jeudi, 13 octobre 2005
Bruges-La-Morte - Georges Rodenbach - 1892
Depuis la mort de sa femme, Hugues Viane s'est installé à Bruges, religieuse et mortuaire, une ville qui correspond à sa morosité, au calme et à la foi fervente auxquels il aspire. Tous les effets de la morte ont été soigneusement gardés, y compris sa belle chevelure, conservée comme une relique en châsse dans le salon. Jusqu'au jour où il rencontre la même chevelure dans la rue, la copie conforme de sa femme, en une femme actrice de théâtre. Hugues Viane, tentant de retrouver en l'actrice le souvenir de celle qu'il a perdue, devient son amant. La ville austère lui reproche sa liaison. Hugues Viane va petit à petit tomber dans le désespoir.
L'amour pour une morte dans une ville morte, tel se résume ce roman se déroulant fin de XIXe siècle à Bruges, où les beffrois se reflètent dans les canaux, au milieu des cygnes voguant dans une lumière incertaine, où la vie demeure confinée à l’intérieur de hautes demeures, derrière des vitres aux rideaux de tulle, ville abandonnée avant d'être redécouverte, un peu grâce à ce roman.
Bruges-la-morte est le roman le plus célèbre de Georges Rodenbach.
Voir également:
- Georges Rodenbach - site auteur
- Les vies encloses - Georges Rodenbach (1896), présentation
- Le Carillonneur - Georges Rodenbach (1897), présentation
18:16 Écrit par Marc dans Critiques littéraires, Rodenbach, Georges | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : georges rodenbach, bruges, litterature belge |
|
Facebook | |
Imprimer |






Écrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.