jeudi, 17 novembre 2005
Soie (Seta) - Alessandro Baricco - 1996
Vers 1860 dans la région de Lyon, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour ese voit contraint d'effectuer une expédition "jusqu'au bout du monde" pour acheter des oeufs sains. En ces temps-là, le bout du monde est un Japon qui sort à peine de son isolationisme. Et c'est au Japon que la vie du héros prend un tour nouveau en rencontrant une femme mystérieuse. C'est le choc de deux mondes, une histoire d'amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d'une voix, la sacralisation d'un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable.
A la base, Alessandro Baricco, à créé ce récit pour être lu à voix haute devant un public au théâtre. On comprend dès lors le soin apporté par cet ancien musicologue au choix des mots qu'ils utilise et au rythme qu'il donne au récit.
Ce très bref roman, proche du conte, est un récit émouvant de par son histoire mais aussi de par son type de nartration. Poétique, lyrique, beau et pur à la fois, ce récit est absolument à découvrir.
Voir également:
- Alessandro Baricco - bibliographie et note biographique
- Novecento, pianiste (Novecento) - Alessandro Barrico (1994), présentation
- Novecento, pianiste (Novecento) - Alessandro Barrico (1994), extrait
- Sans sang (Senza Sangue) - Alessandro Baricco (2002), présentation
15:27 Écrit par Marc dans Baricco, Alessandro | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : alessandro baricco, japon, litterature italienne, contes |
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Commentaires
On joue cette pièce actuellement au théâtre à Charleroi (jusqu'au 3/12)
Écrit par : pivrose | samedi, 19 novembre 2005
Peut être qu'à voix haute ça donnerait mieux c'est vrai...
Écrit par : magou | mardi, 24 octobre 2006
Écrit par : amelie | mercredi, 06 février 2008
L'histoire, en elle même, est simple, mais le style de l'auteur, à base de répétitions, souligne les surprises.
Mis à part le fait qu'à chacun des 4 voyages, le lac Baïkal change de nom, ce n'est pas un récit de voyage.
Mais après nous avoir "endormis" avec la répétition que sa femme a une très jolie voix et de très beaux cheveux (on se demande pourquoi il ne parle que de ça ?), il nous rappelle que les gens que nous côtoyons tous les jours ont une profondeur insoupçonnée, que nous ne savons rien de leurs pensées, de leurs pulsions ni de leurs fantasmes.
Un très beau livre d'amour.
Écrit par : Nico16 | vendredi, 04 décembre 2009
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