mardi, 04 octobre 2005

La mort vue par Maurice Maeterlinck

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La vie et la mort se confondent, les vivants et les morts ne sont que des moments à peine différents d'une existence unique et infinie et ne forment qu'une même famille.
Maurice Maeterlinck, Les débris de la guerre, 1916


Le message de Maurice Maeterlinck dans ses oeuvres est clair: Il n'y a pas de mort. Dans l'Oiseau Bleu, Maurice Maeterlinck l'annonce dans le Septième Tableau qui se déroule au cimetière:

Mytyl: Où sont-ils les morts?...
Tyltyl: Il n'y a pas de morts...


La mort et la menace des morts est un complet malentendu.

Cette croyance, défendue par Maeterlinck se rattache aux conceptions fondamentales de la philosophie romantique de la Nature. La continuité qui règne entre les êtres qui constituent l'univers vivant implique que la mort ne soit que le transfert de l'être à l'intérieur de l'âme du monde.

La mort transfère l'esprit en quelque autre lieu dans la grande association, le réveille quelque part ailleurs.
Novalis

Dans "Devant Dieu", Maeterlinck déclare que la mort ne serait qu'une "invention de l'Homme". Vie et mort ne sont que des étapes dans la vie continue de l'âme du monde.

Voir également:

Commentaires

Un très beau "lied" Et s'il revenait un jour, que faut-il lui dire?
Dites-lui qu'on l'attendit jusqu'à s'en mourir.
Et s'il m'interroge encore sans me reconnaître?
Parlez-lui comme une soeur. Il souffre peut-être.
Et s'il demande où vous êtes, que faut-il répondre?
Donnez-lui mon anneau d'or, sans rien lui répondre.
Et s'il veut savoir pourquoi la salle est déserte?
Montrez-lui la lampe éteinte et la porte ouverte.
Et s'il m'interroge alors sur la dernière heure?
Dites-lui que j'ai souri de peur qu'il ne pleure!

Écrit par : Pivoine | mardi, 04 octobre 2005

très beau, en effet... J'ai à faire à un connaisseur, j'apprécie.

Personellement je connais plus les pièces de théatre de Maeterlinck.

Écrit par : Marc | mardi, 04 octobre 2005

;-) A mes yeux, il n'y a pas un moment de cafard ou de tristesse que la littérature, ou l'histoire, ou l'art ou l'évocation de telle ou telle personnalité n'ait fait passer... Je vis là-dedans depuis... Euh... 30 ans ?

Écrit par : Pivoine | mardi, 04 octobre 2005

Il y a eu à Gand, un concentré de talents littéraires... Verharen, Maurice Maeterlinck, Charles Van Lerberghe, découvrez Charles Van Lerberght: la Chanson d'Eve, Entrevisions... C'est superbe. J'avais noté avec amusement, qu'ils avaient fait toutes leurs études au collègue de Jésuites de Sainte-Barbe, de Gand, (c'est là que Gérard Mortier a fait également ses études, l'actuel directeur de l'opéra de Paris-Bastille), et d'autres Belges artistes mais nettement moins célèbres! (Enfin, j'en ai connu au moins un qui portait en lui cette filiation mystérieuse, alliant les brumes de la Flandre, de la Lys, les pierres gantoises, les canaux, la pauvreté du "Paterzol", et les vieux hôtels de maître où se cachaient bien des secrets de famille... (Un vrai Malpertuis...)

Écrit par : Pivoine | jeudi, 06 octobre 2005

Les géants de littérature de Gand Effecivement, Gand a été un réel berceau de littérature belge. Je ne connais Lerberghe hélas que de nom.

Écrit par : Marc | vendredi, 07 octobre 2005

poésie" belge" A découvrir avec autant d'empressement le poète Max Elskamp ainsi que Georges Rodenbach !
Vive la poésie

Écrit par : bousquet | vendredi, 26 janvier 2007

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