jesus Christ.

Ou encore de nombreux jeux de mirroir comme celui ci

Il prit le livre sacré, et allait l’ouvrir, quand Pencroff, l’arrêtant, lui dit :
« Monsieur Cyrus, je suis superstitieux. Ouvrez au hasard, et lisez-nous le premier verset qui tombera sous vos yeux. Nous verrons s’il s’applique à notre situation. »
Cyrus Smith sourit à la réflexion du marin, et, se rendant à son désir, il ouvrit l’évangile précisément à un endroit où un signet en séparait les pages.
Soudain, ses regards furent arrêtés par une croix rouge, qui, faite au crayon, était placée devant le verset 8 du chapitre VII de l’évangile de saint Mathieu.
Et il lut ce verset, ainsi conçu :
Quiconque demande reçoit, et qui cherche trouve.

Or quand on prend le Livre partie I, Chapitre VII verset 8 on a

Chapitre VII
Nab n’est pas encore de retour. — Les réflexions du reporter. — Le souper. — Une mauvaise nuit qui se prépare. — La tempête est effroyable. — On part dans la nuit. — Lutte contre la pluie et le vent. — À huit mille du premier campement.

A huit mille du premier campement. On peut noter que le 8 apparait ici. Et que ce passe-t-il justement à la fin de ce verset?

Cinq minutes après avoir quitté la grève, le reporter et ses compagnons arrivaient devant une sorte d’excavation creusée au revers d’une haute dune. Là, Top s’arrêta et jeta un aboiement clair. Spilett, Harbert et Pencroff pénétrèrent dans cette grotte.
Nab était là, agenouillé près d’un corps étendu sur un lit d’herbes...
Ce corps était celui de l’ingénieur Cyrus Smith.

Ce qui nous renvoie à la citation de l'évangile qu'ils lisent "Quiconque demande reçoit, et qui cherche trouve."

En plus vous faites un contresens complet sur l'idée principale de Verne. Le livre ne montre pas des "esprits ‘supérieurs’ arrivent à s’en sortir grâce à leur science et civilisation". Au contraire bien souvent ces 'esprits supérieurs' sont pris en défaut et ne sont sauvé que par l'aide du capitaine nemo ou l'intervention de la providence. Ainsi comme clairement montré à la fin.

Et je cite Verne "Ce jour-là, 18 mars, il ne leur restait plus de conserves que pour deux jours, bien qu’ils n’eussent consommé que le strict nécessaire. Toute leur science, toute leur intelligence ne pouvait rien dans cette situation. Ils étaient uniquement entre les mains de Dieu."

Écrit par : Truhania | mardi, 06 octobre 2009

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