mardi, 04 octobre 2005
La mort du roi Tsongor - Laurent Gaudé - 2002
Laurent Gaudé (Prix Goncourt 2004 pour Le Soleil de Scorta) nous relate ici la tragédie d'un royaume imaginaire dans l'Afrique ancestrale, voué à sa perte. Il s’agit d’une superbe fresque qui tient à la fois de la tragédie antique et du récit épique décrivant les douleurs d'une famille royale suite à la mort inattendue du roi, leur père le roi Tsongor.
Massaba est en fête : Samilia, la fille du puissant roi Tsongor se marie le lendemain. Promise à Kouame, le prince des terres de sel, Tsongor s’apprête à recevoir les ambassadeurs du futur époux. C’est sans compter avec un autre prétendant à laquelle Samilia s’est promise quand elle était enfant, Sango Kérim. Celui-ci s’était volontairement éloigné du royaume de Tsongor et revient la veille du mariage pour obtenir la fille du Roi en mariage.
Ne voulant pas refuser le prince des terres de sel, ni rompre une promesse faite par sa fille en refusant Sango Kérim, le roi Tsongor préfère mourir. Il sait en effet qu'une geurre va éclater, à laquelle il n'a pas de solution.
Juste avant sa mort, Tsongor charge Souba, son plus jeune fils, d’ériger à travers tout le royaume sept tombeaux à l’image de ce que fut son être à la fois vénéré et haïssable.
Puis la guerre éclate, c'est Troie assiégée. La bataille va durer à n'en plus finir, jusqu'à ce que chacuns des héros apprenne à connaître la défaite.
Si l'histoire est censée se dérouler au coeur de l'Afrique, on a plus l'impression d'avoir à faire à une tragédie de l'Antiquité, avec ses héros et leurs actes de bravoures. Le roman est écrit avec grande force, exotisme, mais une écriture simple et dépouillée.
21:46 Écrit par Marc dans Gaudé, Laurent | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : afrique, laurent gaude, litterature francaise |
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Commentaires
Écrit par : bérangère | mardi, 13 décembre 2005
Bien sur il est bien ficelé, les articulations du texte sont logique et plutôt bien amenées, cependant il m'a manqué ce petit je ne sais quoi qui, dans les tragédies, nous plonge dans un tourbillon desespéré nous amenant inévitablement au therme du spectacle, à l'apothéose finale; la mort.
Je n'ai pas ressenti la même puissance que lors de ma lecture d' Antigone de Jean Anouihl, cela vient peut-être du fait que le thème tragique n'est pas tout a fait respecté.
Au final c'est un bon bouquin, mais pas de quoi grimper aux rideaux selon moi...
Écrit par : Brian | dimanche, 22 octobre 2006
Écrit par : guillaume | vendredi, 08 décembre 2006
horriblement genial
Écrit par : paul | vendredi, 08 décembre 2006
Écrit par : fanny | dimanche, 13 janvier 2008
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